Guidonnage

Le guidonnage est un phénomène vibratoire qui se produit sur les véhicules à deux roues alignées (motos, vélos), par définition munis d'un guidon.

DescriptionModifier

En raison de diverses causes qui peuvent se conjuguer (accord des suspensions, jeux dans les articulations, etc.), le guidon du véhicule se met à osciller violemment à droite et à gauche, pouvant désarçonner le pilote. Toute tentative du pilote pour annuler le guidonnage ne fait que l'aggraver, car le temps de réaction du pilote est tel qu'il agit pour contrer le mouvement du guidon au moment où celui-ci repart déjà dans l'autre sens.

La méthode de base pour contrer le guidonnage est la conception d'une géométrie saine et un bon entretien, mais il est possible d'ajouter des artifices pour limiter les guidonnages :

CausesModifier

  • roue voilée ou avec un faux-rond
  • pneu défectueux ou usé irrégulièrement
  • mauvaise répartition des masses (arrière trop chargé)
  • roue non équilibrée
  • rayons non tendus
  • jeu dans la direction
  • fourche desserrée
  • présence d'anticrevaison
  • pneu mal monté
  • reprise de contact brutal de la roue avant avec le sol
  • revêtement routier défectueux (bosselé ou rainuré)
  • jante avant mal équilibrée
  • turbulences du pilote agissant sur un bagage situé sur le porte-bagages arrière (top case)

Causes liées à la chausséeModifier

Les revêtements d'autoroutes très utilisés (dans les portions périurbaines) ont longtemps été réalisées en béton armé, sans revêtement d'enrobé type bitume + graviers. Avec le passage de millions de véhicules ce revêtement, initialement rugueux et adhérent, devenait excessivement lisse et dangereux par temps de pluie pour les automobilistes.

Les autorités routières (En France la DDE) entreprirent alors de redonner de l'"accroche" au revêtement en le rainurant longitudinalement avec des équipements du type multiples disques à découper le béton (comme de gigantesques scie circulaires) montés en parallèle sur un engin de chantier . Ces rainures longitudinales limitèrent effectivement les téléscopages et pertes de contrôle des véhicules à 4 roues mais créèrent des accidents avec les motos (des guidonnages incontrôlables et impressionnants, parfois des chutes à haute vitesse).

A la suite d'une campagne impulsée par la presse motocycliste (Moto-revue , Moto Journal) au début des années 80, les autorités routières finirent par admettre le problème (déjà largement connu des gendarmes motocyclistes...qui préféraient parfois emprunter la bande d'arrêt d'urgence sur certains tronçons ) . Divers tests furent organisés (en coopération avec les fabricants de motos et de pneumatiques) . Aucun remêde absolu ne fut trouvé mais les portions rainurées furent signalées à l'avance et la technique du rainurage longitudinal peu à peu remplacée par celle du percutage du béton ou la pose d'un enrobé (qui nécessite un rainurage temporaire)[1].

RéférencesModifier

  1. « Travaux sur autoroute = gratage avec plein de raignures », sur www.lerepairedesmotards.com (consulté le 31 décembre 2020)


Liens externesModifier