« Une gélivasque est une dépression topographique de faible dimension dépourvue de couvert arborescent à l'intérieur d'un environnement forestier au sein de la forêt boréale[1]. »

La gélivasque est créée par l'affaissement du sol qui favorise la concentration de masses d'air froid — plus dense et plus lourd — lors des nuits sans vent. Dans la forêt boréale, la température estivale de ces masses d'air tombe souvent sous le point de congélation, ce qui nuit à l'établissement des arbres, généralement l'Épinette noire, en tuant les jeunes pousses. Le résultat est une clairière tapissée de lichens et entourée d'arbres chétifs et rabougris, ceux-ci devenant de plus en plus matures et hauts à mesure qu'on s'éloigne de la dépression[2].

Notes et référencesModifier

  1. Catherine Plasse, Analyse biogéographique de la répartition et de la colonisation des gélivasques en fonction de la latitude / mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, , 62 p. (OCLC 712904365)
  2. (en) Goulwen Dy et Serge Payette, « Frost hollows of the boreal forest as extreme environments for black spruce tree growth », Canadian journal of forest research = Revue canadienne de recherche forestière, Les Presses scientifiques du CNRC, vol. 37, no 2,‎ , p. 492-504 (ISSN 1208-6037)

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