Jacques de Simiane

homme de guerre français dans le 17e siècle ( † 1660)

Jacques de Simiane[1],[2],[3],[4],[5],[6], comte d’Evennes, écrit quelquefois « de Simianne[7],[8] » (mort en 1660), est un militaire, membre de la famille de Simiane[9],[10],[11], qui fut maréchal de camp en , puis lieutenant-général des armées du roi en .

Charles de Simianne
Biographie
Décès
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MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Grade militaire
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BiographieModifier

De l’armée du duc de Guise aux armées du roi de FranceModifier

Il prit les armes en 1615, dans le régiment de Normandie, avant de prendre quatre ans plus tard le parti du duc de Guise, dont l’armée n’engagea aucune campagne. Il rejoignit alors les armées du roi Louis XIII à la bataille des Ponts-de-Cé en 1620, avant de faire les sièges de Clairac et de Montauban en 1621, puis de Saint-Antonin en 1622. Il y reçut sa première blessure.

Guerres de religionModifier

En LanguedocModifier

Il servit dans l’armée du maréchal de Thémines pour combattre les Huguenots du Languedoc en 1625. Défait à Montbrun, le , il fit tomber ensuite quelques châteaux connus pour être des bastions huguenots, et batailla leurs troupes dans quelques escarmouches, au cours desquelles il fut blessé à deux reprises.

La RochelleModifier

On le retrouve à La Rochelle, d’abord comme artisan de sa soumission en 1626, puis, deux ans plus tard en , sous le commandement d’un régiment des gardes Françaises, pour y terminer le siège.

Lieutenant colonel du régiment des gardes françaisesModifier

Il prit la lieutenance colonelle du régiment des Gardes françaises à la tête de laquelle il soutint le siège Ayres, d’avril à .

Maréchal de camp puis lieutenant-général des armées du roiModifier

On lui confia à la fin de sa carrière les plus hautes fonctions militaires : maréchal de camp par brevet du , puis lieutenant-général des armées du roi en .

Fin de vieModifier

Il conserva la lieutenance colonelle du régiment des gardes jusqu’au et mourut en 1660[7].

Notes et référencesModifier

  1. Guillaume de Vauldoncourt, Journal des sciences militaires des armees de terre et de mer, publie avec l'approbation des ministres de la guerre et de la marine, 1850, page 34.
  2. Les Lieutenans généraux des armées du Roi, depuis la création de cette Charge en 1621. jusqu'au régne de Louis XV. en 1715, 1761, page viij.
  3. La Promotion des Lieutenans généraux des armées du Roi, du 25. Juillet 1762. & les Maréchaux de camp depuis la création de cette Charge jusqu'en 1715, 1763.
  4. Henri Stein, Le Bibliographe moderne: courrier international des archives et des bibliothèques, 1903, Volume 7, page 312.
  5. Journal de Jean Vallier, maître d'hôtel du roi (1648-1657), Librairie Renouard, H. Laurens, successeur, 1902: t. 1-, Volumes 1 à 2, page 279.
  6. Jean François Louis d'Hozier, L'impot du sang: ou, La noblesse de France sur les champs de bataille, Volume 3, 1878, page 274.
  7. a et b M. Pinard, Les Lieutenans généraux des armées du Roi, depuis la création de cette Charge en 1621, jusqu’au régne de Louis XV, en 1715, t. 4e, Paris, chez Claude Herissant, (lire en ligne), « D’Evennes (Jacques de Simianne, Comte) », p. 139-140
  8. Louis de Pontis, Mémoires : (1676), chez Honoré Champion (no 24), , 811 p. (ISSN 1169-2936, présentation en ligne), « D’Evennes (Jacques de Simianne, Comte) », p. 778
  9. Dominique Robert, Histoire généalogique de la maison de Simiane, 1680.
  10. Annuaire de la noblesse de France et d'Europe, volume 17, 1860, page 228.
  11. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 6, page 224.