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Delphine de Cool
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Marie Marcelle Delphine Fortin dite Delphine de Cool, de Cool-Fortin et parfois de Cool-Arnould, est une artiste peintre, enseignante et spécialiste de la peinture sur émail française, née le à Limoges et morte le .

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BiographieModifier

 
Homme fumant une cigarette (1880), huile sur toile, Warrington Museum & Art Gallery.

Delphine Fortin est la fille de Paul Marie Fortin (1809-1862), originaire de Limoges, peintre sur porcelaine, qui jouissait d'une certaine réputation sur la région, et d'Ursule Bruage, fille d'un lieutenant-colonel de l'Empire.

Son père la forme très jeune à l'art de l'émail et de la peinture sur porcelaine où elle se montre très douée. Elle est recrutée, comme fournisseur en modèles et copie des grands maîtres, par la Manufacture de Sèvres entre 1860 et 1876. Ce travail figure au musée Adrien Dubouché.

En 1850, elle épouse Alexandre de Cool (1826-1878), homme de lettres, qui partit au Brésil faire fortune en 1874 mais sans succès. Il traduisit quelques ouvrages du portugais[1]. Ils eurent trois enfants, dont l'un, Gabriel de Cool, devient peintre.

Vers 1855, la famille Cool quitte Limoges pour Paris. Désormais, elle signe ses œuvres « Delphine de Cool ».

En 1890, elle épouse en secondes noces Arthur Arnould, écrivain et journaliste engagé. Elle prend ensuite la tête d'une institution fondée par Élisa Lemonnier, appelée l'école des jeunes filles de l'Arbre-Sec, où elle forma de nombreuses jeunes filles à l'art de l'émail sur cuivre, dont Marie Puisoye (1855-1942). Cette même année, elle publie chez Édouard Dentu le Traité de peintures vitrifiables sur porcelaine dure et porcelaine tendre sur émail et qui connaît un certain succès en Angleterre. Elle rejoint la Société des gens de lettres.

Elle est membre de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman's Building[2] : non seulement elle expose ses peintures mais aussi ses création sur porcelaine. Son essai figure dans la Woman's Library montée à cette occasion et son mari, sous le nom de A. Matthey, produit un petit essai sur son art.

BibliographieModifier

  •   « Madame Delphine de Cool Arnoult », par Camille Leymarie, in Limoges illustré, 1er juin 1906, pages 2134-2135 — sur Gallica.
  •   « COOL, Delphine de » in Dictionnaire de l'artisanat et des métiers, Paris, Institut supérieur des métiers / Le Cherche-midi, 2009, page 115.

Notes et référencesModifier

  1. (pt) Les Lusiades de Camões, Rio de Janeiro, 1876 — Notice en ligne.
  2. (en)French Women Painters: 1893 Chicago World's Fair and Exposition par K.L. Nichols, sur arcadiasystems.org, en ligne.

Article connexeModifier

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