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Habib Ould Mohamed
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Biographie
Naissance
Décès
Activité

Habib Ould Mohamed dit « Pipo » (1981-1998) est un jeune homme mort le 13 décembre 1998 à Toulouse, victime d'une bavure policière[1] pour les uns, d'un dramatique accident pour les autres.

Sommaire

BiographieModifier

Dernier d'une famille d'origine algérienne de sept enfants, élève en BEP de comptabilité[2], habitant dans la cité dite « sensible » de La Reynerie, un quartier de 40 000 habitants de Toulouse, il est tué par un policier lors d'une interpellation alors qu'il tente de voler une voiture, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1998, vers 3h30 du matin, boulevard Déodat-de-Séverac[3],[4]. Atteint d'une balle à bout portant, il parvient à faire quelques dizaines de mètres : une passante retrouve son corps, mort, vers 5h00 du matin. Pipo, faute de secours, a succombé à une hémorragie interne et à des lésions pulmonaires.

Les policiers n'appellent pas les secours et rentrent au poste. Au commissariat, ils évoquent simplement un vol mais, faute grave, ils ne disent pas à leurs supérieurs qu'ils ont ouvert le feu[5].

Ce drame fut à l'origine d'émeutes d'une rare violence[6] qui dureront du 13 au 22 décembre. Plus d'une centaine de voitures seront incendiées et les locaux de la Caisse d’allocations familiales et du commissariat de quartier seront dévastés par les flammes[7]. Le 15 décembre, rassemblant plusieurs milliers de personnes (2 500[8] selon la police), une manifestation eut lieu à Toulouse, en hommage à Pipo[9].

Le brigadier de police de 41 ans à l'origine de la bavure fut laissé en liberté mais mis en examen pour homicide involontaire. Jugé en 2001, trois ans de prison avec sursis sont requis le 8 août 2001[10]. Deux mois plus tard, le tribunal accordait plus de 700 000 F (106 000 €) de dommages et intérêts à la famille d'Habib[11].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier