Haifaa al-Mansour

réalisatrice saoudienne
Haifaa al-Mansour
Description de cette image, également commentée ci-après
Haifaa al-Mansour en 2011
Naissance (45 ans)
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Profession Réalisatrice, scénariste
Films notables Wadjda
Une femme de tête

Haifaa al-Mansour (arabe : هيفاء المنصور), née le , est une réalisatrice et scénariste saoudienne. Elle est la première femme à être réalisatrice en Arabie saoudite.

BiographieModifier

Haifaa al-Mansour est née au sein d'une famille libérale. Son père est poète et consultant juridique. Elle est la huitième d'une famille de douze enfants (cinq garçons, sept filles). Ses parents la laissent partir étudier la littérature comparée à l'université américaine du Caire en Égypte où elle décroche une licence d'art[1],[2],[3].

Haifaa al-Mansour retourne en Arabie Saoudite et de 2000 à 2008, elle enseigne l'arabe et l'anglais dans une compagnie pétrolière. Affectée au département communication de l'entreprise, elle y découvre la production audiovisuelle et s'en passionne[1]. Elle réalise trois courts-métrages entre 2004 et 2005 : Who?, The Bitter Journey, et The Only Way Out.

En 2005, munie d'une caméra DV, elle tourne discrètement avec sa sœur un documentaire, Women Without Shadows (Femmes sans ombre), qui est ensuite sélectionné au festival d'Abou Dabi[2],[3]. Le film crée la polémique car un religieux y affirme devant la caméra que l'islam n'oblige pas les femmes à se voiler[3]. Haifaa al-Mansour rencontre son mari, un diplomate américain, lors de la diffusion de son documentaire à l'ambassade américaine[3].

Installée à Sydney où son mari est en poste, elle obtient un Master en direction cinématographique. Première femme à tourner dans son pays, où le cinéma est proscrit, Haifaa al-Mansour réalise son premier long métrage Wadjda, tourné en 2012 et sorti en 2013[4]. Le tournage se déroulant dans les rues de Riyad, la réalisatrice s'est souvent dissimulée dans un van d'où elle a dirigé le tournage à l'aide d'un talkie-walkie, car il aurait été mal vu de voir une femme diriger une équipe composée d'hommes[2]. Le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud coproduit le film[3].

En 2017, elle réalise un film biographique sur la femme de lettres britannique Mary Shelley. L'année suivante, elle réalise un nouveau film sur un personnage féminin, Une femme de tête, en collaboration avec Netflix[4].

FestivalsModifier

En 2013, lors de la 70e Mostra de Venise, Haifaa al-Mansour est présidente du jury du Prix Luigi De Laurentis[5].

En 2015, lors du 68e Festival de Cannes elle fait partie du jury Un certain regard, sous la présidence d'Isabella Rossellini.

Lors du Festival du film de Sundance 2020, elle fait partie d'un des jurys du festival pour la 36e édition.

Vie privéeModifier

Elle s'installe à Los Angeles avec son mari et leurs deux enfants, Adam et Hailey[6].

CinématographieModifier

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Biographie Haifaa al-Mansour », sur Leaders-afrique.com (consulté le 13 octobre 2016)
  2. a b et c Mathilde Blottière, « Ça sent la relève : Haifaa Al-Mansour, réalisatrice de “Wadjda” », sur Telerama.fr, (consulté le 13 octobre 2016)
  3. a b c d et e Anne Diatkine, « Haifaa Al-Mansour: En jeans et sans voile », sur Liberation.fr, (consulté le 13 octobre 2016)
  4. a et b Maïté Warland, « Série d'été sur les femmes marquantes : Haïfaa al-Mansour, l'image des femmes », sur RTBF, (consulté le 27 juin 2020)
  5. Haifaa Al-Mansour présidente du jury du Prix Luigi De Laurentis, Ecrannoir.fr, 11 juillet 2103
  6. a et b Stéphanie Belpêche, « Haifaa Al-Mansour, réalisatrice au nom des femmes », Le journal du dimanche,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier