Farine de roche

La farine de roche, ou farine glaciaire, est un ensemble de fines particules de roches, de la taille du limon, générées par le meulage mécanique du substrat rocheux par des glaciers[1]. Le matériau étant très petit, il apparaît en suspension dans l'eau des rivières, troublant l'eau qui est alors parfois appelée lait glaciaire[2],[3].

Farine de roche s'écoulant dans le lac Peyto.
La rivière Muru s'écoulant dans le lac Gjende en Norvège.

CouleurModifier

Lorsque les sédiments pénètrent dans une rivière, ils la colorent en gris, marron clair, bleu-vert ou lait. Si la rivière s'écoule dans un lac glaciaire, le lac peut apparaître turquoise.

FormationModifier

La farine de roche est typiquement formée par mouvement glaciaire, lorsqu'un glacier meule les côtés et le fond de la roche sous lui. Elle peut également être produite par météorisation, le gel de l'eau pouvant briser la roche.

Bien que de la taille de l'argile, les particules de farine de roche sont essentiellement du quartz ou du feldspath broyés. La farine est transportée par les eaux de fonte, les particules se déplaçant en suspension.

PropriétésModifier

Cette poudre très fine, étudée au Groenland, présentes des caractérisitques intéressante pour la planéte : Elle contient nombres de nutriments minéraux qui font défaut dans certaines parties du globe, comme sous les tropiques. Au contact de l’air, cette poudre absorbe le CO2. En se dissolvant dans l'eau de pluie, le limon libère ses nutriments avec un réaction chimique qui emprisonne le dioxyde de carbone de l’atmosphère[4].

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Glossary of Glacier Terminology », United States Geological Survey
  2. (en) « Glossary of Terms: G: Glacial Milk », PhysicalGeography.net
  3. (en) Viven Gornitz, Encyclopedia of Paleoclimatology and Ancient Environments, Springer Netherland, , 361-374 p. (ISBN 978-1-4020-4551-6)
  4. « La farine de roche, un nutriment prometteur issu de la fonte des glaces du Groenland », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )