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Barrage de Poses

barrage-écluse sur la Seine
Barrage de Poses
Barrage de Poses.JPG
Géographie
Localisation
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Date de mise en service
Barrage
Longueur
235 m
Réservoir
Altitude
5 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Nombre de turbines
4
Puissance installée
MW
Localisation sur la carte de France
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Arch dam 12x12 nw.svg

Le barrage de Poses ou barrage de Poses-Amfreville est le premier[1] ensemble de barrage-écluses rencontré sur le cours montant de la Seine à 160 km de son embouchure, dans le département de l'Eure. Depuis 1991, une petite centrale hydro-électrique lui a été adjointe afin de profiter de la chute d'eau.

Sommaire

HistoriqueModifier

 
Poses sur la carte de Cassini, fin du XVIIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, le sommet de la boucle de Poses était encombré de nombreuses îles qui gênaient la navigation fluviale sur la Seine. Un canal d'environ 4 à 5 km. qui coupe l'intérieur de la boucle aurait été creusé et muni d'une écluse tracée sur la carte de Cassini, on n'en retrouve plus trace aujourd'hui[2]. Ce canal n'a peut-être été qu'un projet car il n'apparaît pas sur toutes les versions des cartes de Cassini.

Le barrage et ses écluses ont été construits de 1878 à 1881. Le barrage est de type à déversoir mobile, l'eau passant au-dessus de la structure mobile. Il est constitué de poutres métalliques et de bardages de béton. Il a été mis au point par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées Édouard Caméré [3] et réalisé sous la direction de l'ingénieur Clerc. Il est inauguré le 3 juillet 1887. Il était à l'époque le barrage avec la retenue la plus élevée (5,35 m) et la chute d'eau la plus forte (4 m). Il a entraîné une élévation du niveau de la Seine de près d'1,20 m en amont du barrage[4]. Lors de sa construction, la confluence de la rivière Andelle a dû être déplacée d'environ 100 mètres vers l'aval.

SituationModifier

 
Les écluses.

L'ensemble des constructions se situe entre les communes de Poses sur la rive gauche et Amfreville-sous-les-Monts sur la rive droite. Une passerelle[5] surmonte l'ensemble des installations et permet le passage des piétons et cyclistes au-dessus du fleuve.

En partant de Poses, on rencontre successivement au long des 235 mètres :

  • la chambre d'observation des poissons et l'échelle de remontée (1991) ;
  • la centrale hydroélectrique (1991) ;
  • le barrage proprement dit et ses six passes (huit avant la construction de la centrale) ;
  • la partie nord de la Grande Île ;
  • les deux écluses parallèles.

Caractéristiques techniquesModifier

  • hauteur de retenue de 5,5 à 8 mètres
  • débit moyen : 480 m3/s
  • crue décennale : 2 200 m3/s
  • crue de 1910 : 3 000 m3/s
  • étiage quinquennal : de 100 à 200 m3/s
  • puissance de la centrale électrique : 8 mégawatts, 4 turbines

Les dispositifs écologiquesModifier

Une chambre d'observation des poissons remontant la Seine est ouverte au public, à travers une vitre on peut observer les poissons migrateurs qui utilisent l'échelle de remontée.

Sur l'estuaire de la Seine (zone allant de l'aval du barrage de Poses à la partie orientale de la Baie de Seine), le groupement d'intérêt public Seine-Aval assure la maîtrise d’ouvrage du programme de recherche scientifique Seine-Aval, assure le transfert des résultats de cette recherche vers ses membres, la communauté scientifique et les usagers de l’estuaire. Les domaines de recherche sont multiples : étude des contaminants présents dans l'eau ou les sédiments, compréhension de l'impact des aménagements sur la présence d'espèces vivantes et sur le transport des sables, détermination de l'état de santé des espèces présentes dans l'estuaire...

Liens externesModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. De 1860 à 1943 un barrage existait à Martot, une quinzaine de km en aval
  2. Carte de Cassini (zone Louviers) - Bnf, Gallica
  3. « Notice n° LH/414/2 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  4. Service régional de l'inventaire de Haute-Normandie, Amfreville-sous-les-monts.
  5. Passerelle de l'écluse d'Amfreville en ligne sur [1] Structurae