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Les Banen sont une population d'Afrique centrale, surtout présente sur le littoral du Cameroun et dans le centre (Banen de Ndiki par exemple).

Ethnonymie et sociétéModifier

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Les Banen sont une population d'Afrique centrale (Cameroun), surtout présente sur le littoral (villes d’Édéa et Douala) et dans le centre (Banen de Ndikiniméki). Selon les ethnologues Ydelette Dugast, le Pr Alain Ndedi et le Dr Révérend Pierre Mahend Betind, le mot « Banen » est le pluriel de « Munen » qui signifie le noble, le riche, spirituellement, (c´est-à-dire « honnête »), matériellement et moralement. Ce nom leur aurait été donné par leurs voisins Bassa (au Cameroun), pour leur caractère et leur comportement. Ce sont des peuples autochtones du Cameroun qui ne viennent pas d’ailleurs. Leurs origines seraient la vallée du Noun au Cameroun. C’est un groupe homogène qui n’est séparé par aucun autre groupe ethnique, sauf la division administrative survenue en 1930. On trouve aussi un peuple qui parle le hinen (langage du munen) dans le petit village de Régent en Sierra Leone (en). Jaloux de son indépendance et de sa dignité, chaque Munen aimait se percher sur sa petite colline, où il était le seul Chef. Cette mentalité ou attitude culturelle distinctive a contraint les autres peuples à considérer chacun d’eux comme un Ifeyu c´est-à-dire « un homme Libre ». La prospérité du peuple Banen sur les plans économique, social et culturel pendant la période coloniale, était toute entière liée aux conditions naturelles favorables de son espace géographique et à l’inviolabilité de sa culture. Peuplé d’hommes de grande taille, robustes et travailleurs émérites, le terroir Banen était devenu la mamelle nourricière des régions voisines où étaient cultivés cacao, café, palmistes, cola et autres cultures vivrières. Par ailleurs, les Banen ne sont pas polythéistes.

Selon les sources et le contexte, on rencontre plusieurs autres formes : Banens, Ndiki, Ndikis[1].

LangueModifier

Ils parlent le banen (ou tunen)[2], dont le nombre de locuteurs était estimé à 35 300 en 1982.

Notes et référencesModifier

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. (en) Fiche langue[tvu]dans la base de données linguistique Ethnologue.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Merran Mc Culloch, Peoples of the Central Cameroons. Tikar. Bamum and Bamileke. Banen, Bafia, and Balom, International African Institute, Londres, 1954, 174 p.
  • Idelette Dugast, Monographie de la tribu des Ndiki (Banen du Cameroun), Institut d'ethnologie, Paris, 1955-60, 2 vol.
  • Idelette Dugast, Contes, proverbes et devinettes des Banen, Sud-Ouest du Cameroun, Société d'études linguistiques et anthropologiques de France, Paris, 1975, 575 p.
  • Maurice Farelly, Chronique du pays banen (au Cameroun), Société des missions evangéliques, Paris, 1948, 183 p.
  • Pierre Mahend Betind, Rites et croyances relatifs à l'enfance chez les Banen du Cameroun (bilingue), Présence africaine, 1967 ; rééd. numérique 2018

Articles connexesModifier

Liens externesModifier