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Dévoluy (région naturelle)

région naturelle des Alpes francaises
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Dévoluy
Le Dévoluy, un soir de juillet
Le Dévoluy, un soir de juillet
Massif Massif du Dévoluy (Alpes)
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Communes Dévoluy
Coordonnées géographiques 44° 44′ nord, 5° 54′ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Dévoluy (région naturelle)
Orientation nord
Longueur 12 km
Type Vallée glaciaire
Écoulement Souloise
Voie d'accès principale D 537, D 937, D 117, D 17

Le Dévoluy est la région naturelle correspondant au bassin de la Souloise et de ses affluents, au cœur du massif du Dévoluy, dans les Hautes-Alpes.

GéographieModifier

Le Dévoluy est un « pays » des Hautes-Alpes délimité à l'ouest par le chaînon du Grand Ferrand, au nord par l'Obiou et le Gicon, à l'est par la montagne de Faraut et au sud par le pic de Bure. L'accès peut se faire par le col du Festre (au sud), le col du Noyer (à l'est, fermé en hiver) et par le défilé de la Souloise (au nord) par lequel s'écoule la rivière éponyme vers le lac artificiel du Sautet et le Drac, à la limite avec le département de l'Isère.

Le point culminant de la vallée est la Grande Tête de l'Obiou (2 789 m).

HistoireModifier

Des traces de passage d'hommes du Néolithique (3000 à 2500 ans av. J.-C.) ont été récemment trouvées en divers lieux. Mais les premiers indices d'habitat permanent en Dévoluy ne remontent pas en deçà du VIIIe siècle de notre ère. Après la mort de Charlemagne (814) le Dévoluy, comme le Champsaur voisin, passe de main en main : Francie médiane, Bourgogne, Provence. Au XIe siècle, le comte de Forcalquier, vassal du dauphin de Viennois, dispute au comte de Provence l'autorité sur la région, avant de réaliser par mariage l'alliance des deux familles.

 
Mère Église, Saint-Disdier-en-Dy ; au fond, l'Obiou.

Mais le lointain souverain, bourguignon ou provençal, importe moins que le suzerain local. Autour de l'an Mil, ce sont les comtes de Die qui possèdent l'essentiel des terres du Dévoluy. En 1176, Hugues d'Aix épouse la dernière fille du comte de Die et transmet la seigneurie à son fils Guillaume Artaud d'Aix. Au XVe siècle le domaine est partagé entre Raymond de Montauban et sa sœur Marguerite, épouse de Sochon Flotte. Chacune de ces lignées divisera encore ses propriétés, dont une partie échoiera en 1610 au duc de Lesdiguières.

La Réforme protestante touche peu le Dévoluy, ou du moins n'y suscite pas de violences comme ce fut le cas dans toute la région. On signale seulement quelques adeptes de la « Religion Prétendue Réformée » à la Cluse et à Agnières, liés à l'église de Corps, cependant que l'évêque de Gap se plaint de l'état d'abandon et de délabrement dont ses églises sont l'objet, et que les religieux de Durbon et les moniales de Bertaud peinent à percevoir les redevances qui leur sont dues pour leurs propriétés en Dévoluy.

La Révolution de 1789 ne toucha pas plus les habitants du Dévoluy : pauvres ils étaient, pauvres ils restèrent, soumis à la « grande peur » de l'été 1789, gardant en secret leur curé, et laissant les nouvelles autorités débaptiser leurs villages de leurs noms cléricaux : Didier-la-Baume et Étienne-le-Canton n'eurent qu'une vie très brève. Jean-François de Pina de Saint-Didier, descendant des Artaud de Montauban, troisième marquis de Saint-Disdier, Agnières et autres lieux, fut maire de Grenoble à l'issue de la Révolution.

AdministrationModifier

Autrefois composée de quatre communes (Agnières-en-Dévoluy, Saint-Étienne-en-Dévoluy, Saint-Disdier et La Cluse) qui ont fusionné au 1er janvier 2013, la vallée n'en compte plus qu'une seule : Dévoluy.

ÉconomieModifier

 
Moutons du Dévoluy, juillet 2009

ÉlevageModifier

L'élevage ovin est toujours pratiqué dans le Dévoluy.

Le retour du loup et sa relative prolifération créent beaucoup de tensions chez les éleveurs et les élus d'une part[1],[2] et les associations écologistes d'autre part[3], les attaques étant fréquentes malgré la surveillance, les clôtures et les chiens[4],[5].

Stations de skiModifier

Le Dévoluy possède deux stations de ski qui sont SuperDévoluy (1966) et la Joue du Loup (1976) constituant le domaine skiable du Dévoluy, deux stations qui constituent l'essentiel de l'activité économique du Dévoluy été comme hiver[réf. nécessaire].

En effet, elles emploient plus de 50 personnes durant la saison hivernale et ont un chiffre d'affaires se stabilisant autour de 9 millions d'euros depuis 2008.[réf. nécessaire]

Cela permet la construction de remontées mécaniques plus performante comme en 2013-2014 le TSD6 du Sommarel qui permet d'accéder au haut du domaine plus facilement. Grâce à ces investissements, le Dévoluy attire de plus en plus de touristes.[réf. nécessaire]

Lieux et monumentsModifier

La Mère-Église, sur l'ancienne commune de Saint-Didier, est l'une des plus anciennes chapelles des Hautes-Alpes. Cette bâtisse est classée monument historique depuis 1927.

Les sources des Gillardes sont la deuxième résurgence de France et se situent à la frontière entre le Dévoluy et le département de l'Isère.

L'interféromètre du plateau de Bure est perché à plus de 2 550 m d'altitude, mais est fermé au public. Son téléphérique privé est le plus long téléphérique à va-et-vient de France.

Dans la cultureModifier

Le Dévoluy est décrit ainsi dans Les Misérables de Victor Hugo en 1862[6] :

« Voyez les montagnards de Dévolny (sic), pays si sauvage qu'on n'y entend pas le rossignol une fois en cinquante ans. »

Notes et référencesModifier

  1. « Le maire qui veut « primer les chasseurs qui tueraient le loup » », sur ledauphine.com, (consulté le 3 octobre 2014)
  2. « Trois loups vont être abattus dans les Hautes-Alpes - France 3 Alpes », sur France 3 Alpes, (consulté le 3 octobre 2014)
  3. « Loups chassés lors de battues : le recours des associations rejeté », sur L'e-media 05, (consulté le 3 octobre 2014)
  4. « Quatre béliers égorgés à Agnières-en-Dévoluy - France 3 Provence-Alpes », sur France 3 Provence-Alpes, (consulté le 3 octobre 2014)
  5. « Stratégie des éleveurs face aux attaques des loups », sur Web-agri, (consulté le 3 octobre 2014)
  6. Les misérables disponible sur Gallica, p. 23

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