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L’internationale rouge sportive (IRS), appelée aussi « Sportintern » ou « Internationale rouge des sports » a représenté les fractions et organisations communistes au sein du mouvement sportif ouvrier. Elle fut fondée le 23 juillet 1921 à Moscou sous le nom (peu utilisé par la suite) d’Union internationale des Organisations rouges de la Culture physique, à l’initiative de Nikolaj Podvojskij, chef de l’organisation russe de formation militaire générale "Vsevobuč".

Ses missions principales étaient de faire de la propagande pour le bolchevisme parmi les sportifs ouvriers et de combattre l’influence de l’Internationale sportive de Lucerne (ISL), organisation social-démocrate fondée en septembre 1920 en présence de représentants de la quasi-totalité des organisations sportives ouvrières d’Europe. Cependant, son caractère d'organisation auxiliaire du Komintern, la subordination de ses actions aux intérêts du sport soviétique ainsi que la répression subie dans différents pays, eut des effets nuisibles sur son développement. L’IRS atteignit  le chiffre le plus élevé de son histoire en 1931 avec près de 275.000 sportifs ouvriers inscrits dans ses sections (en dehors de l’Union soviétique), alors que l’ISL en compta 1.9 million.

L'IRS fut à l'initiative des Spartakiades internationales à Moscou en 1928 et à Berlin en 1931 ainsi que du Rassemblement international des sportifs contre le fascisme et la guerre impérialiste à Paris en 1934.

En avril 1937, le Komintern décida de dissoudre son organisation sportive.

Sommaire

Effectifs en 1931[1]Modifier

Pays avec des sections de l’IRS Nombre d’adhérents
Allemagne 125 000
Autriche 10 000
Tchécoslovaquie :

Fédération tchècoslovaque (Prague)

Fédérations des Sudètes allemands

80 000

 8 000

Suisse 5 000
France :

Fédérations sportive du Travail (Paris)

Fédérations sportive du Travail d’Alsace-Lorraine

9 000

10 000

Suède   8 000
Royaume-Uni   5 000
Canada   4 000
États-Unis   1 000
Grèce   2 000
Total 272 500

BibliographieModifier

  • André Gounot, Les mouvements sportifs ouvriers en Europe (1893-1939). Dimensions transnationales et déclinaisons locales, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016.
  • André Gounot, Les Spartakiades internationales, manifestations sportives et politiques du communisme, Cahiers d’Histoire, no 88, 2002, p. 59-76. https://journals.openedition.org/chrhc/1582
  • André Gounot, Le sport travailliste européen et la fizkul’tura soviétique : critiques et appropriations du modèle ‘bourgeois’» de la compétition (1893-1939) », Cahiers d’Histoire, no 120, 2013, p. 33-48. https://journals.openedition.org/chrhc/2954
  • David Steinberg, Sport under Red Flags! The relations between the Red Sport International and the Socialist Workers' Sport International 1920-1939, Dissertation, Madison 1979.

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. D'après André Gounot, Les mouvements sportifs ouvriers en Europe (1893-1939). Dimensions transnationales et déclinaisons locales, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2016, p. 140.