Domaine de Ryūkyū

La province de Ryūkyū comprend les îles Ryūkyū, y compris la préfecture d'Okinawa.

Le domaine de Ryūkyū (琉球藩, Ryūkyū-han?)[1] est un domaine (han) éphémère du Japon dans la zone de l'actuelle préfecture d'Okinawa et d'autres îles du Pacifique au bord de la mer de Chine orientale. L'histoire du domaine ne s'étend que de 1872 jusqu'en 1879[2].

GéographieModifier

Le domaine occupe la même zone que l'ancien royaume de Ryūkyū, comprenant une chaîne d'îles au sud du Kyūshū qui s'étend à partir de Tanega-shima à Hateruma-jima qui se trouve à proximité du 24e parallèle de latitude nord[3]. Il englobe les îles Ryūkyū, dont les îles Amami, l'île d'Okinawa, les îles Miyako et les îles Yaeyama.

HistoireModifier

Le royaume de Ryūkyū est vassal de la Chine impériale sous la dynastie Ming à qui elle verse un tribut.

En 1602, le clan Shimazu envahit et conquiert des îles au nord de l'archipel. le force à devenir son vassal également[réf. nécessaire]. Sous la dynastie Qing de Chine impériale, le royaume continue à payer un tribut et pratiquer des échanges.

En mars 1871, le Japon, représenté par Yanagiwara Sakimitsu (ja) signe un traité d'amitié avec la Chine (chinois : 《中日修好条规》 ; japonais : ({{{2}}}?)) qui reconnaît la double dépendance du royaume de Ryükyü.

En 1872, l'empereur du Japon nomme Shō Tai, roi du royaume de Ryūkyū (Ryūkyū-koku-ō (琉球國王?) : shinjitai : 琉球国王), roi du domaine de Ryūkyū (Ryūkyū-han-ō (琉球藩王?)) et l'intègre dans la liste de pairie kazoku sans son consentement. De ce fait, le royaume de Ryūkyū est reconfiguré en domaine de Ryūkyū (Ryūkyū-han (琉球藩?))[4],[5],[6]. Le roi et l'aristocratie des Ryūkyū se voient accorder des terres et des allocations de soutien durant cette période[7]. L'administration du domaine de Ryūkyū est établie sous la juridiction du ministère japonais des Affaires étrangères[6].

Après l'expédition de Taïwan de 1874, le rôle du Japon en tant que protecteur du peuple des Ryūkyū est reconnu, mais la souveraineté des îles Ryūkyū reste indéterminée. La fiction de l'indépendance est maintenue pour des raisons diplomatiques[8].

En 1875, la juridiction administrative sur les Ryūkyū est transférée du ministère des Affaires étrangères au ministère japonais des Affaires intérieures[6].

 
Ce monument marque le point le plus méridional du Japon, situé sur l'île Hateruma dans les îles Yaeyama.

Après 1879, les îles Ryūkyū deviennent partie intégrante du Japon[9]. L'administration de l'archipel est réorganisée en tant que préfecture d'Okinawa[10].

Notes et référencesModifier

  1. Parfois traduit par « province de Ryūkyū », bien que « province » au Japon est généralement une traduction de kuni dans l'usage courant.
  2. George H. Kerr, Ryukyu Kingdom and Province before 1945, , p. 156.
  3. Ernest Mason Satow, « The Geography of Japan », Transactions of the Asiatic Society of Japan sur Google Livres, vol. 1-2, p. 89.
  4. Kanenori Sakon Matsuo, The Secret Royal Martial Arts of Ryūkyū sur Google Livres, 2005, p. 40.
  5. George H. Kerr, Ryukyu Kingdom and Province before 1945, , p. 175.
  6. a b et c Man-houng Lin, « The Ryukyus and Taiwan in the East Asian Seas: A Longue Durée Perspective », Asia-Pacific Journal: Japan Focus,‎ (lire en ligne).
  7. Kanenori Sakon Matsuo, The Secret Royal Martial Arts of Ryūkyū sur Google Livres, 2005, p. 81.
  8. Ward H. Goodenough, Book Review: George H. Kerr, « Okinawa: the History of an Island People », The Annals of the American Academy of Political and Social Science, mai 1959, vol. 323, no 1, p. 165.
  9. Louis Frédéric, « Ryūkyū Islands », Japan Encyclopedia sur Google Livres, 2005, p. 801.
  10. Louis Frédéric, « Okinawa-ken », Japan Encyclopedia sur Google Livres, p. 746-747.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Lien externeModifier