Au diable la misère

film de Gennaro Righelli, sorti en 1945
Au diable la misère
Description de cette image, également commentée ci-après
Nino Besozzi, Anna Magnani et Virgilio Riento

Titre original Abbasso la miseria!
Réalisation Gennaro Righelli
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre comédie dramatique
Durée 90 minutes
Sortie 1945


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Au diable la misère (titre original : Abbasso la miseria!) est un film italien réalisé par Gennaro Righelli et sorti en 1945. Le film est suivi d'un second volet, Abbasso la ricchezza! (it).

SynopsisModifier

Au lendemain de la Guerre, Nannina, lassée par l'excès de misère, rêve de bien-être matériel. Elle reproche à son mari, Giovanni Straselli, présentement chauffeur de camion, de ne pas avoir le flair et la débrouillardise de son ami, Gaetano Schioppa, voyageur d'affaires, qui a su s'enrichir grâce au marché noir. Lors d'un déplacement à Naples, Giovanni recueille Nello, un enfant abandonné, et, en dépit des récriminations de Nannina, l'héberge chez eux. Un jour, Giovanni et Gaetano se retrouvent impliqués dans un trafic de fausse monnaie. Ils sont finalement écroués et, de ce fait, licenciés. D'un autre côté, le père de Nello vient d'être retrouvé dans les décombres des bombardements de la Guerre. C'est le cœur serré que Nannina et Giovanni acceptent de se séparer de l'enfant qu'ils avaient provisoirement adopté. Reconnaissant et magnanime, le père de Nello, propriétaire d'une entreprise dans le Nord, offre un poste de travail à Giovanni.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

CommentairesModifier

Si Abbasso la miseria, réalisé par le vétéran Gennaro Righelli - l'auteur du premier film sonore italien, La canzone dell'amore -, dresse un tableau juste de la situation sociale d'après-guerre en Italie, il n'en épouse pourtant pas l'éthique néo-réaliste ; il s'agit plutôt d'une « comédie typique de l'après-guerre, avec un goût, tout à la fois, amer et sucré » qui « décrit avec beaucoup de pénétration l'art local de la débrouille (arte di arrangiarsi). »[1] Le film a, d'autre part, le mérite de la vérité linguistique : les dialogues ne prohibent plus, comme sous le fascisme, l'usage des dialectes régionaux. En somme, un film entre deux époques, usant des conventions du cinéma des téléphones blancs et dans lequel, en revanche, « le spectateur est projeté dans un décor composé de destructions matérielles, mais où la misère morale domine plus encore ; c'est un film joyeux de l'Italie qui pleure, mais également le film maussade de l'Italie qui rit. »[2]

Notes et référencesModifier

  1. P. Mereghetti, II Mereghetti 2014, Milan, Baldini et Castoldi, 2013.
  2. in : La nuova stampa, 28/12/1945.

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