Drop bear

Le drop bear est un animal imaginaire du folklore australien. Il s'agit d'un koala prédateur et carnivore. On le retrouve dans des récits exagérés destinés à effrayer les touristes. Alors que les koalas sont des herbivores dociles, les drop bears sont décrits comme des marsupiaux anormalement grands et vicieux. Ils vivent à la cime des arbres et attaquent leurs proies insouciantes en se jetant sur leur tête[1],[2],[3],[4].

Vue d'artiste d'un drop bear.

RécitsModifier

Les histoires de drop bears sont une blague d'initié destinée à effrayer et tromper les étrangers tout en amusant les locaux, comme les récits concernant le dahu et autres bêtes. Les touristes sont la principale cible de ce type d'histoires. Ces récits sont accompagnés de prétendus conseils pour éviter les attaques de drop bears : placer des fourchettes dans ses cheveux, appliquer de la vegemite ou du dentifrice derrière les oreilles ou sous les aisselles et parler avec un accent australien[4],[5],[réf. nécessaire].

Un épisode de Nature's Weirdest Events de 2016 émit l'hypothèse que l'origine de ces légendes pourrait être le lointain souvenir d'une rencontre des aborigènes avec Thylacoleo carnifex, lion marsupial désormais éteint : une peinture aborigène représenterait un Thylacoleo se tenant sur une branche d'arbre[6].

PopularisationModifier

Le site de l'Australian Museum contient une fiche pour le drop bear, rédigée sur un ton sérieux similaire à celui utilisé pour d'autres fiches pour des espèces réelles. La fiche indique le nom latin Thylarctos plummetus ; le nom du genre combinant Thylacine et Phascolarctos. L'animal est décrit comme « un grand prédateur marsupial arboricole lié au koala », de la taille d'un léopard et avec une fourrure orange épaisse et des marbrures sombres. Ses avant-bras sont puissants, idéal pour grimper et attaquer ses proies, et sa mâchoire est constituée de larges prémolaires puissantes au lieu de canines. Il y est précisé qu'il pèse 120 kg et mesure 130 centimètres[7]. Cette fiche humoristique a été créée pour le « silly season », en [8]. L'Australian Museum a aussi exposé des objets qui « pourraient, ou non, être liés aux drop bears »[8].

Australian Geographic a publié un article le 1er avril 2013 affirmant que des chercheurs avaient découvert que les drop bears étaient plus susceptibles d'attaquer les touristes que des personnes avec un accent australien[9]. L'article était illustré à partir d'un autre article de l’Australian Geographer mais la description ne correspondait pas à celle de l'Australian Museum[4],[7],[9].

Voir aussiModifier


RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Drop bear » (voir la liste des auteurs).

  1. Lang, Anouk (June 2010). "Troping the masculine: Australian animals, the nation, and the popular imagination". Antipodes Volume 24 Issue 1.
  2. Staff Writers. Herald Sun, 24 October 2014. "Australia’s greatest hoaxes: the pranks that tricked a nation".
  3. Switek, Brian. Slate, "These Horrifying Creatures Ought to Be Movie Stars".
  4. a b et c Volker Janssen, « Indirect Tracking of Drop Bears Using GNSS Technology », Australian Geographer, vol. 43, no 4,‎ , p. 445-452 (DOI 10.1080/00049182.2012.731307)
  5. Canberra City News, "Spreading the Myth", 6 August 2003.
  6. « Series 4, Nature's Weirdest Events », BBC Two
  7. a et b (en) « Drop Bear - Australian Museum », sur australianmuseum.net.au (consulté le )
  8. a et b Australian Museum - In the News Dec 2010 Describes the entry on Drop Bears as being inspired by "the 'silly season.'"
  9. a et b (en) Amy Middleton, « Drop bears target tourists, study says », Australian Geographic,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier

  • (en) Catherine Livingston, Felise Goldfinch et Rhian Morgan, « Man - Eating Teddy Bears of the Scrub: Exploring the Australian Drop Bear Urban Legend », eTropic, vol. 79,‎ (lire en ligne)
  • (en) « Australia’s Real-Life Drop Bears », National Geographic,‎ (lire en ligne, consulté le )
  • (en) Graham Seal, Great Australian Stories : Legends, Yarns and Tall Tales, ReadHowYouWant.com, , 284 p. (ISBN 978-1-4587-1681-1, lire en ligne), p. 135-137
  • (en) Theresa Bane, Encyclopedia of Beasts and Monsters in Myth, Legend and Folklore, McFarland, , 428 p. (ISBN 978-1-4766-2268-2, lire en ligne), p. 111
  • (en) Evan S. Rice, The Wayfarer's Handbook : A Field Guide for the Independent Traveler, Running Press, , 288 p. (ISBN 978-0-316-27135-6, lire en ligne)