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Codage des caractères sur carte perforée

Le codage des caractères sur carte perforée est la pratique consistant à associer un ensemble de perforations différent d'une carte perforée à chaque caractère, ce qui permet d'y enregistrer un texte.

HistoireModifier

 
Carte de 1890

En 1890, on répartit les perforations arbitrairement sur la carte (recensement Hollerith de 1890)[1].[incompréhensible]

On ne peut pas alors à proprement parler de codage de caractère, puisque les caractères ne sont que marqués et que la notion de numérotation n'existe pas encore sur le support.[incompréhensible]

Codage sur un nombre fixe de bitsModifier

Le codage de caractère sur un nombre fixe de bits apparaît dans le code Baudot, ainsi que la notion de séquence d'échappement.

Le codage de caractères sur un nombre fixe de bits est repris dans un contexte industriel sur des cartes perforées.

En raison de l'existence de brevets le codage Hollerith de IBM n'est pas utilisé par Bull. Ce manque d'interopérabilité fragmenta le marché entre "clients IBM" et "clients Bull".

Le codage Bull n'utilise que onze ligne de perforation soit une de moins qu'IBM tout en codant autant de caractères[2]. En Bull, les chiffres de zéro à neuf sont utilisés pour le numérique. Les doubles combinaisons utilisées pour les lettres sont différentes et portent sur les bits 9, 8, 7. Ainsi le A était représenté par les combinaisons de perforations 7 et 11, B par 7 et 0, C par 7 et 1 etc.

Vers le changement de siècle développement d'un codage performant sur cartes perforées pour le recensement étatique. Le produit fut ensuite commercialisé par le Tabulating Machine Co.[3].

    • Western Union en utilisa une version modifiée jusque dans les années 1950. L'espace et la sonnerie avaient été ajoutées.
    • Dans les années 1930, le CCITT a introduit le International Telegraph Alphabet No. 2 (ITA2) code comme standard international, basé sur l' Western Union code modifié. Les États-Unis ont standardisé une version de l'ITA2 comme American Teletypewriter code (USTTY) qui était une base de 5-bit teletypewriter codes jusqu'aux débuts de l'ASCII 7 bits en 1963.
  • SIXBIT (1968 et 1954) : 64 codes (6 bits), stocke six bits caractères par mot mémoire (PDP-10)

Six-bit BCD était utilisé par IBM sur les premiers ordinateurs comme le IBM 704 en 1954[4]. Par la suite, il donne naissance à l'EBCDIC.

IllustrationsModifier

1964Modifier

Cette carte de 1964 fait apparaître la correspondance entre les caractères et leur représentation binaire de l'époque.

 
Une carte perforée 80 colonnes d'IBM d'un des types les plus utilisés au XXe siècle. La photographie fait apparaître le jeu de caractère EBCDIC de 1964, qui ajoutait de nouveaux caractères aux caractères précédents.

FortranModifier

 
Carte perforée contenant la ligne d'instruction «Z(1) = Y + W(1)»

Standard 5081Modifier

 
Carte Standard 5081 d'un fournisseur non-IBM. Notez les coins. L'instruction commence en colonne 10 et dit «EXEC PROC=SLINK,TESPGM =DADK,ACCT=DADK » Les premières colonnes sont marquées «//STEP2»

Carte cyrilliqueModifier

 
La carte complétée en mode texte (ligne «C 10,05 définition des adresses ACTIFS MISE EN ŒUVRE DE paramètre Tâche" texte original:"С*10,05 ОПРЕДЕЛЕНИЕ АДРЕСА АКТИВНОЙ РЕАЛИЗАЦИИ ПАРАМЕТРА ЗАДАЧИ")

Les cartes cyrilliques soviétiques utilisaient le même principe de codage que les cartes anglaises ou américaines; les caractères ne correspondant pas bénéficiaient de perforations supplémentaires.

IBMの96 caractèresModifier

 
IBMのSystem/3 lignes soit 96 caractères

Lorsque la perforation n'était plus une opération compliquée, il est devenu possible de perforer plus de bits simultanément pour un même caractère, comme cela se faisait déjà depuis longtemps dans le code Baudot. IBM l'a fait en convertissant le codage précédent pour les lettres et les chiffres.

  • Chaque perforation de chiffre 0 à 9 des cartes perforées précédentes devenait codée en décimal codé binaire (DCB/BCD), il s'agit des lignes de bits 1, 2, 4 et 8 sur la carte, offrant 10 valeurs.
  • Le principe des deux perforations supérieures restaient offrant quatre possibilité[5] Les mêmes caractères qui étaient auparavant codés sur douze bits n'étaient dès lors plus codés que sur six bits.

Notes et référencesModifier