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Aurélia Steiner
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Aurélia Steiner est un récit, un chant en trois parties, portant les sous-titres respectifs Melbourne, Vancouver et Paris, paru en 1979 et dont les deux premières parties ont fait l'objet d'un film par Duras.

Aurélia est à la fois le nom d'une femme morte dans les chambres à gaz, celui de sa fille née au camp, d'une enfant de 7 ans qui vit avec une vieille dame là où sa mère a été arrêtée par la police, celui d'une jeune femme qui vit à Melbourne ou Vancouver ; c'est aussi Duras elle-même qui exprime l'émotion ressentie par les pertes d'un enfant, d'un frère, d'amis de la Résistance disparus dans les camps[1]

Duras en a réalisé une adaptation pour l'écran et deux films ont été tournés : Aurélia Melbourne et Aurélia Steiner Vancouver à Paris.

Le texte a été porté à la scène en 1982 par l'Ensemble Théâtral Mobile dans une version de Michèle Fabien. Il a été transposé pour le théâtre par Duras elle-même pour une lecture par Gérard Desarthe au Théâtre du Rond-Point en 1984[2].

Notes et référencesModifier

  1. Laure Adler, Marguerite Duras. A life, University of Chicago Press, 2000, 424 p., p. 320 et 321.
  2. Une note dans Christiane Achour, Frontières des genres. Féminin-masculin, Le Manuscrit, 2006, 136 p. (ISBN 9782748170627) p. 93 et 94, indique « Gérard Désarthe [sic] a confirmé à l’auteur de cet article, avoir réellement fait des lectures d’Aurélia Paris. Ce que Marguerite Duras écrit dans l’avant-propos correspond à la vérité : « J’avais toujours eu la tentation de transposer Aurélia Paris à la scène. Je l’ai fait pour Gérard Desarthe. Il l’a lu merveilleusement pendant deux semaines dans la petite salle du théâtre du Rond-Point en janvier 1984 ». »