Ouvrir le menu principal

Hugues de Gercé[1] (en italien : Ugo di Gircea, Ugo di Jersey ; né après 1040[2] - † 1075) est un chevalier normand de la seconde moitié du XIe siècle, gendre et lieutenant de Roger de Hauteville lors de la conquête normande de l'Italie du Sud et de l'émirat de Sicile.

Sommaire

BiographieModifier

Hugues de Gercé[3] est un Manceau (praeclari generis a Cenomanensi provincia erat[4]) appartenant à une très noble famille du comté du Maine selon l'historien sicilien Michele Amari[5]. Arrivé en Italie méridionale à une date inconnue, il reçoit de la part de Roger de Hauteville, 1er comte normand de Sicile, la cité de Catane en fief.

Il guerroie en Sicile contre les forces musulmanes de l'émir Ibn Abbad aux côtés du comte Roger de Sicile, son beau-père depuis qu'il aurait épousé l'une de ses filles prénommée Flandrina[6], ainsi qu'aux côtés de Jourdain, fils aîné de Roger.

En 1075, à cause d'une erreur tactique de sa part (il n'avait pas suivi les conseils de Roger, rappelé sur le continent, qui lui avait déconseillé de faire le siège de Catane) et de son désir de gloire, il est battu avec Jourdain par Ibn Abbad. Hugues trouve la mort dans ce furieux combat tandis que Jourdain parvient de justesse à s'échapper.

Furieux de sa mort, Roger revient en Sicile et met à sac le Val di Noto, détruisant les récoltes et massacrant la population ; les hommes sont passés au fil de l'épée tandis que les femmes capturées sont vendues comme esclaves.

Notes et référencesModifier

  1. La graphie Hugues de Jersey est erronée
  2. Qualifié de « jeune » peu avant sa mort, il n'avait pas plus de 30/35 ans lors de sa disparition.
  3. Hugo de Gircaea en latin ; Gircaea vient peut-être Jarzé ville française située dans l'actuel département de Maine-et-Loire.
  4. Malaterra, Incipit liber tertius, X.
  5. Ugo di Jersey, di nobilissima famiglia del Maine
  6. Ou peut-être simplement promise à Hugues ; Flandrina était à peine adolescente

SourcesModifier

  • (la) Gaufridi Malaterrae De rebus gestis Rogerii Calabriae et Siciliae comitis et Roberti Guiscardi ducis fratris eius [1], 1099.
  • (it) Michele Amari, Storia dei Musulmani di Sicilia [2], Le Monnier, 1868.

Liens externesModifier