Jean-François Wincqz

architecte belge

Jean-François Wincqz
Image illustrative de l'article Jean-François Wincqz
Église Saint-Pierre d'Uccle
Présentation
Naissance
Soignies, Hainaut
Décès
Bruxelles
Nationalité Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Mouvement Architecture néo-classique
Activités Architecte - enseignant
Diplôme Architecte
Formation Gand, Paris
Œuvre
Réalisations Eglises de Grand-Leez
Slenaken...
Distinctions Académie royale d'architecture
Entourage familial
Père Grégoire Joseph Wincqz
Mère Marie Catherine Staumont
Compléments
Filleul de Jean-Joseph Bottemanne

Jean-François Joseph Wincqz, architecte de la cour de Charles de Lorraine, professeur d'architecture, né à Soignies en 1743, décédé à Bruxelles, le [1].

BiographieModifier

 
Église de Grand-Leez

Jean-François Joseph Wincqz nait à Soignies, le de Grégoire Wincqz (1708-1794)[2], maître de carrière, et de Marie Catherine Staumont (1716-1790).

Au printemps 1784, alors âgé de 40 ans, il épouse Norbertine Lorent de Fontaine-l'Évêque, elle décédera l'année suivante, le [1].

CarrièreModifier

 
Église de Slenaken

Très jeune, Jean-François Joseph se destine à la carrière d'architecte. En 1762, son père Grégoire Wincqz l'inscrit dans l'établissement qui deviendra l'académie des beaux arts de Gand et qui, à son arrivée, n'est qu'une école de dessin[1]. En 1767, alors âgé de 24 ans, il se rend à Paris, au Louvre pour y parachever sa formation "sous la direction du célèbre professeur Jacques-François Blondel", architecte du Roi Louis XV et par la suite, à l'Académie de Paris[3]. "Pendant son séjour dans cette grande Ville, le jeune Wincqz, d'un caractère aimable, franc, jovial et d'une physionomie ouverte, riante, agréable, se concilia l'affection de tous, et on ne le désignait que sous le nom de beau Flamand."[4]

Vers 1774, de retour en Belgique, il s'installe à Bruxelles. Sa réputation ira grandissante et, par lettre patente datée du , il se voit confier la charge d'architecte par l'archiduc Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichien. En 1784, on lui confie l'Académie bruxelloise d'architecture.

Jean-François Wincqz était Franc-Maçon et faisait partie de la loge des "Vrais Amis de l'Union"[1].

Nous avons conservé de nombreux édifices réalisés selon ses plans. Comme l'église Saint-Pierre d'Uccle (1782) ou encore les églises de Grand-Leez (1776), de Neufchâteau-lez-Visé (1789) de Slenaken (1790) etc. Il réalisera également les plans de la tour de l'église de l'ancienne abbaye de Cambron. De nombreux plans sont conservés aux archives nationales du royaume. Jusqu'à la révolution française, il fera partie de la Noble-Garde des archers des archiducs Albert-Casimir et Marie-Christine[4] (prestation de serment le ).

On conserve à Soignies deux portraits, peints sur toile, de cet artiste[4].

Réalisations[1]Modifier

 
Tour de l'abbatiale de Cambron
édifiée en 1775-1780 par Jean-François Wincqz

L'œuvre de Jean-François Wincqz se situe dans le courant de l'architecture néoclassique. Son art a néanmoins gardé quelques influences baroques.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Jean-Louis Van Belle, "Une dynastie de bâtisseurs, les Wincqz", éditions CIACO, 1990, (ISBN 2-87085-237-1)
  2. Il est inhumé au Vieux cimetière de Soignies (22e station du chemin de croix).
  3. Théophile Lejeune, Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Soignies in Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, Concours, 1868-1869
  4. a b et c ibidem