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L'Élève (nouvelle)

livre de Henry James

L'Élève
Publication
Auteur Henry James
Titre d'origine
The Pupil
Langue Anglais
Parution Longman's Magazine en mars/avril 1891
Repris en volume chez Macmillan and Co., Londres, New York, 1892
Intrigue
Genre Nouvelle

L'Élève (The Pupil ) est une nouvelle d'Henry James, parue d'abord dans Longman's Magazine en mars/avril 1891, et repris en volume l'année suivante chez Macmillan, à Londres et New York.

L'une des plus célèbres nouvelles de l'auteur, L'Élève, met en lumière la formation de la conscience chez un enfant doué.

Sommaire

RésuméModifier

Fraîchement promu d'Oxford, mais d'origine modeste, Pemberton se cherche un emploi qui lui permettrait de mettre son bagage universitaire à profit. C'est ainsi qu'il devient précepteur de Morgan Moreen, un garçon d'à peine onze ans doué d'un très vive intelligence, membre d'une sympathique famille américaine qui parcourt l'Europe depuis des années en quête de beaux mariages et d'occasions d'affaires. Pemberton se laisse un temps abusé par le grand train que mènent ces « riches » étrangers, sans comprendre qu'ils laissent toujours dans leur sillage des frais et des factures d'hôtel en souffrance. Dans les faits ruinés, les Moreen affichent néanmoins, jour après jour, une aisance qui n'abuse pas toujours la bonne société qu'ils recherchent âprement. Ils doivent donc plier bagages en vitesse pour tenter leur chance ailleurs, dans une perpétuelle fuite en avant.

Le père et la mère Moreen affichent un cynisme à peine visible sous le vernis de leur constante amabilité. Ils observent également une attitude condescendante envers leur fils, Morgan, croyant ainsi lui masquer ce que le jeune garçon a pourtant compris depuis longtemps. La faible constitution de l'enfant est en effet contrebalancée chez lui par une vive conscience de la situation. Or, passive et silencieuse, la désapprobation morale de Morgan est d'autant plus troublante et insupportable pour ses parents qu'ils ont acquis la certitude de leurs droits à se complaire dans leur duplicité. Bientôt, le précepteur inexpérimenté constate que les Moreen, qui remettent toujours au lendemain les questions d'argent, tablent, sans jamais le lui avouer, sur son attachement envers son jeune élève pour éviter de lui verser ses gages. Et la situation s'envenime. Las de ce gamin qui les condamne en silence, ils espèrent même se décharger sur les épaules du précepteur de cet enfant qu'ils ne peuvent souffrir.

Traductions françaisesModifier

  • L'Élève, trad. de Denyse Clairouin, Paris, Stock, Delamain et Boutelleau, coll. Le Cabinet cosmopolite no 34, 1929
  • L'Élève, trad. de Pierre Leyris, Lausanne, Mermod, coll. Le Bouquet no 65, 1958 ; réédition dans L'Élève : et autres nouvelles, Paris, 10/18 no 147, 1983
  • L'Élève, trad. de Fabrice Hugot, Paris, Critérion, 1992 ; réédition, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points. Roman no 641, 1994
  • L'Élève, trad. de Jean Pavans, dans Nouvelles complètes, tome III, Paris, Éditions de la Différence, 2008
  • L'Élève, trad. de François Piquet, Paris, dans Nouvelles complètes, tome III, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2011

Adaptation cinématographiqueModifier

RéférencesModifier

  • Tales of Henry James: The Texts of the Tales, the Author on His Craft, Criticism sous la direction de Christof Wegelin et Henry Wonham (New York: W.W. Norton & Company, 2003) (ISBN 0-393-97710-2)
  • The Tales of Henry James par Edward Wagenknecht (New York: Frederick Ungar Publishing Co., 1984) (ISBN 0-8044-2957-X)

Lien externeModifier