Jean François Sylvestre Denis de Trobriand

officier de Marine français du 18e siècle

Jean François Sylvestre Denis
Comte de Trobriand
Naissance
au Cosquérou (Finistère)
Décès (à 33 ans)
à Saint-Domingue
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade capitaine de frégate (1797)
Années de service 1780-1799
Commandement La Recherche
Conflits Guerre d’indépendance des États-Unis
Faits d'armes Expédition d'Entrecasteaux (1791-1794)
Hommages Les Îles Trobriand furent nommées en son honneur

Jean François Sylvestre Denis, comte de Trobriand né au Cosquérou (Finistère) le et décédé le à Saint-Domingue, est un officier de marine et navigateur français du XVIIIe siècle. Il se distingue lors de l'expédition d'Entrecasteaux (1791-1794).

BiographieModifier

Origines et jeunesseModifier

Issu d'une famille aristocratique bretonne, Jean François Sylvestre Denis de Trobriand est le fils de Jean François Sylvestre Denis, comte de Trobriand (1729-1816) et Elisabeth Emmanuelle Drouet de La Villehaye,.

Page du comte d’Artois en 1778, il entre dans la Marine royale et devint garde-marine en 1780. Il sert sous ordres de Bougainville et prend part à la guerre d’indépendance des États-Unis.

À la recherche de Monsieur de LapérouseModifier

Le , il embarque comme premier lieutenant sur L'Espérance, sous les ordres de Huon de Kermadec, un des vaisseaux de l’expédition menée par le contre-amiral d'Entrecasteaux, commandant La Recherche, pour retrouver les traces de l’expédition de La Pérouse. Les deux navires passent le cap de Bonne-Espérance, reconnaissent l’île Amsterdam et gagnent la côte sud de l’Australie-Occidentale. Ils explorent alors la Terre de Van Diemen, puis la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides, les îles Salomon et les îles de l'Amirauté avant de faire une escale de repos de cinq semaines à Amboine aux îles Moluques, en . L’expédition se dirige alors à nouveau vers l’Australie, fait escale aux îles Tonga et revient en Nouvelle-Calédonie où Jean-Michel Huon de Kermadec meurt d’épuisement le . L’expédition prend alors la route du retour et, le , reconnaît une grande île de la Louisiade qui reçoit le nom de Trobriand et sa pointe la plus au nord celui de cap Denis.

Le , au large des côtes de l’île de Java, d'Entrecasteaux décède également et Trobriand, à la suite de dissensions entre partisans de la Révolution et royalistes qui amènent à des tensions au sein du personnel de l’expédition, prend, sous les ordres du nouveau chef d’expédition, d’Auribeau, lui-même très malade, le commandement de la frégate La Recherche. Le , ignorant l’état de guerre entre la Hollande et la France, il fait escale à Surabaya et est détenu pendant quelques jours. Libéré le 25 octobre avec l’autorisation de mouiller à Surabaya, il doit finalement, le , avec l’ensemble des marins de l’expédition, se rendre aux Hollandais qui confisquent les deux navires. Une partie des équipages, fidèle à la Révolution, gagne l’Île-de-France, à bord du Scagen le pour être échangée contre des prisonniers hollandais. La Recherche et L'Espérance sont vendues aux enchères le et démantelées. La partie des équipages fidèle au roi quittent Batavia (Indes néerlandaises), le , à bord du Dordrecht avec le grand convoi annuel en route vers les Pays-Bas. Jean Joseph Sylvestre Denis de Trobriand fait partie de ce contingent qui se réfugie en Hollande où il épouse Agathe du Parc de Locmaria. Son fils Adolphe de Trobriand (1800-1874) qui fut un temps le plus jeune capitaine de l'armée française fut blessé lors de la prise d'Alger. Fervent légitimiste, il refusa de prêter serment en 1830 et quitta l'armée pour retourner sur ces terres et se consacrer notamment à la peinture[1] et à la poésie.

Retour en FranceModifier

Rentré en France en 1797, il est réintégré dans la marine et promu capitaine de frégate. Il reçoit alors le commandement de La Vestale, et part pour Saint-Domingue. C’est là qu’il meurt le , vraisemblablement empoisonné[2] sur l’ordre de Toussaint Louverture.

Honneurs et postéritéModifier

Notes et référencesModifier

  1. Chateaubriand dans sa correspondance datée de 1832 avec Adolphe de Trobriand mentionne les portraits que ce dernier fit de sa sœur Madame de Marigny et de sa nièce
  2. Jurien de la Gravière[réf. non conforme]

Articles connexesModifier

Sources et bibliographieModifier