Dissolution de la Tchécoslovaquie

processus qui a mené à la création de deux nations indépendantes, la Tchéquie et la Slovaquie

La dissolution de la Tchécoslovaquie, surnommée divorce de velours, est le processus politique qui conduit, en 1992, à la dissolution de la République fédérale tchèque et slovaque et à la partition et transformation de l'État tchécoslovaque en deux États indépendants : la Tchéquie, sous la forme de la République tchèque, et la Slovaquie, sous la forme de la République slovaque.

La Tchécoslovaquie, au temps de la République socialiste, avec ses deux composantes d’alors : la République socialiste tchèque et la République socialiste slovaque.

HistoireModifier

Elle voit son origine lorsque la révolution de Velours, qui s'est déroulée du au , mettant fin au régime communiste de la République socialiste tchécoslovaque. Le leader de la contestation, le dramaturge dissident Václav Havel, est alors élu à la présidence de la fédération qui est bientôt rebaptisée « République fédérale tchèque et slovaque ».

Mais les dissensions et les divergences d’intérêts entre les deux composantes nationales du pays furent telles que la désignation de Vladimír Mečiar et Václav Klaus à la tête des gouvernements slovaque et tchèque ne put rien changer, les Slovaques réclamant notamment plus de décentralisation, alors que Prague souhaitait un gouvernement fédéral plus fort.

Des négociations ont lieu durant l'été entre les deux parties afin de tenter de trouver une issue à la crise. Mais, le , le parlement slovaque adopte la déclaration d'indépendance de la nation slovaque. Six jours plus tard, Vladimír Mečiar et Václav Klaus se rencontrent à Bratislava et s'accordent finalement sur la séparation du pays. Václav Havel, opposé à la partition, démissionne le  ; le Premier ministre Jan Stráský, qui a remplacé Marián Čalfa, assure l'intérim à la tête de l'État tchécoslovaque[1].

Le , l'assemblée fédérale divise formellement les territoires tchèque et slovaque. Le , un acte constitutionnel établit le calendrier de la dissolution de la Tchécoslovaquie, qui devient effective le à minuit.

Le , Václav Havel redevient chef de l'État en tant que président de la nouvelle République tchèque indépendante. Michal Kováč devient président de la République slovaque, tandis que Václav Klaus et Vladimír Mečiar restent à la tête de leurs gouvernements respectifs[2].

Notes et référencesModifier

  1. Jaroslava Gissübelová, « Il y a vingt ans, la Tchécoslovaquie vivait ses derniers jours », sur Radio Praha, (consulté le ).
  2. Laura Andrieu, « Vingt-cinq ans après le « divorce de velours », Tchèques et Slovaques conservent des relations exemplaires », sur Le Figaro, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Dans la fictionModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier