Arabisant

spécialiste de la langue arabe
Arabisant britannique St. John Philby à Riyad.

Un arabisant (ou parfois arabiste jusqu'au début du XXe siècle[1]) est une personne qui maîtrise la langue arabe alors que celle-ci n'est pas sa langue maternelle. Ce terme est généralement utilisé dans le monde universitaire (à propos des orientalistes spécialisés dans les études arabes), diplomatique (par exemple pour les drogmans) ou encore dans le cadre colonial.

D'après Alain Messaoudi[2], ce terme apparaît dès 1822, employé par Garcin de Tassy dans le Journal asiatique[3].

RéférencesModifier

  1. Messaoudi 2015, p. 83 cite le Dictionnaire des dictionnaires de Guérin (1892), p. 447 [lire en ligne], et Le Petit Larousse (1906), p. 52 [lire en ligne].
    Outre ces deux références, l'entrée « arabisant, ante » du TLFi cite également le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 1 (1866), p. 541 [lire en ligne] et le Nouveau Larousse illustré, t. 1 (1897), p. 398 [lire en ligne].
  2. Messaoudi 2015, p. 17.
  3. Joseph Héliodore Garcin de Tassy, « Séance de Maraghah, traduite de l'arabe de Hariri », Journal asiatique, 1re série, vol. 1,‎ , p. 292 (lire en ligne) : « Ce grand ouvrage pouvait seul satisfaire les arabisans. »

BibliographieModifier

  • Alain Messaoudi, Les Arabisants et la France coloniale : Savants, conseillers, médiateurs, 1780-1930 (texte remanié d'une thèse de doctorat en histoire soutenue à Paris 1 en 2008 : Savants, conseillers, médiateurs : les arabisants et la France coloniale, vers 1830-vers 1930), Lyon, ENS éditions, coll. « Sociétés, espaces, temps », , 554 p. (ISBN 978-2-84788-557-6, notice BnF no FRBNF44321658).

Voir aussiModifier