Cubano-Américains

Cubano-Américains

Populations significatives par région
Population totale 1 785 547 (2010)[1]
Autres
Langues Anglais, espagnol
Religions Catholicisme
Ethnies liées Hispaniques et Latino-Américains

Les Cubano-Américains sont les citoyens et résidents des États-Unis d'origine cubaine.

Lors du recensement de 2010, 1 785 547 personnes s'identifient comme cubano-américaines, soit 0,6 % de la population des États-Unis et 3,5 % de la population hispaniques et latino[1].

Avec 1 213 438 personnes s'identifiant comme cubano-américaines lors du recensement de 2010, la Floride concentre 68 % de la population cubano-américaine[1].

Les migrants cubains bénéficient d'un traitement privilégié par rapport aux autres migrants latino-américains et sont plus facilement régularisés[2].

L’extrême droite cubaine détient depuis les années 1960 une forte influence à Miami, en raison de son pouvoir économique, du soutien de certains gouvernements notamment issus du Parti républicain, et au contrôle d'une grande partie des médias : deux quotidiens, Diario las Américas et El Nuevo Herald, six stations de radio (La Poderosa, Radio Mambi, WQBA, etc), et la chaine de télévision locale Canal 41. Pourtant, son influence tend à décliné notamment dans les années 2000, une part croissance de la communauté cubano-américaine souhaitant une normalisation diplomatique avec l'ile afin de voyager ou y investir[2].

Lors de la présidentielle de novembre 2000, George Bush a obtenu quatre fois plus de voix que son rival démocrate Al Gore auprès de la communauté cubaine de Miami[3]. Le vote en faveur du Parti républicain est cependant en recul lors de la présidentielle de 2012[4]. Au Congrès, les élus issus de cette communauté, qu'ils soient républicains ou démocrates, militent contre tout rapprochement avec l'ile. Ils y ont un poids déterminant, ayant notamment présidé les commissions des affaires étrangères du Sénat (Robert Menendez) et de la Chambre des représentants (Ileana Ros-Lehtinen)[4].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) « Hispanic or Latino by Type: 2010 », sur factfinder.census.gov.
  2. a et b « Miami se lasse de l'extrême droite cubaine », sur Le Monde diplomatique,
  3. « Chez les miliciens de Miami. Anticastristes, pas terroristes ! », sur Courrier international,
  4. a et b Patrick Howlett-Martin, « Dégel sous les tropiques entre Washington et La Havane », sur Le Monde diplomatique,

Voir aussiModifier