Dominique Allier

Dominique Allier, né à une date inconnue et mort exécuté le à Lyon, est une personnalité française de la Contre-Révolution pendant la Révolution française.

Dominique Allier
Biographie
Naissance
Décès
Activité

BiographieModifier

Dominique Allier seconde tout d'abord son frère aîné, l'abbé Claude Allier, dans l'organisation du troisième camp de Jalès en , puis tente de former un camp royaliste à Séneujols, dans les montagnes du Velay[1].

Il combat ensuite pour la cause royale dans l'armée de Condé[2], puis entre en collaboration avec le seigneur François-Dominique Cavey de La Motte et Joseph-Étienne de Surville, marquis de Mirabel[3]. Avec eux, il dirige la « Compagnie de la Ganse Blanche ». Mais, après l'arrestation et l'exécution de l'abbé Allier le , il est activement recherché et entre dans la clandestinité avec son frère cadet, Charles. Il est possible qu'ils aient tous deux participé à la défense de la ville de Lyon contre les troupes de la Convention[1].

Vers la fin de l'année 1793 et le début de l'année 1794, l'arrivée de La Motte dans le Vivarais et le Velay permet de redonner du souffle au mouvement contre-révolutionnaire initié par l'abbé Allier. Dès lors, Dominique Allier fait partie des auxiliaires les plus actifs et les plus efficaces de La Motte. C'est notamment lui qui fait le lien entre ce dernier et les chouans locaux. C'est ainsi qu'après l'exécution de la Motte le , le marquis de Mirabel lui obtient une nomination officielle comme chef des royalistes des Cévennes[1].

Le , alors qu'ils se cachaient dans le souterrain de la maison de Marie-Anne Théoleyre, veuve Brun, au bord des gorges de l'Ance, le marquis de Mirabel, Dominique Allier, l'abbé Aulagne et un jeune chouan nommé Jean-Baptiste Robert, sont trahis, arrêtés et emprisonnés au Puy. Dès le , d'importants groupes contre-révolutionnaires viennent du Vivarais, du Gévaudan, de Margeride et de Forez afin de les délivrer. Les révolutionnaires du Puy font alors déporter Allier et les siens à Lyon, afin qu'ils y soient jugés par un tribunal militaire[1]. Ils comparaissent finalement le 15 novembre et sont exécutés le [2].

RéférencesModifier

  1. a b c et d Albert Boudon-Lashermes, Les chouans du Velay : Le mouvement contre révolutionnaire dans l'ancien diocèse du Puy, , 468 p.
  2. a et b Jean Tulard (dir.), La Contre-Révolution, Paris, CNRS, , 527 p., p. 427.
  3. Officier, contre-révolutionnaire.