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La germanité est un terme utilisé pour désigner des individus issus par filiation d'une même alliance[1].

Dans la culture française, il est admis que la germanité désigne donc les frères et sœurs descendants d'un même couple de parents. On parle ensuite de cousins germains pour distinguer les enfants descendants de chacun des frères et sœurs.

Cependant la germanité désigne par ailleurs tout cas de fraternité à Ego[Quoi ?] par une alliance commune. De façon quelque peu contraignante, la distinction de germanité résulte purement de la quête typologique[Quoi ?] de l'anthropo-sociologie. Dès lors, Claude Lévi-Strauss inhibe et retire toute essence à la germanité dans sa distinction de l'atome de parenté[Quoi ?] : n'apparaissent en effet que les relations Ego (X), Father-Ego (F-X), Mother-Ego (M-X), Mother Brother's-Ego (MB-X). Ce dernier lien MB-X est relaté par le terme d'avunculat. La germanité est effective dans l'étude de l'anthropologue français, au travers du lien M-MB, mais il déconsidère, sous une forme d'ethnocentrisme, la capacité parentélaire[Quoi ?] de la femme. En effet, Levi-Strauss ne la perçoit en élément atomique uniquement pour sa qualité de marchandise à la prohibition de l'inceste, théorie structuraliste visant à démontrer l'usage universel et dynamique de toute société, par l'échange des femmes...

La germanité serait donc un caractère essentiel au sein de la parenté, relatant de la covivance[Quoi ?] au sein de génération, en filiation d'une même alliance reconnue.

Notes et référencesModifier

  1. « Germanité », sur CNTRL (consulté le 5 juin 2018).

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Introduction à la parenté, Christian Ghasarian, Éditions du Seuil - Janvier 1996 - Paris
  • Les Structures élémentaires de la parenté, Claude Lévi-Strauss, Mouton - 1949/1967 - Paris/La Haye
  • Structure et fonction dans la société primitive, Alfred Reginald Radcliff-Brown, Éditions de Minuit - 1952/1968 - Londres/Paris
  • Elisabeth Copet-Rougier, « "Alliance, filiation, germanité", entre vérités biologiques et métaphoriques », Sociétés contemporaines, no 38,‎ , p. 21-32 (DOI 10.3406/socco.2000.1789)
  • chap. 3 « Germanité, alliance, filiation. Dynamiques autopoïétiques de la parenté touarègue », dans L'argument de la filiation : aux fondements des sociétés européennes et méditerranéennes, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, (DOI 10.4000/books.editionsmsh.8254)