La Figure jaune

nouvelle policière d'Arthur Conan Doyle

La Figure jaune, aussi traduite La Face jaune et Le Visage jaune[1] (The Adventure of the Yellow Face en version originale), est l'une des cinquante-six nouvelles d'Arthur Conan Doyle mettant en scène le détective Sherlock Holmes. Elle est parue pour la première fois dans la revue britannique Strand Magazine en février 1893, avant d'être regroupée avec d'autres nouvelles dans le recueil Les Mémoires de Sherlock Holmes (The Memoirs of Sherlock Holmes).

La Figure jaune
Image illustrative de l’article La Figure jaune
Illustration de Sidney Paget (1893)
Publication
Auteur Arthur Conan Doyle
Titre d'origine
The Adventure of the Yellow Face
Langue Anglais
Parution Février 1893,
Strand Magazine (mensuel)
Recueil
Intrigue
Personnages Sherlock Holmes
Docteur Watson
Grant Munro (client)
Effie Munro
Nouvelle précédente/suivante

RésuméModifier

M. Grant Munro, homme d'affaires habitant Norbury, est désespéré par le comportement très étrange de sa femme Effie. Après lui avoir demandé 100 livres, elle se lève en pleine nuit pour se rendre chez des voisins nouvellement installés. Il est d'autant plus intrigué qu'il a aperçu quelques jours auparavant un visage jaune en train de l'épier par une fenêtre de la maison des nouveaux voisins. Sa femme ne voulant pas s'expliquer dans l'immédiat, Grant Munro décide de demander conseil à Sherlock Holmes. Le célèbre détective, en mal d'enquêtes intéressantes, va se rendre sur place avec son ami le docteur Watson.

CommentairesModifier

Il s'agit d'une des rares affaires où le pronostic de Sherlock Holmes s'avère erroné, comme le docteur Watson le souligne au début de l'histoire. En effet, Holmes déroge à son principe de ne pas bâtir d'hypothèse allant plus loin que les simples faits, et s'en voit puni. Mis face à son erreur, le détective fait preuve d'humilité en déclarant à son ami :

"Watson, si jamais vous vous apercevez que j’ai trop confiance en moi-même ou que je ne donne pas à une affaire tous les soins qu’elle mérite, soyez assez bon pour me glisser à l’oreille « Norbury », et je vous en serai infiniment reconnaissant."

Cette nouvelle présente un intérêt historique car elle aborde de manière positive le métissage, à une époque restant très fortement coloniale. Alors qu'Effie redoute que la fille issue de sa première union avec un homme noir ne soit rejetée par son second mari, celui-ci l'accepte finalement sans difficulté, en ironisant « Je ne suis pas un saint, Effie, mais je suis peut-être meilleur que vous ne le croyez ! ». Watson, narrateur de l'histoire, qualifie ce comportement comme étant de ceux « qu'on n'oublie pas ».

Livre audio en françaisModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon la traduction d’Éric Wittersheim dans l'édition bilingue des aventures de Sherlock Holmes, Éditions Omnibus

Voir aussiModifier

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