Année impériale japonaise

L'année impériale japonaise (皇紀, kōki?) ou « année calendaire nationale » est un système de calendrier unique au Japon[1]. Il est basé sur la légendaire fondation du Japon par l'empereur Jinmu en 660 av. J.-C.[2],[3]. Kōki met l'accent sur la longue histoire du Japon et la dynastie impériale[4],[5].

HistoireModifier

Les Jeux olympiques d'été de 1940 et l'exposition de Tokyo sont prévus comme événements commémoratif de l'année 1940 (Kōki 2600)[6], mais les Jeux sont annulés à cause de la deuxième guerre sino-japonaise[7].

L'Armée impériale japonaise (AIJ) et la Marine impériale japonaise (MIJ) utilisent le système kōki pour identification[8]. Ainsi :

  • le canon type 92 de l'AIJ est appelé « quatre-vingt douze » parce que sa conception est achevée en 1932 et la 2 592e année depuis le premier empereur du Japon (Kōki 2592) ;
  • le Mitsubishi A6M Zero est appelé le « zero » parce qu'il entre en service en 1940 (Kōki 2600).

Dans le Japon d'aujourd'hui, le système de comptage des années depuis le règne de l'empereur Jinmu a été abandonné[9].

Source de la traductionModifier

RéférencesModifier

  1. Louis Frédéric, Japan Encyclopedia, (lire en ligne), « Kigen », p. 514.
  2. John Harrington Gubbins, The Making of Modern Japan, (lire en ligne), p. 71.
  3. Samuel Mossman, New Japan: the Land of the Rising Sun, (lire en ligne), p. 462.
  4. Basil Hall Chamberlain, Things Japanese, (lire en ligne), p. 478.
  5. John King Goodrich, Our Neighbors: the Japanese, (lire en ligne), p. 61.
  6. Kenneth J. Ruoff, The People's Emperor: Democracy and the Japanese Monarchy, 1945-1995, (lire en ligne), p. 268, note 52.
  7. « Report of the Organizing Committee on its Work for the XIIth Olympic Games of 1940 in Tokyo until its Relinquishment », Organizing Committee of the XIIth Olympiad (1940) (consulté le 10 novembre 2020), p. 174-175.
  8. Eric Lacroix, Japanese Cruisers of the Pacific War, (lire en ligne), « Table A.2. Japanese Dates », p. 700.
  9. Louis Frédéric, Japan Encyclopedia (lire en ligne), « Calendar », p. 98-99.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier