Anne Villelaur

journaliste française

Anne Villelaur, née « Josette Georgine Jeanne Mauricette Bournat » le , à Lyon (2 e arrdt.), et morte le , à Mantes-la-Jolie, dans sa quatre-vingt-cinquième année, est une femme de lettres, journaliste et traductrice française.

Elle anima les Lettres Françaises d'Aragon par ses critiques littéraires, et contribua à une meilleure connaissance en France d'auteurs anglo-américains (Isaac Asimov, Colleen McCullough, James Patrick Donleavy, Henry Fielding, Carol Higgins Clark...) en traduisant nombre de leurs romans.

BiographieModifier

Après une enfance lyonnaise, à la suite du divorce de ses parents, Anne Villelaur rejoint, adolescente, sa mère à Marseille. Puis, elle entreprend des études cinématographiques à lIDHEC de Paris.

Elle entre à la revue Les Lettres françaises où elle sera responsable de la rubrique Cinéma.

Dans les années 1950, elle épouse Pierre Daix des Lettres françaises. Ils se sépareront 13 ans plus tard.

BibliographieModifier

  • Dossiers du cinéma, Cinéastes 1 (collectif : Bory ; Brion ; Cluny ; Bellour ; Villelaur), Casterman, 1971
  • Dossiers du cinéma, Films 1 (collectif : Bory ; Brion ; Cluny ; Bellour ; Villelaur), Casterman, 1971

ArticlesModifier

  • Marienbad. Ciné-roman et univers mental (in Les Lettres françaises No. 900 du 09/11/1961, pp. 1 et 5)
  • Jean Dutourd - Roger Nimier - Francois Nourissier et Pierre Daix, réunis autour du micro d'Anne Villelaur (in Les Lettres françaises n° 790 du 17/09/1959)
  • Leo Ferré et Mouloudji à la vente du C.N.E. (in Les Lettres françaises n° 764 du 12/03/1959)
  • Hitler année Zéro (in Les Lettres françaises n° 728 du 26/06/1958)
  • Cinq romans sans prix (in Les Lettres françaises n° 650 du 20/12/1956)
  • Où va la littérature allemande (in Les Lettres françaises n° 605 du 02/02/1956)
  • La ligne de démarcation (in Les Lettres françaises n° 605 du 02/02/1956)
  • Hans Hellmut Kirst (in Les Lettres françaises n° 562 du 31/03/1955)

TraductionsModifier

  • Isaac Asimov
  • Quatre ans plus tôt, in Charlotte Brontë - Patrick Brontë, choix établi et présenté par Raymond Bellour. Paris, J.-J. Pauvert (1972)
  • James Patrick Donleavy, J.P. Donleavy's IrelandMon Irlande avec tous ses péchés et certaines de ses grâces, Paris, Ed. Denoël (1987)
  • Henry Fielding, Amelia, roman traduit et préfacé par Pierre Daix et Anne Villelaur, Paris, EFR (1955)
  • Carol Higgins Clark, Par-dessus bord, Ed. Lgf (1996)
  • Colleen McCullough, Tim, Paris, Ed. Belfond (1979)
  • Arthur Power, Entretiens avec James Joyce (Conversations with James Joyce, 1974, édition de Clive Hart), Ed. Pierre Belfond, « Entretiens » (1979).
  • Arthur M. Wilson, Diderot. Sa Vie et son Œuvre (1957), Paris, Robert Laffont (1972)

CitationsModifier

  • En une période où la plupart des livres intéressants sont écrits à coup de serpe, l’orfèvrerie acquiert un certain charme[1].
  • Détruire dit-elle est le plus étrange des livres de Marguerite Duras. Il ressemble à une cérémonie dont nous ignorerions le rituel et suivrions néanmoins, fascinés, le déroulement[2].

Notes et référencesModifier

  1. À propos de L’Alphabet des Aveux, recueil de poèmes de Louise de Vilmorin - in Les Lettres Françaises (1956)
  2. À propos de Détruire dit-elle de Marguerite Duras (1969) - in Les Lettres Françaises)