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L'antisepsie (du grec ancien σῆψις, sepsis, « putréfaction »[1]) est une opération au résultat momentané permettant d'éliminer les micro-organismes au niveau des tissus vivants par application d'un produit antiseptique.

Éclairée par les travaux de Louis Pasteur sur le rôle des bactéries de l'air dans les phénomènes de putréfaction[2], elle a été introduite en France à partir de 1874 par le docteur Just Lucas-Championnière, qui s'était formé auprès du chirurgien britannique Joseph Lister. Cela a permis de grandes avancées dans le domaine de la chirurgie (auparavant, la plupart des opérations tournaient mal). D'ailleurs dans les années 1890 Auguste Nélaton promit une statue d'or à l'effigie de Lister[3]. L'antisepsie lors des accouchements a été l'objet de recherches et de nombreuses publications du Professeur Sébastien Remy à Nancy. Chef de clinique obstétricale dès 1882, agrégé d'accouchements en 1886, il publia en 1893 un précis de médecine opératoire obstétricale[4] et écrivit en 1896 un travail original sur « l'antiseptie et sages-femmes », qui demeure une référence dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.

Notes et référencesModifier

  1. http://www.cnrtl.fr/definition/antisepsie
  2. Pierre Germa, Depuis quand ? : le dictionnaire des inventions, p. 26
  3. Bruno Latour, Les microbes, guerres et paix, éd. Métaillé, 1984 (ISBN 2-86424-300-8)
  4. Editions Baillière, Paris, 1893, VIII, 460 p.

Voir aussiModifier

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