Charles Marchetti

ingénieur aéronautique au sein de la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est, concepteur de l'Alouette
Charles Marchetti
Naissance
Metzeresche, District de Lorraine (Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand)
Décès (à 75 ans)
Nanterre, Hauts-de-Seine (Drapeau de la France France)
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines aéronautique
Influencé par André Vautier
Renommé pour SNCASE SE.3130 Alouette II

Charles Marchetti, né le à Metzeresche, district de Lorraine, et mort le à Nanterre, Hauts-de-Seine, est un ingénieur français du domaine aéronautique, créateur de l’hélicoptère Alouette II.

BiographieModifier

FormationModifier

On peut qualifier d’exemplaire le parcours de cet homme modeste qui, à 10 ans, gardait des chèvres non loin de l’aérodrome de Yutz. Après des études en mathématiques spéciales au lycée Robert Schuman de Metz, il intègre l’École nationale de l’aéronautique (« Sup'Aéro ») à Paris. Diplômé ingénieur, ce passionné de vol à voile construit plusieurs modèles de planeurs au sein de la société « Sports Aériens » de Castelnaudary, avant d’entrer en 1942 à la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est (SNCASE). En 1943, lorsque les Allemands tentent de le réquisitionner pour leur propre industrie aéronautique, Charles Marchetti opte pour la Résistance. À la Libération de la France, il reprend son activité à la SNCASE[1].

En 1950, il est nommé chef de la section « hélicoptères » par le président de la SNCASE, Georges Héreil et le directeur technique André Vautier. Il s’entoure d’une équipe de premier ordre, dont l’ingénieur René Mouille et les pilotes d'essai Jacques Lecarme, Henri Stackenburg et un jeune polytechnicien, Jean Boulet[2]

Il réalise l'Alouette I à moteur à pistons Salmson 9 NH de 203 ch que Jean Boulet fait voler le [2] mais abandonne celui-ci au profit de la turbine à gaz, une Turbomeca Artouste, plus légère et puissante, pour réaliser une machine plus performante, désignée « Alouette Il»[3]. Elle effectue son premier vol le , toujours pilotée par Jean Boulet[2].

Cet hélicoptère et son successeur, l’ « Alouette III », seront fabriqués à 3670 exemplaires[3] vendus dans le monde entier, contribueront à sauver de nombreuses vies[1] lors de missions de sauvetage.

Charles Marchetti réalise ensuite des hélicoptères plus lourds, le Sud-Aviation SA321 Super Frelon[3] et le Sud-Aviation SA330 Puma bi-turbine, des appareils détenteurs de nombreux records mondiaux de vitesse et d’altitude toutes catégories[1]. Homme de caractère, exigeant et entier, il n'accepte pas de n'avoir pas été suivi et en 1964, quitte la société Sud-Aviation. Il devient conseiller chez Bertin puis directeur général de la « Société d’Étude et de Développement des Aéroglisseurs Marins » (SEDAM) où il réalise le Naviplane N500, un aéroglisseur commercial de grande capacité. En 1968 il fonde sa propre société, spécialisée dans l’étude d’hélicoptères nouveaux[1],[3].

Il décède à Nanterre, Hauts-de-Seine, le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris[1].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Bernard Marck (préf. Pierre Clostermann), Dictionnaire universel de l'aviation, Paris, Tallandier, , 1128 p. (ISBN 978-2-847-34060-0, OCLC 62293117)
  2. a b et c Jean-Marie Potelle, « Le 12 mars 1955, l’Alouette II faisait son premier vol ».
  3. a b c et d Jacques Noetinger, « Charles Marchetti, l'entreprenant », Air & Cosmos, no 973,‎ (lire en ligne).
  4. Fabrice Loubette, « Charles Marchetti », sur Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique, .

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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