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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Genoud.
Claude Genoud
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CharmeyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Claude Genoud, né le à Châtel-Saint-Denis et mort le à Charmey, est une personnalité politique suisse, membre du parti conservateur chrétien-social.

BiographieModifier

Originaire de Châtel-Saint-Denis. Catholique. Son père Oscar, industriel, était conseiller national et sa mère était Marie Marguerite Antonie Deschenaux. Il est le troisième de huit enfants. Il épouse Trudy Bäumle. Son frère Hubert a été préfet de la Veveyse de 1942 à 1961.

Il suit le Collège Saint-Michel à Fribourg, études complétées au Collège des bénédictins de Sarnen, où il décroche une maturité en 1933. Il fait ensuite des études d’ingénieur électricien à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Dès 1941, il est directeur d’une fabrique de laine de bois, un héritage familial.

Député du district de la Veveyse au Grand Conseil de 1946 à 1956, il siège à la Commission d’économie publique. Il préside la commission des routes communales. Le Grand Conseil l’élit à sa vice-présidence en vue d’une présidence en 1957. Élu au Conseil communal, chargé des eaux et des écoles, il devient syndic de Châtel-Saint-Denis en 1950 et le reste jusqu'en 1956. Claude Genoud est candidat au Conseil national en 1955.

Élu tacitement au Conseil d'État le 16 juin 1956 à la mort de Maxime Quartenoud, il y siège encore pendant trois législatures jusqu'en 1971. Il y assume d’abord brièvement la Direction de la Police et de la Santé publique, puis après les élections générales de 1956 la Direction des Travaux publics. Claude Genoud préside le Conseil d'État en 1961 et 1967 (obtenant le chiffre record de 123 suffrages au moment de sa deuxième élection). Il joue un rôle important dans le développement du réseau routier cantonal.

Il dote le canton des bases légales adaptées à la motorisation (notamment la loi sur les routes, la loi sur l’imposition des véhicules). Il lutte avec succès pour faire admettre l’A12 dans le réseau des routes nationales suisses et imposer une artère à quatre voies que la Confédération voulait limiter à trois au départ. Cette route nationale a favorisé l’essor économique du sud du canton de Fribourg (districts de la Veveyse et de la Gruyère). La création d’un Office cantonal d’aménagement du territoire souligne l’importance accrue du plan d’aménagement que le canton est appelé à établir en vue d’assurer une utilisation judicieuse du sol et une occupation rationnelle du territoire (art. 22 quater de la Constitution fédérale adopté en 1969).

À l’armée, il est major des troupes d’aviation.

SourcesModifier

  • Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’Etat fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions La Sarine, (ISBN 978-2-88355-153-4)
  • Marius Michaud, article Genoud, Claude dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  • Annuaire officiel du canton de Fribourg
  • Le Messager et La Gruyère (sept. 1950) au sujet de la date d'élection à la fonction de syndic.