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La Légende de la lanterne rouge (chinois simplifié : 红灯记 ; pinyin : hóng dēng jì) est une des huit pièces modèles, les seuls opéras et ballets autorisés durant la Révolution culturelle en Chine. La version officielle est celle de l'opéra de Pékin. Elle a également été adaptée en cantate pour voix et piano par le compositeur Yin Chengzong (en).

Selon Lu Xing, professeur dans le département de Communications à l'Université DePaul, tous les opéras modèles sont imprégnés de haine dirigée en particulier vers les « classes ennemies », qui sont présentées comme cruelles, oppressives et maléfiques[1].

La pièce est basée sur un film intitulé Il y aura des adeptes (自有后来人) réalisé en 1963, lui-même inspiré d'un roman intitulé Il y aura des adeptes à la Révolution (革命自有后来人) par Qian Daoyuan (钱道源) publié la première fois en 1958. Le roman est à son tour basé sur une histoire vraie d'agents secrets communistes travaillant à la station ferroviaire de Huicui (辉崔) à Hulin et qui combattent les envahisseurs japonais durant la seconde guerre sino-japonaise.

RésuméModifier

La pièce se concentre sur les exploits des activités secrètes communistes durant l'occupation japonaise en 1939, bien que l'histoire soit située dans les années 1920.

Lorsque Li Yuhe, un travailleur de chemin de fer qui est engagé dans des activités clandestines, est enlevé par des agents spéciaux et que la grand-mère Li a le pressentiment d'être arrêtée, cette dernière dit au protagoniste, Li Tiemei, la vérité sur sa famille. Elle lui raconte comment ses parents ont sacrifié leur vie pour la cause révolutionnaire. Li Yuhe endosse le rôle de martyr. Après avoir entendu l'histoire héroïque de sa famille, Li Tiemei est déterminé à suivre l'exemple de son père et rejoint la révolution jusqu'à la fin[1].

Les trois jeunes femmes présentes dans la pièce expriment une colère et une haine extrêmes pour leurs ennemis, selon l'analyse de Lu Xing. Ces sentiments sont renforcés par une détermination féroce de rejoindre les forces révolutionnaires. Ces émotions sont intensifiées au cours de l'opéra puisque les musiques et les chants deviennent de plus en plus passionnés[1].

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) Lu, Xing, Rhetoric of the Chinese Cultural Revolution, University of South California Press, , p. 143–150.