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BiographieModifier

Appartenant à la famille ducale normande, Guillaume Guerlenc fait partie du clan richardide, c'est-à-dire issu du « duc »[2] Richard Ier de Normandie. Sa parenté est sujette à débat. Selon Ordéric Vital, il est le fils de Mauger comte de Corbeil, fils du duc Richard et de sa frilla Gunnor. Guillaume de Jumièges nomme « Guillaume Guerlenc, de la descendance de Richard-le-Grand ». Douglas[3] conclut qu'il est impossible qu'il soit le fils de Mauger, le comte de Corbeil et fils de Richard Ier, car son père est encore vivant après qu'il a été chassé du duché[4]. Mais Cassandra Potts[4] le contredit en proposant que le comté de Mortain lui ait été donné après l'exil de son cousin Richard en 1026. Pour Groud-Cordray et Nicolas-Méry, la succession a bien lieu en 1026 mais elle porte sur le comté d'Avranches et non de Mortain[5].

Vers 1049-1050[6] d'après Orderic Vital, ou après 1055 d'après des chartes qui nous sont parvenues[3], voire aux alentours de 1060 et peut-être pas avant 1063[7], Guillaume Guerlenc tombe en défaveur et est remplacé. Il est assez probable qu'il est déposé à la fin des années 1050, après les batailles de Mortemer (1054) et de Varaville (1057)[7]. On ne sait pas si la raison de cet évincement est réellement fondée. Orderic Vital raconte qu'il est impliqué dans un complot de rébellion contre le duc[8] et qu'il est banni et doit s'exiler. Le duc de Normandie avait pour stratégie à cette époque de se débarrasser de l'influence des Richardides.

Le duc Guillaume le remplace immédiatement par son demi-frère utérin Robert de Conteville († 1090). Celui-ci participe à la conquête de l'Angleterre, et est le deuxième seigneur le plus riche d'Angleterre après le duc et Odon de Conteville.

Banni et accompagné de son seul écuyer, Guerlenc s'exile alors en Italie du Sud où vivent de nombreux compatriotes normands[9],[10].

Famille et descendanceModifier

D'une union avec une épouse inconnue, il aurait eu trois fils : Frédéric, Payen et Renaud[11].

Il est peut-être le père d'Éremburge, comtesse de Sicile.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. ou Guerleng, Guerlanc, Guerlang, Werlenc, Werleng, Werlanc, Werlang, Guerlinc, Guerling, Werling, Werlinc, Werlandus, Guerland .
  2. En réalité « jarl des Normands » et « comte de Rouen »
  3. a et b David Douglas, The Earliest Norman Counts, The English Historical Review, vol. 61, n° 240 (mai 1946), p. 129-156.
  4. a et b Cassandra Potts, « The Earliest Norman Counts Revisited: The Lords of Mortain », dans The Haskins Society Journal, vol. 4 (1992), p. 23-35.
  5. Claude Groud-Cordray, David Nicolas-Méry, « Des comtes aux vicomtes d'Avranches et comtes de Mortain, du début du XIe siècle à 1066 », dans Revue de l'Avranchin et du Pays de Granville, 2007, vol. 84, p. 359-374.
  6. Après la nomination d'Odon à l'évêché de Bayeux (1049), et avant le mariage de Guillaume le Bâtard (1050) d'après Orderic Vital; Interpolations d'Orderic Vital au Gesta Normannorum Ducum de Guillaume de Jumièges, Éd. Guizot, Paris, Brière, 1826.
  7. a et b Brian Golding, « Robert of Mortain », Anglo-Norman Studies : XIII. Proceedings of the Battle Conference, édité par Marjorie Chibnall, Boydell & Brewer Ltd, 1990, p. 120.
  8. Interpolations d'Orderic Vital au Gesta Normannorum ducum, ibid., p. 194.
  9. Histoire de Normandie, Volume 5, Ordéric Vital
  10. Michel de Boüard, Guillaume le Conquérant, Presses universitaires de France, 1958.
  11. Guillaume Guerlenc sur Medieval Lands.