Bataille de Longeau

Bataille de Longeau
Description de cette image, également commentée ci-après
L'actuel village de Longeau, où se déroule la bataille du 2 mars 1798.
Informations générales
Date
Lieu Longeau, canton de Berne (Suisse)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseConfédération des XIII cantons
Commandants
Alexis Balthazar Henri Schauenburg
Forces en présence
15 000 hommes
Pertes
200 tués ou blessés
~ 200 prisonniers
8 canons

Invasion française de 1792 et 1798

Batailles

Coordonnées 47° 10′ 55″ nord, 7° 22′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : canton de Berne
(Voir situation sur carte : canton de Berne)
Bataille de Longeau
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Bataille de Longeau

La bataille de Longeau se déroule le à Longeau, dans le canton de Berne, et oppose l'armée révolutionnaire française commandée par le général Alexis Schauenburg à la milice suisse cantonnée dans le village. L'affrontement se solde par une victoire française.

ContexteModifier

 
Le général Alexis Balthazar Henri Schauenburg (1748-1831).

En 1798, les troupes françaises envahissent la Suisse, prenant comme prétexte la mort d'un hussard français dans la nuit du 25 au 26 janvier à Thierrens, à la suite d'un malentendu, pour occuper le pays de Vaud dès le [1]. Le général Guillaume Brune, commandant en chef de l'armée d'Helvétie, donne l'ordre au général Schauenburg de s'emparer de la ville de Soleure, afin d'être ensuite en mesure de marcher sur Berne.

La batailleModifier

Le 2 mars 1798, l'armée française, forte de 15 000 hommes, arrive à trois[2] ou quatre heures du matin devant le village de Longeau, occupé par un bataillon de miliciens bernois[3]. Le général Schauenburg décide d'attaquer, et les soldats suisses sont mis en déroute après un bref combat[2]. Un canonnier bernois aurait refusé de se rendre en criant : « Je ne veux point de grâce des ennemis de mon pays ! », avant d'être tué par les Français[2].

Les Suisses perdent 200 soldats tués ou blessés, ainsi qu'un nombre à peu près égal de prisonniers. Dans leur retraite, ils abandonnent par ailleurs huit canons et leurs caissons de munitions[3].

ConséquencesModifier

À la suite de ce succès, les colonnes françaises continuent leur progression vers Soleure, qu'elles occupent à dix heures et demie du matin. Le général Schauenburg exige alors des autorités de la ville que les armes en possession des habitants lui soient remises sans conditions[3].

Notes et référencesModifier

  1. Felber 2006, p. 249
  2. a b et c Joanne 1841, p. 282
  3. a b et c Archives pour l'histoire de la Suisse, p. 403

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Felber, De l'Helvétie romaine à la Suisse romande, Genève, [détail des éditions]
  • Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, Paulin, , 635 p..
  • Archives pour l'histoire de la Suisse, vol. 14, S. Höhr, , 414 p..