Catinou et Jacouti

film de Christian Attard, sorti en 2003

Catinou et Jacouti (Catinon e Jacotin en orthographe occitane normalisée) sont des personnages imaginaires comiques recréés par Charles Mouly en 1945, à Toulouse.

Catinou[1] est une grosse femme de caractère, au verbe leste. Jacouti est son mari, falot, maigrichon, alcoolique de surcroît. Leurs aventures se situent à Mingecèbes (hameau de la commune de Saint-Lys).

Catinou et Jacouti furent d'abord des saynètes burlesque de la vie populaire en Occitanie jouées, en occitan et français, au théâtre par Gaston Dominique, mais aussi à Radio Toulouse. Le succès, de ce burlesque francitan, fut immense dans le Sud-Ouest de la France dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les Aventures de Catinou et Jacouti est également un moyen métrage réalisé en 2003 par Christian Attard d'après l’œuvre de Charles Mouly.

Notes et référencesModifier

  1. Catinou, une marchande des quatre-saisons mature, est créée le 4 décembre 1927 par l'hebdomadaire Le Cri de Toulouse, en remplacement définitif de Piroulet. « Mère Catinou » y est dépeinte comme étant la « Reine de la Commune libre de Toulouse ». Couroussée, elle est aussi dépeinte par « Nad » comme étant la « Grande vedette Catinou », ou encore la « Mère Angot toulousaine », venue spontanément avec sa « baladeuse des trente-six saisons » -ou « brouette »- toquer à la porte de l'hôtel du journal -ouverte par son « majordome »- pour une « demande d'audience », devant la rédaction alors réunie au « grand complet ». Sur les remarques « d'un conseiller municipal », elle voulait à tout prix savoir où était passé feu-Piroulet. Comme il lui fut répondu qu'il était « parti en voyage », pour ne pas l'attrister, elle proposa dès lors spontanément dans son jargon d'offrir -gracieusement qui plus est- sa propre collaboration en sa place. Dessinée désormais par Charlas -Savignol, le croqueur de feu-Piroulet, étant parti sous d'autres hospices après dix années de bons et de loyaux services-, elle tint une « Chronique » régulière dans le journal sous son propre sobriquet -courant pour l'époque-, jusqu'au numéro du 22 avril 1928.