Bretagne Classic

compétition de cyclisme française
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Bretagne Classic
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Logo depuis 2021
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création
Autre(s) nom(s) Circuit international de Plouay puis Grand Prix de Plouay
(1931-2015)
Organisateur(s) Comité des fêtes de Plouay
(1931-2019)
Plouay Cyclisme Organisation
(2020-)
Éditions 85 (en 2021)
Catégorie 1.2 (1960-1990)
1.1 (1991-1998)
1.HC (1999-2004)
ProTour (2005-2010)
World Tour (depuis 2011)
Type / Format Classique
Périodicité Annuelle (août)
Lieu(x) Drapeau de la France France
Participants 159 (en 2020)
Statut des participants Professionnels
Directeur Jean-Yves Tranvaux
Site web officiel pco.bzh

Palmarès
Tenant du titre Benoît Cosnefroy (2021)
Plus titré(s) Philippe Bono
Eloi Tassin
Amand Audaire
Émile Guérinel
Jean Gainche
Fernand Picot
Jean Jourden
Jacques Bossis
Gilbert Duclos-Lassalle
Oliver Naesen
(2 victoires)
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Pour la compétition en cours voir :
Bretagne Classic 2021

La Bretagne Classic, appelé Bretagne Classic Ouest-France pour des raisons de sponsoring avec le journal Ouest-France, est une course cycliste française. Créée en 1931 sous le nom « Circuit international de Plouay », elle devient progressivement durant les années 1960 le « Grand Prix de Plouay » (GP Plouay) et prend son nom actuel en 2016.

Organisée par le comité des fêtes de Plouay, depuis son origine, puis par sa filiale Plouay Cyclisme Organisation dès 2020, l'épreuve voit son parcours débuter et finir dans cette même ville dans le Morbihan, chaque année à la fin du mois d'août. Courue depuis ses débuts sur un tracé en circuit à parcourir plusieurs fois jusqu'en 2015 inclus, son parcours est dorénavant tracé à travers la région Bretagne (d'où elle tire son nom), évoluant à chaque édition.

La classique bretonne fait partie des cinq épreuves World Tour situées en France, la seule course d'un jour avec Paris-Roubaix; c'est également la seule à ne pas être organisée par ASO.

HistoireModifier

Une course paroissialeModifier

La course tire son origine par les fêtes patronales de "Saint-Ouen", organisées sur un week-end de quatre jours et sa course cycliste, créée en 1908[1],[2]. Sous l'impulsion du docteur René Berthy, président du comité des fêtes entre 1930 et 1932 et qui deviendra médecin du Tour de France entre 1952 et 1954[3], l'épreuve est créée en 1931 sous le nom de « Circuit international de Plouay »[4], en soutien du Nouvelliste du Morbihan, titre de presse qui perçoit le cyclisme comme un bon support marketing efficace pour accroitre ses ventes tel que l'a fait L'Auto avec le Tour de France[2].

Dès sa première édition ayant lieu le 1er septembre 1931[5] et accueillant une cinquainte de coureurs amateurs et professionnels, le circuit de Plouay connait un grand succès populaire qui s'est renforcé à la fin des années 1930 avec les victoires de Pierre Cogan, Jean-Marie Goasmat et Pierre Cloarec, alors grandes vedettes du sport dans la région[6]. L'édition de 1939 est annulée quelques jours avant en raison des prémices de la seconde guerre mondiale[5],[7],[8].

Des difficultés à un nouvel élanModifier

Les années d’après-guerre sont plus difficiles, le nombre d'engagés est en baisse dû aux critériums qui rémunèrent les coureurs[9]. Devenu le « Grand-Prix de Plouay », dont le nom émerge à partir des années 1960[10], la course connait des années difficiles dans les années 1970, souffrant du déclin du nombre de participants (seulement 17 coureurs en 1975)[11],[12],[13].

L'épreuve prend en 1989 l’appellation officielle « Grand Prix Ouest-France de Plouay » incluant le nom du journal Ouest-France qui parraine la course depuis 1982, notamment utilisée par l'Union cycliste internationale (UCI)[14] et par l'organisation elle-même[15] ainsi que par divers journaux (Ouest-France, L'Équipe, etc.). Toutefois l’appellation historique « Grand Prix de Plouay » reste fréquemment celle qui est retenue dans les médias. Au cours des années 1990, le succès ne se désemplit pas et on dénombre jusqu'à 300 000 spectateurs autour du circuit[5]. En 1992, suivant les recommandations de la télévision, l'épreuve délaisse le tradionnel jour du mardi pour le dimanche[13]; la course s'internationalise et le nombre de coureurs étrangers augmente[6]. La course est inscrite cette même année au calendrier de la première édition de la coupe de france jusqu'en 1999.

Accession au plus haut niveau et passage de la course en ligneModifier

L'épreuve accède à l'élite mondiale du cyclisme en 2005 en obtenant le label Pro Tour, étant inscrite sans discontinuité au calendrier depuis cette date[16].

En 2016, les organisateurs décident de changer de nom pour prendre l'appellation Bretagne Classic Ouest-France. Cette modification de nom s'effectue également par un changement de format. L'UCI incitant à montrer davantage le patrimoine breton dans les retransmissions télévisées, la course en circuit évolue vers une course en ligne à travers la Bretagne[5],[17].

En février 2019, les organisateurs annoncent l'arrêt de la course consécutivement au retrait du diffuseur France Télévisions[18]. À la suite de cette annonce, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian intervient auprès de France Télévisions, qui revient sur sa décision au bout de quelques jours. La Bretagne Classic est finalement maintenue[19].

La saison 2020 de cyclisme, connaissant des difficultés à la suite de nombreux reports et d'annulations d'épreuves dus à la pandémie de Covid-19, la classique prend place le mardi précédant le départ du Tour de France 2020. Elle est programmée la même semaine que les championnats d'Europe de cyclisme sur route, organisés également à Plouay.

ParcoursModifier

Course en circuitModifier

Le GP de Plouay est une épreuve qui se court depuis son origine en circuit, d'où sa première appellation, le circuit de Plouay. L'épreuve se compose d'un circuit à parcourir plusieurs fois, d'une longueur variable (jusqu'à 50 kilomètres lors des années 1970[20]), et composé de différentes côtes. La côte du Pont-Neuf est notamment montée entre 1956 et 1975[21]. En 1976, la côte du Lézot (1,4 km à 4 %) est escaladée pour la première fois, elle sera juge d'arrivée dès 1983 en préparation du championnat de France de cyclisme sur route en 1984[20]. La côte de Ty Marrec (1 km à 7 %), qui deviendra célèbre dû aux nombreuses attaques les années suivantes, est ajoutée au circuit en 1989[20]. À la suite de l'organisation des championnats du monde de cyclisme sur route en 2000 qui a lieu quelques semaines plus tard, le Grand-Prix Ouest-France 2000 emprunte le circuit Jean-Yves Perron long de 14,150 km. Exit l'arrivée au Lézot, le départ et l’arrivée se font dorénavant sur le bien-nommé Boulevard des championnats du monde[20].

 
Le Scorff, qui longe le circuit.

La côte du moulin, qui précède celle du Lézot, est remis au goût du jour lors de l'édition 2003[22],[23]. En 2006, le circuit est prolongé pour atteindre 19,75 km, dans le but de rendre le parcours plus sélectif[24],[20]. En conséquence, les coureurs doivent désormais escalader une nouvelle ascension, celle de Kérihuel (2,3 km à 8 %)[25]. Pour répondre aux souhaits des diffuseurs, en 2012, l'équipe organisatrice allonge le tracé pour atteindre 27 km. Arrivés à Pont-Neuf, les coureurs longent alors le Scorff, en passant proche du moulin de Coat-Cren, l'auberge et le château de Pont-Calleck et sa chapelle Sainte-Anne. Le circuit revient vers Pont-Neuf avant d'emprunter le Minojenn du Calvaire (variante de la première partie d'ascension de la côte de Ty-Marrec), route étroite de trois mètres de large et une pente maximale de 13 %, pour rendre le circuit plus difficile[20]. Le parcours dans le centre-ville est légèrement modifié l'année suivante pour des raisons de circulation, ne passant plus par la côte du Moulin et empruntant des rues parallèles[22],[23],[26]. Lors des éditions 2014 et 2015, le tour final est celui utilisé entre 2003 et 2005[27].

Passage en ligneModifier

Pour éviter le schéma traditionnel (échappée dès les premiers tours puis reprise dans les derniers tours suivi d'attaques ou d'un sprint), casser la monotonie de la course, ainsi que de répondre favorablement à une demande de l'UCI concernant les images pour la diffusion internationale, les organisateurs décident à la suite de l'édition 2015 d'innover ; le parcours empruntera dorénavant un tracé à travers la région Bretagne, tout en gardant un tour de circuit traditionnel[28]. Dès 2016, l'itinéraire de la nouvelle nommée Bretagne Classic emprunte les routes du Morbihan, des Côtes d'Armor et du Finistère, avec un passage par les monts d'Arrée, sur une distance de 233 km avant de finir par un tour du circuit Jean-Yves Perron de 14 km[29],[30],[31]. L'année suivante, le parcours voit une double ascension de la côte de Mûr-de-Bretagne[32],[33]. La côte de Cadoudal à Plumelec, escaladée à deux reprises, le golfe du Morbihan, ainsi qu'un passage à Vannes sont au programme en 2018 avec la présence d'un ribin (traduction chemin en breton), qui s'avèrera décisif[34]. Le circuit final est légèrement modifié : la côte du Moulin fait son retour alors que la côte du bois de Kerlucas est attaqué par les coureurs d'un autre angle[22],[23]. L'édition suivante voit la course prendre direction du Finistère jusqu’à la Presqu'île de Crozon, avec un passage sur le pont de Térénez et deux secteurs empierrés proches de Saint-Goazec. Le tour final revient à la boucle traditionnelle[35],[36].

En 2020, après un passage une nouvelle fois par Mûr de Bretagne puis à Saint-Brieuc, préfecture des côtes d’Armor, et à Yffiniac, patrie de Bernard Hinault, la classique finit par un tour de circuit des épreuves en ligne des championnats d'Europe qui ont lieu la même semaine, long de 13,65 km. L'ascension de Ty-Marrec est supprimée du parcours, une première depuis trente ans, et deux côtes la remplacent, la montée de Lann Payot (1,3 km à 2,6 %) et la Côte du Pont-Neuf, dit aussi Restergal, (1,5 km à 4,2 %), qui fait office de juge de paix[37].

Edition Départements traversés Tracé en ligne Circuit Total
2016 Côtes d'Armor, Finistère, Morbihan 235 km 13,9 km 248,9 km
2017 Côtes d'Armor, Morbihan 227,8 km 13,9 km 241,7 km
2018 Morbihan 242,2 km 14,7 km 256,9 km
2019 Finistère, Morbihan 234,2 km 13,9 km 248,1 km
2020 Côtes d'Armor, Morbihan 234,1 km 13,65 km 247,8 km
2021 Finistère, Morbihan 236,8 km 13,7 km 250,5 km

PalmarèsModifier

  Année Vainqueur[38] Deuxième Troisième
Circuit international de Plouay puis Grand-Prix de Plouay
1931   François Favé   Pierre Le Doaré   André Godinat
1932   Philippe Bono   Paul Le Drogo   Ferdinand Le Drogo
1933   Philippe Bono   Raymond Louviot   Julien Grujon
1934   Lucien Tulot   Jean Keriel   René Durin
1935   Jean Le Dilly   Emile Le Gallo   Raymond Drouet
1936   Pierre Cogan   François Lucas   Jean Le Dilly
1937   Jean-Marie Goasmat   Robert Oubron   Amédée Fournier
1938   Pierre Cloarec   Robert Tanneveau   Jean-Marie Goasmat
1939-1944 Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1945   Éloi Tassin   Christophe Taeron   François Gouyette
1946   Ange Le Strat   Roger Chupin   Pierre Cogan
1947   Raymond Louviot   Albert Bourlon   Roger Chupin
1948   Éloi Tassin   Francis Chretien   Raymond Louviot
1949   Amand Audaire   Guy Butteux   René Haugustaine
1950   Amand Audaire   André Ruffet   Germain Mercier
1951   Émile Guérinel   Guy Butteux   Jean Erussard
1952   Émile Guérinel   François Mahé   Jean Bobet
1953   Serge Blusson   Louis Gillet   Raymond Scardin
1954   Ugo Anzile   Jean Le Guilly   Jean Cadras
1955   Jean-Jacques Petitjean   Jacques Dupont   Joseph Le Cadet
1956   Valentin Huot   René Fournier   Joseph Morvan
1957   Isaac Vitré   Joseph Morvan   Joseph Groussard
1958   Jean Gainche   André Ruffet   Fernand Picot et Joseph Thomin
1959   Emmanuel Crenn   Jean Gainche   Félix Le Buhotel
1960   Hubert Ferrer   André Foucher   Joseph Velly
1961   Fernand Picot   Émile Le Bigaut   Max Bleneau
1962   Jean Gainche   Georges Groussard   Joseph Morvan
1963   Fernand Picot   Pierre Le Mellec   Fernand Delort
1964   Jean Bourlès   Hubert Ferrer   Jean Gainche
1965   François Goasduff   Hubert Niel   Jean-Louis Jagueneau
1966   Claude Mazeaud   Jean Bourlès   Pierre Le Mellec
1967   François Hamon   Georges Chappe   Maurice Morin
1968   Jean Jourden   Jean-Claude Lebaube   André Zimmermann
1969   Jean Jourden   François Goasduff   Léon-Paul Ménard
1970   Gianni Marcarini   Robert Bouloux   Roland Berland
1971   Jean-Pierre Danguillaume   Jacques Gestraud   Raymond Delisle
1972   Robert Bouloux   Gérard Besnard   Enzo Mattioda
1973   Jean-Claude Largeau   Gilbert Bellone   Guy Sibille
1974   Raymond Martin   Jacques Botherel   Claude Aigueparses
1975   Cyrille Guimard   Jean-Louis Danguillaume   Guy Santy
1976   Jacques Bossis   Patrick Perret   Pierre-Raymond Villemiane
1977   Jacques Bossis   Roger Legeay   Christian Seznec
1978   Pierre-Raymond Villemiane   Joop Zoetemelk   Marcel Tinazzi
1979   Frits Pirard   Jean Chassang   Yvon Bertin
1980   Patrick Friou   Jacques Bossis   Bernard Becaas
1981   Gilbert Duclos-Lassalle   Dominique Arnaud   Raymond Martin
1982   Francis Castaing   Régis Clère   Didier Vanoverschelde
1983   Pierre Bazzo   Marc Madiot   Stephen Roche
1984   Seán Kelly   Frédéric Vichot   Éric Caritoux
1985   Éric Guyot   Rudy Matthijs   Marc Madiot
1986   Martial Gayant   Seán Kelly   Soren Lilholt
1987   Gilbert Duclos-Lassalle   Jean-Claude Bagot   Frédéric Brun
1988   Luc Leblanc   Charly Mottet   Patrice Esnault
1989   Jean-Claude Colotti   Bruno Cornillet   Gilles Delion
1990   Bruno Cornillet   Martial Gayant   Thomas Wegmüller
1991   Armand de Las Cuevas   Andreas Kappes   Miguel Arroyo
1992   Ronan Pensec   Serge Baguet   Thierry Claveyrolat
1993   Thierry Claveyrolat   Jean-François Bernard   Thierry Laurent
1994   Andreï Tchmil   Richard Virenque   Jens Heppner
1995   Rolf Jaermann   Laurent Madouas   Christian Henn
1996   Frank Vandenbroucke   Laurent Brochard   Andreï Tchmil
1997   Andrea Ferrigato   Sergio Barbero   Christopher Horner
1998   Pascal Hervé   Ludo Dierckxsens   Stéphane Heulot
1999   Christophe Mengin   Markus Zberg   Sergueï Ivanov
2000   Michele Bartoli   Nico Mattan   Walter Bénéteau
2001   Nico Mattan   Patrice Halgand   Patrick Jonker
2002   Jeremy Hunt   Stuart O'Grady   Baden Cooke
2003   Andy Flicklinger   Anthony Geslin   Nicolas Jalabert
2004   Didier Rous   Serge Baguet   Guido Trentin
2005 Désattribué[n 1]   Alexandre Usov   Davide Rebellin
2006   Vincenzo Nibali   Juan Antonio Flecha   Manuele Mori
2007   Thomas Voeckler   Thor Hushovd   Danilo Di Luca
2008   Pierrick Fédrigo   Alessandro Ballan   David López García
2009   Simon Gerrans   Pierrick Fédrigo   Paul Martens
2010   Matthew Goss   Tyler Farrar   Yoann Offredo
2011   Grega Bole   Simon Gerrans   Thomas Voeckler
2012   Edvald Boasson Hagen   Rui Costa   Heinrich Haussler
2013   Filippo Pozzato   Giacomo Nizzolo   Samuel Dumoulin
2014   Sylvain Chavanel   Andrea Fedi   Arthur Vichot
2015   Alexander Kristoff   Simone Ponzi   Ramūnas Navardauskas
Bretagne Classic
2016   Oliver Naesen   Alberto Bettiol   Alexander Kristoff
2017   Elia Viviani   Alexander Kristoff   Sonny Colbrelli
2018   Oliver Naesen   Michael Valgren   Tim Wellens
2019   Sep Vanmarcke   Tiesj Benoot   Jack Haig
2020   Michael Matthews   Luka Mezgec   Florian Sénéchal
2021   Benoît Cosnefroy   Julian Alaphilippe   Mikkel Honoré
 
Fañch Favé domine la première édition
 
Éloi Tassin, double vainqueur en 1945 et 1948.
 
Jean Jourden s'impose consécutivement en 1967 et 1968.
 
Gilbert Duclos-Lassalle, triomphant en 1981 et 1987.
 
Vincenzo Nibali l'emporte en 2006.
 
Simon Gerrans, premier non-européen victorieux en 2009.
 
Oliver Naesen, lauréat en 2016 puis en 2018.

StatistiquesModifier

Vainqueurs multiplesModifier

Dix coureurs ont remporté l'épreuve deux fois.

Victoires Coureur Pays Éditions
2 Philippe Bono   France 1932 et 1933
Eloi Tassin   France 1945 et 1948
Amand Audaire   France 1949 et 1950
Émile Guérinel   France 1951 et 1952
Jean Gainche   France 1958 et 1962
Fernand Picot   France 1961 et 1963
Jean Jourden   France 1968 et 1969
Jacques Bossis   France 1976 et 1977
Gilbert Duclos-Lassalle   France 1981 et 1987
Oliver Naesen   Belgique 2016 et 2018

Victoires par paysModifier

# Pays Victoires Dernier vainqueur
1   France 62 Benoît Cosnefroy (2021)
2   Italie 6 Elia Viviani (2017)
3   Belgique 5 Sep Vanmarcke (2019)
4   Australie 3 Michael Matthews (2020)
5   Norvège 2 Alexander Kristoff (2015)
6   Grande-Bretagne 1 Jeremy Hunt (2002)
  Irlande 1 Sean Kelly (1984)
  Pays-Bas 1 Frits Pirard (1979)
  Slovénie 1 Grega Bole (2011)
  Suisse 1 Rolf Jaermann (1995)
  Ukraine 1 Andreï Tchmil (1994)

Autour de l'épreuveModifier

La Bretagne Classic est l'un des rares événements sportifs de renommée internationale à être entièrement organisé par des bénévoles : ils sont ainsi chaque année plus de 600 à travailler autour de l'actuel président du comité des fêtes de Plouay, Patrick Fernandez[41],[42].

Depuis 2002, elle est intégrée dans un week-end de 3 jours puis 4, en 2012 (4 jours CIC de Plouay)[43],[44], comprenant des épreuves de différentes catégories :

  • Le Grand Prix de Plouay féminin, créé en 1999 qui est devenue une manche de la Coupe du monde en 2002[13]; il est disputé le samedi après-midi, veille de la course, sauf en 2021, organisé le lundi, soit le lendemain[45].
  • Le Grand Prix de Plouay Elite Open, réservé aux amateurs, se disputant entre 2002 et 2016, le samedi matin et devenu depuis une course d'attente de la Bretagne Classic; épreuve courue en circuit.
  • Le Grand Prix de Plouay Juniors, qui voit le jour en 2017, c'est une épreuve classée "juniors fédérale" qui prend place le samedi matin[46].
  • Le Grand Prix de Plouay Juniors Femmes, dont la première édition a lieu en 2021, une épreuve juniors fédérale féminine, la seule inscrite au calendrier de la Fédération française de cyclisme. Elle se déroule le samedi après-midi, remplaçant le GP féminin décalé au lundi en 2021[47], puis en course d'attente dès 2022[48].

Durant le même week-end, d'autres animations ont lieu telles qu'une épreuve cyclosportive, la Cyclo Morbihan, créée en 1992[49], une épreuve sur piste (challenge 44-56) et une compétition de BMX depuis 2013[44],[50]. Une rando-vintage, réservée aux cyclos en tenue d'époque, voit le jour en 2014[51],[52].

Spécialiste en tant qu'organisateur d'épreuves, le comité des fêtes a également organisé le championnat de France des professionnels en 1984, avec le sacre de Laurent Fignon et les championnats du monde en 2000 sur le circuit du Grand Prix portant le nom de Jean-Yves Perron, l'ancien vice-président du comité des fêtes à l'origine de l'internationalisation de cette course cycliste[5]. Elle retrouve l'organisaton de championnats lors du Championnat de France des Sapeurs-Pompiers, en 2013[53], et des Championnats d'Europe en 2020, remplaçant la région du Trentin, démissionnaire et préférant organisé celle de l'année suivante[13].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. George Hincapie, initialement vainqueur en 2005, a été déclassé par l'UCI[39],[40]

RéférencesModifier

  1. « Plouay et le vélo », sur plouay.fr,
  2. a et b « Grand Prix de Plouay » [PDF], sur gerard.alle.site.free.fr,
  3. « TOUR DE FRANCE TON HISTOIRE – SERVICE MÉDICAL DES ANNÉES 1950 », sur dopagedemondenard.com, 8 décemrbe 2020
  4. « Le Grand Prix de Plouay, une grande histoire... », sur grandprix-plouay.com,
  5. a b c d et e « L'association et son Grand Prix en quelques mots... » [PDF], sur grandprix-plouay.com,
  6. a et b « Bulletin informations municipales » [PDF], sur plouay.fr,
  7. « Du cliquetis des pédales au bruit des bottes : un été cycliste perturbé en Bretagne (juillet-septembre 1939) », sur enenvor.fr, eté 2013
  8. « Pourquoi le Grand prix de Plouay n’a pas eu lieu en 1939 », sur ouest-france.fr,
  9. « Les quatre jours de Plouay : du patronage au World Tour… », sur blog-sante-social.fr,
  10. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 306.
  11. Plouay : village breton et Mecque du cyclisme
  12. « Plouay : village breton et Mecque du cyclisme », sur uci.org,
  13. a b c et d « Comment Plouay est devenue l’une des places fortes du vélo en France », sur ouest-france.fr,
  14. (en) « Calendar > 2014 > Road », sur uci.ch.
  15. « Règlement particulier » [PDF], sur grandprix-plouay.com, .
  16. « Plouay dans le Pro-Tour ! », sur letelegramme.fr,
  17. « Changement de nom », sur bretagne-classique-ouest-france.bzh.
  18. « La Bretagne Classic va disparaître », sur lequipe.fr, (consulté le )
  19. « Bretagne : le Grand Prix cycliste de Plouay est finalement sauvé », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  20. a b c d e et f « Plouay : un circuit bâti étape par étape », sur ouest-france.fr,
  21. « La Bretagne Classic - Ouest-France », sur bretagne-classique-ouest-france.bzh,
  22. a b et c « Le circuit de la Bretagne Classic Ouest-France durci à Plouay », sur ouest-france.fr,
  23. a b et c « Retour d'une bosse au Grand Prix de Plouay », sur directvelo.com,
  24. « 5,950 km de bosses en plus sur le circuit J.-Y. Perron », sur letelegramme.fr,
  25. « Bulletin d'informations municipales - N°32 », sur plouay.fr,
  26. « Quatre jours CIC de Plouay. Le circuit change pour faciliter la circulation », sur ouest-france.fr,
  27. « Grand-Prix Ouest-France du 31 août : précisions », sur ouest-france.fr,
  28. « La « Bretagne Classic Ouest-France » en ligne dès 2016 », sur ouest-france.fr,
  29. « De Plouay à Plouay, par les monts d'Arrée », sur ouest-france.fr,
  30. « Le parcours de la Bretagne Classic Ouest-France dévoilé », sur ouest-france.fr,
  31. « Livre de route / Règlement 2016 », sur grandprix-plouay.bzh,
  32. « La Bretagne Classic - Ouest-France », sur bretagne-classique-ouest-france.bzh,
  33. « Le programme des 4 Jours CIC de Plouay dévoilé », sur ouest-france.fr,
  34. « Le parcours de la Bretagne Classic Ouest-France de Plouay dévoilé », sur ouest-france.fr,
  35. « Beaucoup de bosses et quelques cailloux sur la Bretagne Classic Ouest-France », sur ouest-france.fr,
  36. « Bretagne Classic. Cap Finistère ! », sur letelegramme.fr,
  37. « Toutes les infos sur le parcours de la Bretagne Classic et des championnats d’Europe à Plouay », sur ouest-france.fr,
  38. « PALMARES/AWARDS PLOUAY 1931-2019 », sur grandprix-plouay.bzh,
  39. (en) « George Hincapie confesses to doping », sur cyclingnews.com, (consulté le )
  40. (en) « Six former Armstrong USPS teammates receive bans from USADA », sur cyclingnews.com, (consulté le )
  41. « Week-end de fête à Plouay », sur velochrono.fr,
  42. « Le GP de Plouay en cinq chiffres », sur velochrono.fr,
  43. « Plouay change de nom », sur sportbreizh.com,
  44. a et b « Interview de Patrick Fernandez », sur velo101.com,
  45. « Les 4 Jours CIC de Plouay se féminisent », sur ouest-france.fr,
  46. « Le programme des 4 Jours CIC de Plouay dévoilé », sur ouest-france.fr,
  47. « Les 4 Jours CIC de Plouay se féminisent », sur ouest-france.fr,
  48. « Bretagne Classic Ouest-France. En 2022, Plouay mettra le cap à l’Est », sur ouest-france.fr,
  49. « Cyclo Morbihan », sur grandprix-plouay.com,
  50. « 4 Jours de Plouay: ce soir, le BMX lancera les festivités », sur ouest-france.fr,
  51. « Cyclo Vintage de Plouay », sur grandprix-plouay.com,
  52. « Une Cyclo ouest vintage au mois d'août », sur ouest-france.fr,
  53. « Le comité des fêtes vise les 5 jours de Plouay en 2013 », sur ouest-france.fr,

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Damien Chemillé et David Chemillé (préf. Cyrille Guimard), L'histoire du Grand Prix de Plouay, 1931-2008, , 450 p.

Liens externesModifier