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Cité Godot-de-Mauroy

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Cité Godot-de-Mauroy
(supprimée en 1880)
Image illustrative de l’article Cité Godot-de-Mauroy
Cité Godot de Mauroy entrée au 26 rue Marbeuf en 1875
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Quartier des Champs-Élysées
Début 19 (anciennement 29) Avenue Montaigne
Fin 6 (anciennement 26) Rue Marbeuf
Morphologie
Longueur 200 m
Historique
Création 1812
Dénomination Cité Godot-de-Mauroy
Ancien nom Cité Montaigne

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Cité Godot-de-Mauroy (supprimée en 1880)

La Cité Godot-de-Mauroy ou Cité Montaigne est une ancienne rue qui était située dans l’ancien 1er arrondissement de Paris à sa création, dans le 8e lors de sa suppression.

Origine du nomModifier

Le nom est celui de l’ancien propriétaire du terrain, également celui de l’actuelle rue Godot-de-Mauroy dans le 9e arrondissement de Paris.

SituationModifier

La cité perpendiculaire à l’avenue Montaigne était située entre cette avenue et la rue Marbeuf. D’après le plan cadastral de 1876, la cité était moins étroite que les autres passages qui existaient entre l’avenue Montaigne et la rue Marbeuf, « passage des 12 maisons » au sud, «passage Guillard » au nord, avant le lotissement du quartier en 1880,.

HistoriqueModifier

La cité constituée à partir d’un chemin donnant accès à des jardins avant l’urbanisation du site, fut ouverte en 1812 sur un terrain appartenant aux héritiers de Godot-de-Mauroy. Au milieu du XIXe siècle, la cité était principalement occupée par les ateliers et logements d’artisans de fabrication et d’entretien de voitures : serruriers, carrossiers. Elle disparut en 1881 absorbée par la rue du Boccador tracée avec les autres rues environnantes dans un lotissement qui supprima les passages entre l’avenue Montaigne et la rue Marbeuf.

Siège de l’invention du vélocipède à pédalesModifier

Le vélocipède à pédales aurait été inventé en 1861 par Pierre Michaux et son fils Ernest au 7 Cité Godot-de-Mauroy. Pierre Michaux y avait installé vers 1858 une entreprise de serrurerie en voitures qui fabriquait également des tricycles. Ernest, un des 4 fils de Pierre, âgé alors de 19 ans ayant trouvé fatigant pour les jambes l'usage d'une draisienne, aurait eu l'idée d'adapter un repose-pieds sur la roue avant. Il en parla à son père qui lui aurait conseillé d'adapter plutôt une manivelle qui permettrait de faire tourner la roue avant[Note 1]. Pierre Michaux qui aurait construit une centaine de vélocipèdes en 1862 acheta en 1863 ce bâtiment du no 7 comprenant un atelier de 102 m2, une boutique et six chambres d’ouvriers aux étages puis le bâtiment voisin du no 5 en 1868 pour loger ses ouvriers[1].

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Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Keizo kOBAYASHI, Histoire du vélocipède de Drais à Michaux, Tokyo, Bicycle culture center, , 406 p. (ISBN 2950812104), p. 83-110

NotesModifier

  1. Pierre Michaux est le premier fabricant connu de vélocipèdes en série mais le seul témoignage de son fils Henry ne permet pas de lui attribuer avec certitude la paternité de l’invention de l'adaptation de la pédale sur la roue avant, revendiquée également par Pierre Lallement

BibliographieModifier

Articles connexesModifier