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Il existe à ce jour quatre types de contraception utilisé par les hommes.

Sommaire

Méthodes barrièresModifier

PréservatifModifier

Article détaillé : Préservatif.

Indice de Pearl en utilisation optimale: 3

Indice de Pearl en pratique courante: 14[1]

Le préservatif ou condom est un étui mince et souple, imperméable au sang ainsi qu'aux sécrétions vaginales et péniennes, fabriqué en latex ou en polyuréthane. Il en existe deux types : le préservatif masculin et le préservatif féminin, d'introduction plus récente. Le premier est aussi nommé plus familièrement capote, ou capote anglaise en français européen.

Le préservatif, correctement utilisé lors d'une relation sexuelle, est le seul contraceptif qui protège également des infections sexuellement transmissibles (IST).

Le préservatif masculin est très fiable lorsqu’il est bien utilisé (98 %), il protège de plus des IST et n’implique aucun traitement hormonal. Le préservatif masculin est à usage unique et se pose à l’occasion de chaque rapport sur le pénis en érection.

Gel contraceptifModifier

Le RISUG (Reversible Inhibition of Sperm Under Guidance), anciennement dénommé SMA, est le nom de développement d'un contraceptif masculin développé à l'Institut indien de technologie de Kharagpur en Inde par le Dr Sujoy K. Guha. Il est actuellement en phase III des essais cliniques (visant à établir l'efficacité et la tolérance du contraceptif masculin). Ce dernier a été breveté en Inde, en Chine, au Bangladesh, aux États-Unis et au Canada.

Aux États-Unis (procédé VASALGEL), des essais chez le lapin ont semblé très bons. Chez le babouin, les premiers résultats obtenus étaient en revanche très mitigés

L’interrupteur à spermeModifier

Clemens Bimek est Allemand et charpentier de profession. Il s'est fait implanter un nouveau contraceptif pour homme qu'il a inventé, une sorte d'interrupteur qui autorise ou empêche l'écoulement de sperme[2].

Selon l’article publié dans le Spiegel, l’idée lui serait venue il y a 20 ans alors qu’il regardait un documentaire sur la contraception à la télévision. Il s’est alors demandé s’il était possible de contrôler l’écoulement du sperme avec une simple valve.

Aujourd’hui, la valve qu’il a développée va être implantée dans le corps de 25 patients volontaires. Les petites valves font moins de 2 cm de long et pèsent moins de 2 grammes. Elles sont implantées sur les canaux déférents (ce sont les tuyaux qui permettent au sperme d’aller des testicules à la prostate) au cours d’une opération chirurgicale en anesthésie locale. L’opération ne dure que 30 minutes et ressemble à une vasectomie.

Méthode hormonaleModifier

L’Organisation Mondiale de la Santé valide une méthode de contraception hormonale masculine très efficace mais très peu prescrite. Certes elle peut provoquer d’éventuels effets secondaires, mais ils sont assez semblables à ceux de la pilule. Certes son utilisation est limitée à 18 mois, mais la seule raison en est que des études plus longues n’ont pas été menées.

Le traitement utilisé est l’énanthate de testostérone en solution injectable huileuse à la dose de 200 mg injectés en intramusculaire profonde une fois par semaine[3],[4].

Méthode de stérilisationModifier

VasectomieModifier

Article détaillé : Vasectomie.

Indice de Pearl en utilisation optimale: 0.1

Indice de Pearl en pratique courante: 0.15[1]

La vasectomie[5] ou ligature des canaux déférents[6] est une opération chirurgicale utilisée comme méthode de stérilisation ou de contraception (réversibilité). Elle consiste à sectionner ou bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes chez des individus mâles.

La stérilisation masculine, plus connue sous le nom de vasectomie, est une opération définitive qui consiste à obturer ou sectionner les canaux déférents qui permettent le passage des spermatozoïdes des testicules à la verge. Cette intervention chirurgicale est réalisée par un urologue ou un uro-andrologue et ne dure que quelques minutes. À la suite de l’intervention, l’homme peut toujours avoir des érections et éjaculer, en revanche, son sperme est dépourvu de spermatozoïdes. La stérilisation masculine est un contraceptif efficace à 99,8 %[5]

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Méthodes dites "naturelles"Modifier

Contraception masculine thermique par remontée testiculaireModifier

Indice de Pearl en utilisation optimale: 0.6

Indice de Pearl en pratique courante: 0.8[réf. nécessaire]

Elle est actuellement utilisée par plus d'une centaine d'hommes en France.

La méthode thermique consiste a augmenter légèrement la température des testicules grâce à la chaleur corporelle à l’aide d’un sous-vêtement adapté[7],[4]

Depuis 2007, il a été défini le seuil contraceptif masculin. Que ce soit pour une méthode thermique ou hormonale, il est de 1 million de spermatozoïdes/millilitre par éjaculat[8],[9].[10]. En effet, sur les 50 couples suivis durant 537 cycles de grossesse, une seule a été constatée suite à une mauvaise utilisation de la technique[10]. L'indice de Pearl serait donc inférieur à 0,5 et cette contraception peut être considérée comme efficace selon les normes de l'OMS.

Le retraitModifier

Indice de Pearl en utilisation optimale: 1 à 9

Indice de Pearl en pratique courante: 20[1]

L'homme se retire du vagin de sa partenaire avant d'avoir éjaculé. Si l'éjaculation n'a pas lieu dans le vagin (ni juste à l'entrée du vagin), cela réduit les risques de grossesse.

Le coït interrompu consiste, comme son nom l’indique, à se retirer du vagin de la femme quelques secondes avant l’éjaculation. Si en théorie cette méthode est fiable à 96 %, en pratique, elle ne l’est qu’à 78 %. Ce mode de contraception est 100 % naturel mais ne protège pas contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

ConclusionModifier

Toutefois, dans le cadre de la prévention des infections sexuellement transmissibles, le préservatif masculin est le seul moyen démontré efficace pour lutter contre la transmission des infections sexuellement transmissibles. Les hommes ont à l'heure actuelle plusieurs solutions pour assumer la charge contraceptive. Certaines sont bien connues et d'autres ont du mal à s'imposer par manque d'information.


Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Efficacité des moyens contraceptifs », sur www.ameli.fr (consulté le 7 février 2019)
  2. « Contraceptif pour homme : l'interrupteur à sperme », sur Ubergizmo France, (consulté le 7 février 2019)
  3. « Méthode hormonale | » (consulté le 7 février 2019)
  4. a et b J-C Soufir et R. Mieusset, « Guide pratique d'une contraception masculine hormonale ou thermique », Andrologie, Point de vue de l'expert, SALF,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Association pour la recherche et le développement contraception masculine (ARDECOM), « La vasectomie », sur www.contraceptionmasculine.fr (consulté le 12 février 2019).
  6. « Vasectomie et chirurgies contraceptives déférentielles :aspects légaux et techniques | Urofrance », sur www.urofrance.org (consulté le 1er mars 2019)
  7. « La CMT | » (consulté le 7 février 2019)
  8. World Health Organization Task Force on Methods for the Regu- lation of Male Fertility, Gui-Yuan Z, Guo-Zhu L, et al . Contraceptive efficacy of testosterone-induced azoospermia in normal men . Lancet 1990;336:955-9 - https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1977002 -
  9. « Contraception masculine : l'avenir est dans le slip... chauffant », LA DEPECHE,‎ (lire en ligne)
  10. a et b Jean-Claude Soufir, « Hormonal, chemical and thermal inhibition of spermatogenesis: contribution of French teams to international data with the aim of developing male contraception in France », Basic and Clinical Andrology, vol. 27,‎ , p. 3 (ISSN 2051-4190, DOI 10.1186/s12610-016-0047-2, lire en ligne, consulté le 19 mars 2018)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Claude Soufir, Roger Mieusset, La contraception masculine, Springer, 2013 (ISBN 978-2-8178-0345-6)
  • Huygues Eric, Nohra Joe, Vezzosi Delphine, Bennet Antoine, Caron Philippe, Mieusset Roger, Bujan Louis, Plante Pierre, Contraceptions masculines non déférentielles : revue de la littérature, Progrès en Urologie, 17, 2007.
  • Davidson Andrew R., Ahn Kye Choon, Chandra Subhas, Diaz-Guerro Rogelio, Dubey D. C. and Mehryar Amir, « Contraceptive choices for men: Existing and potential male methods. », rapport préparé pour être présenté au « Seminar on Determinants of Contraceptive Method Choice », 26-29 août, East West Population Institute, Honolulu, Hawaii, 1985

Liens externesModifier