Les Baggaras (ar : البقارة) sont un peuple arabe nomade habitant la zone située entre le lac Tchad et le Nil, au Soudan (en particulier au Darfour), au Niger, au Tchad, au Cameroun, au Nigéria et en République centrafricaine. Comme leur nom l'indique (baggara - بقرة signifie vache en arabe), ce sont en général des éleveurs, qui migrent entre les prairies à la saison humide et les zones de rivières à la saison sèche. La plupart d'entre eux parlent l'arabe tchadien.

Région habitée par les Baggaras.

EthnonymieModifier

Selon les sources, on observe des variantes dans la translittération : Baggaras, Baqara, Baqqarah, Baqqara, Fellata-Baggare[1]. Ils sont aussi connus sous le nom d'« Arabes choua »[réf. nécessaire].

Au SoudanModifier

 
Femmes misseiria voyageant à dos de bœuf au Kordofan (début du XXe siècle).
 
Femmes baggara avec leur troupeau au Soudan (2016).

Les Arabes Baggaras du Soudan sont divisés en tribus :

Les Misseiria du Jebel Moun (Darfour du Nord) parlent un dialecte nilo-saharien, le tama (aussi appelé "Miisiirii"). Ces derniers constituent depuis 2004 la majorité des effectifs des milices Janjawids du Soudan et se revendiquent comme étant arabes.

Notes et référencesModifier

  1. Source RAMEAU, BnF [1]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (de) Arthur Berger, Mit den wilden Baggara am Blauen Nil : erlebniffe im Sudan, Globus Verlag, Berlin, 1935, 195 p.
  • (en) Stella Court Treatt, Sudan Sand : filming the baggara Arabs, George G. Harrap, Londres, Sydney, Bombay, 1930, 251 p.
  • (en) Ian Cunnison, Baggara Arabs, power and lineage in a Sudanese nomad tribe, Clarendon Press, Oxford, 1966, 233 p. (compte-rendu en ligne [2])
  • (en) Ian Cunnison, « Blood money, vengeance and joint responsibility: the Baggara case », in Edward Evan Evans-Pritchard (dir.), Essays in Sudan ethnography, C. Hurst, Londres, 1972 (ISBN 0-900966-54-8)
  • Patricia Musa-Launay, Histoires de familles : la représentation des relations familiales dans les contes baggara et nuba du Soudan, Institut national des langues et civilisations orientales, Paris, 1992, 2 vol., 1081 p. (thèse d'Études africaines)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier