Johannes Torrentius

peintre néerlandais
Johannes Torrentius
Johan Torrentius, 1589-1644 - Nationalmuseum - 31924.tif
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Johannes Symoonisz. van der BeeckVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Johannes TorrentiusVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail

Johannes Symonsz (Jan) van der Beeck, né en 1589 à Amsterdam et mort le à Amsterdam, mieux connu sous le nom de Johannes Torrentius, est un peintre néerlandais.

BiographieModifier

Soupçonné d'être membre des Rose-Croix, il est arrêté, torturé et condamné en 1627 à 20 ans d'emprisonnement. Le roi Charles Ier d'Angleterre qui admirait ses œuvres intervint en sa faveur et obtint sa relaxe après deux années de prison. Torrentius resta 12 ans en Angleterre comme peintre de la Cour (mais où il peignit très peu), puis en 1642 retourna clandestinement à Amsterdam, où il mourut deux ans plus tard dans la misère.

 
Nature morte avec bride, par Torrentius, 1614

Son tableau le plus célèbre (et a priori le seul à lui avoir survécu par miracle après la destruction de toute sa production hollandaise sur ordre de la justice après sa condamnation pour hérésie et immoralité), Nature morte avec bride et mors, conservé au Rijksmuseum d'Amsterdam, a donné son titre à un recueil d'essais sur la Hollande du XVIIe siècle du poète polonais Zbigniew Herbert (réédition Le Bruit du temps, 2012).

Il connaissait personnellement Jeronimus Cornelisz, un apothicaire frison devenu négociant pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), connu pour avoir été en l'instigateur d'une des mutineries les plus sanglantes de l'histoire, à bord du navire Batavia et après son naufrage dans les Houtman Abrolhos, archipel corallien au large de l'Australie, le bourreau de son équipage et de ses passagers[1].

Dans la culture populaireModifier

  • Le peintre a fait l'objet d'un roman, Torrentius, écrit par Colin Thibert et paru en 2019 aux Éditions Héloïse d'Ormesson[2].
  • Le roman de Mike Dash, L'Archipel des hérétiques (Jean-Claude Lattès, 2002), raconte le naufrage du Batavia et le drame vécu par son équipage à cause de Jeronimus Cornelisz, influencé par les vues de Torrentius.

Notes et référencesModifier

  1. Simon Leys, Les Naufragés du Batavia, Points (ISBN 2020654350), p.53
  2. Colin Thibert, Torrentius : roman, Paris, Éditions Héloïse d'Ormesson, , 128 p. (ISBN 978-2-35087-537-8)

Liens externesModifier