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Filiation d'un corps de troupe

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Filiation (homonymie).

La filiation d’un corps de troupe est la succession des corps qui constituent son histoire[1].

En FranceModifier

Les règles de filiation des corps de troupes ont été fixées par la circulaire ministérielle du 18 avril 1839, puis confirmées par celles du 3 juin 1872 et du 16 mai 1886. Ces règles sont toujours en vigueur[2],[1].

« § 7. — Ministère du lieutenant-général Despans-Cubières.
1839
Le registre des marches et opérations, tenu dans chaque régiment par le lieutenant-colonel, ne mentionnait que les événements survenus depuis 1815. Le maréchal Soult avait pensé qu'il serait utile de faire l'historique des anciens régiments et de profiter de ce travail pour établir une filiation entre ces vieux corps et les régiments organisés de toutes pièces en 1816. D'après ses ordres, le dépôt de la guerre avait commencé la rédaction de ces historiques. Plusieurs de ces travaux étant terminés, le ministre en rendit compte au roi dans un rapport du 14 avril et lui demanda l'autorisation de les faire paraître. Le roi accepta les propositions du ministre et il fut décidé que ces historiques seraient imprimés aux frais du département de la guerre ; que chacun des corps intéressés recevrait plusieurs exemplaires et que les archives des divisions militaires recevraient la collection complète des historiques des anciens régiments. »[3]

Ainsi, en application de cette circulaire ministérielle, le 21e régiment d’infanterie de ligne, renommé 21e régiment d’infanterie en 1882, a reçu l'héritage de la légion d'Ille-et-Vilaine, du 21e régiment d’infanterie de ligne de l'Empire et des Cent-Jours, de la 21e demi-brigade de première formation, de la 21e demi-brigade de deuxième formation, du 21e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Guyenne[4],[5],[2],[1].

« Il est admis que chaque unité perpétue les traditions d'un numéro. L’historique du régiment à proprement parler, n'est pas l'historique d'un corps déterminé, qui continue sans cassures, ni interruptions, malgré les changements de nom et de numéro, mais l'historique d’un numéro à travers l’Histoire, l'historique d'un corps d'infanterie ayant porté le no 21. Cette entorse aux règles élémentaires de la généalogie a été rendue nécessaire par suite de nombreux remaniements subis par l’infanterie. »[6],[1]

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Historique infanterie métropolitaine
  2. a et b L’historique des régiments en France, sur le site internet www.histoire-empire.org
  3. Histoire de l'infanterie en France, par le lieutenant-colonel Belhomme, tome 5, Paris, Henri Charles-Lavauzelle éditeur militaire, pages 239-240
  4. 21e légion d'Ille-et-Vilaine
  5. Histoire de l'armée et de tous les régiments par Adrien Pascal et Jules du Camp tome 4, page lv des tableaux.
  6. Recueil d’historiques de l’infanterie française, général Andolenko, 1969

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Recueil d'historiques de l'infanterie française, général Andolenko, 1969
  • Recueil d'historiques de l'arme blindée et de la cavalerie, général Andolenko, 1968
  • Histoire de l'armée et de tous les régiments, par Adrien Pascal et Jules du Camp

Article connexeModifier

Liens externesModifier