Ouvrir le menu principal
19th century portrait of A.A. Caruana holding his Report on the Phoenician and Roman Antiquities in the group of islands of Malta (1888).jpg

Antonio Annetto Caruana (14 mai 1830 – 3 mars 1905), souvent cité sous le nom de A.A. Caruana, est un universitaire, bibliothécaire et archéologue maltais. Il est surtout connu pour ses recherches archéologiques et ses mesures de prévention du patrimoine archéologique maltais d'où il a gagné le surnom de « père de l'archéologie maltaise ».

JeunesseModifier

Très jeune il fait preuve de dons précoces en langues et littérature classique. Diplômé de théologie, il refuse de devenir prêtre pour épouser Maria Metropoli.

L’UniversitaireModifier

Il réalise l'essentiel de sa carrière au sein de l'Université de Malte, occupant de nombreux poste jusqu'au devenir recteur de l'Université de Malte de 1887 à 1896[1].

En 1880 il est nommé Conservateur de la Bibliothèque nationale de La Valette, poste qu'il occupera de 1880 à 1896[2], où il installa un petit muséum d'antiquité qui est à l'origine du Musée national d'archéologie de Malte[3].

L'ArchéologueModifier

Il prend conscience du mauvais état des antiquités maltaises à la fin du XIXe siècle[3] : Les sites ne sont pas préservés, ils sont fréquemment pillés et les pièces archéologiques sont le plus souvent dans des mains privées, quand elles n'ont pas été données à l’étranger, comme des inscriptions puniques offertes par le grand maître Emmanuel de Rohan-Polduc au roi de France Louis XVI. Notant ces problèmes dans un rapport officiel, Caruana va demander aux autorités britanniques de mieux protéger les diverses trouvailles archéologiques de l'archipel[4].

Le découverte de la Domvs Romana en 1881 sera en particulier pour lui l'occasion de faire prendre conscience au public et aux autorités de l'intérêt de préserver les sites[5].

Il sera nommé à la tête de la commission pour la préservation et l'exploration des antiquités locales (Archaeological Explorations and Preservation of Local Antiquities) de 1880 à 1896[3].

Mais le travail de Caruana restera très influencé par son éducation religieuse, dont la Bible est la principale référence historique. Il refusera par exemple de considérer une histoire maltaise antérieure aux Phéniciens[4].

Bibliographie partielleModifier

  • Report on the Phoenician and Roman Antiquities in the Maltese Islands, (1882)
  • Ancient pagan tombs and Christian cemeteries in the Islands of Malta explored and surveyed from the year 1881, (1898)
  • Recent discoveries at Notabile, (1881)
  • The crypt of St. Agatha, in Hal-Bajada district, Malta, (1899)
  • Frammento critico della storia fenicio-cartaginese, (1899)
  • Discovery of a tomb cave at Ghain Sielem, Gozo, in June 1884, (1884)
  • El-Gherien tal-Liebru, Malta, a hypogeum discovered in July 1884, (1884)
  • Enumeratio ordinata molluscorum Gaulo-Melitensium of the late Mr. Giuseppe Mamo (1867)
  • Remains of an Ancient Greek Building discovered in Malta in February 1888, (1888)
  • Ancient pagan tombs and Christian cemeteries in the Islands of Malta explored and surveyed from the year 1897, (1898)
  • Ancient pottery from the ancient pagan tombs and Christian cemeteries in the islands of Malta, (1899)
  • The Royal Public Library of Malta : a brochure, (1898)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Collegium Melitense Rectors and University of Malta Rectors », sur University of Malta (consulté le 20 septembre 2016)
  2. (en) « Beyond words, On the eve of World Book Day, Ronald Cassar takes a leaf out of the National Library’s history », sur Times of Malta (consulté le 20 septembre 2016)
  3. a b et c (en) Romina Delia, « National Museums in Malta », dans Peter Aronsson & Gabriella Elgenius, Building National Museums in Europe 1750-2010. Conference proceedings from EuNaMus, European National Museums: Identity Politics, the Uses of the Past and the Europe an Citizen, Bologna 28-30 April 2011, Bologne, , PDF (lire en ligne)
  4. a et b (en) Claudia Sagona, The Archaeology of Malta, Cambridge University Press, , 470 p. (lire en ligne), p. 10
  5. (en) Anton Bugeja, « Ancient mosaic pavement discovered at Notabile: a historical appreciation », Melita Historica, vol. 14, no 1,‎ , p. 53-66 (lire en ligne)