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André Gaudreault

professeur en études cinématographiques
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André Gaudreault
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André Gaudreault (Québec, 23 avril 1952 -) est historien et théoricien du cinéma, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques[1].

Sommaire

BiographieModifier

Après avoir complété un baccalauréat en 1975 à l’Université Laval de Québec, il poursuit ses études à l’université Sorbonne-Nouvelle, où il entreprend un doctorat sous la direction de Michel Marie et Michel Colin, qu’il complète en 1983 avec une thèse intitulée « Récit scriptural, récit théâtral, récit filmique : prolégomènes à une théorie narratologique du cinéma[2] ». Durant ses études, il se familiarise avec la pensée de Gérard Genette sur la narratologie et de Christian Metz sur la sémiologie du cinéma; ces deux chercheurs ont exercé une forte influence sur ses travaux[3]. En 1985, il est l’un des cinq fondateurs de Domitor (Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps), dont il est le premier président élu[4],[5].

Après son doctorat, il est professeur à l’Université Laval de 1985 à 1991, année où il est nommé professeur titulaire à l’Université de Montréal. Il fonde en 1992 un groupe de recherche dédié à l’étude du cinéma des premiers temps, le GRAFICS (Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique[6]) et, en 1997, le CRI (Centre de Recherche sur l’Intermédialité[7]), qu’il dirige jusqu’en 2005. De 1999 à 2016, il est à la tête de la revue Cinémas[8]. En 2007, il fonde avec Denis Héroux l’Observatoire du cinéma au Québec, un carrefour universitaire encourageant les échanges et les partenariats entre les professionnels du cinéma au Québec les étudiants en cinéma[9]. En 2013, il devient titulaire de la chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques[10]. En 2015, il fonde avec le soutien du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada le partenariat international de recherche TECHNÈS[11], dont il est l’actuel directeur.

Il a été, ou est toujours, membre de divers comités éditoriaux, au rang desquels on peut citer[12] : Les Cahiers de la Cinémathèque[13] (Perpignan, France), Sociétés & Représentations[14] (université Panthéon-Sorbonne, France), Film History[15] (American Museum of the Moving Image, New York), Archivos de la Filmoteca[16] (Valencia, Espagne), Early Popular Visual Culture (anciennement Living Pictures. The Journal of the Popular and Projected Image)[17] (Abingdon, Angleterre), Cinema & Cie[18] (Universite degli Studi di Udine, Italie), Recherches en communication[19] (Université catholique de Louvain, Belgium), 1895, Revue de l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma[20] (Paris, France)[21].

TravauxModifier

Ses réalisations combinent une approche d’historien et une approche de théoricien. Cette double orientation est au cœur de ses deux principaux ouvrages, Du littéraire au filmique (1989) et Cinéma et attraction (2008), qui interrogent les tout premiers temps du cinéma dans une perspective à la fois historiographique et narratologique[22].

Son travail de chercheur participe de ce qu’on a appelé la « Nouvelle histoire du cinéma ». Cette nouvelle approche, qui coïncide avec l’avènement des études cinématographiques dans les universités américaines, est le fruit de jeunes historiens du cinéma qui œuvrent à la fin des années 1970[23]. La Nouvelle histoire rejette les approches téléologiques et linéaires ainsi que la “théorie du grand homme” qui caractérisent jusque-là les histoires du cinéma. Elle est animée avant tout par un souci d’exactitude scientifique plutôt que par la cinéphilie et préconise une analyse fine des sources d’époque (filmiques et non filmiques) et le travail en archives[24].

Les travaux d’André Gaudreault soulignent à cet égard l’importance de l’intrication des pratiques culturelles dans la genèse du cinéma. Dans Du littéraire au filmique (1989) et Cinéma et attraction (2008), Gaudreault insiste également sur un certain nombre de contingences économiques, techniques et légales pour évoquer l’émergence et l’institutionnalisation des pratiques cinématographiques. Connu pour le concept de « cinéma des attractions » ou de « cinématographie-attraction », André Gaudreault est également l’un des tout premiers chercheurs à avoir mis de l’avant les notions d’« intermédialité » et de « séries culturelles[25] ».

Il est le co-auteur, avec François Jost, du Récit cinématographique, ouvrage d’introduction aux théories narratologiques du cinéma réédité à plusieurs reprises et traduit plusieurs langues. Développant une terminologie empruntée à Gérard Genette, Tsevetan Todorov et Étienne Souriau, ce livre explore les différentes composantes du récit cinématographique, tels que le narrateur filmique, le temps, l’espace, le point de vue[26]. Francesco Casetti explique : « Le mérite de [Gaudreault et Jost] consiste surtout à avoir exploré les relations entre histoire racontée et acte de narration, et d’avoir cerné dans la rencontre de ces deux composantes les origines des diverses formes du récit[27] ».

Avec Philippe Marion, professeur à l’Université catholique de Louvain, il est l’auteur de nombreux articles sur ce que les deux chercheurs appellent la « généalogie des médias[28] » et la « double naissance des médias[29] ». Ces travaux portant sur la narrativité du cinéma naissant et sur l'institutionnalisation des pratiques cinématographiques ont abouti à la rédaction d’un ouvrage sur les transformations récentes du cinéma dans la foulée de la « révolution numérique ». La Fin du cinéma ? Un média en crise à l’ère du numérique (2012) se penche sur les multiples « morts annoncées » du cinéma et interroge l’impact qu’ont eu ces périodes de transition sur l’identité même du cinéma.

La « Nouvelle histoire du cinéma »Modifier

Les travaux de Gaudreault sur le cinéma des premiers temps du cinéma ont contribué à l’essor de cette discipline dans les années 1980[30]. Le célèbre article qu’il coécrit avec Tom Gunning en 1989, « Le cinéma des premiers temps: un défi à l’histoire du cinéma[31] », lui-même tiré d’une conférence conjointe à Cerisy en 1985, est un texte clé pour la nouvelle histoire du cinéma. Les auteurs y proposent une nouvelle façon d’appréhender le cinéma des premiers temps, qui ne relèverait plus d’une approche téléologique, fondée sur des critères esthétiques et discursifs totalement étrangers au contexte d’avant 1915, mais bien à partir du langage et des modalités spécifiques au cinéma et au contexte culturel de cette époque. Cette nouvelle approche conteste non seulement l’histoire traditionnelle du cinéma, mais préconise implicitement un retour aux sources d’époque et une attention particulière au contexte d’émergence des films étudiés. Cet article contribuera par ailleurs à populariser l’important concept développé par Gaudreault et Gunning de « cinéma des attractions » (qu'André Gaudreault oppose au « cinéma-institution[32] »). Également qualifié de « système d’attractions monstratives », le cinéma des attractions se distingue principalement du « système d’intégration narrative » plus tardif par le caractère autarcique et autonome des plans.

En tant qu’historien et théoricien, Gaudreault cherche à mettre l’accent sur les spécificités narratives et formelles du cinéma des premiers temps tout en récusant, sur un ton parfois polémique, l’approche essentialiste des histoires du cinéma (les historiens des générations précédentes presque sont presque tous issus du milieu de la critique, comme Jean Mitry et Georges Sadoul[33]). Cette approche appréhende cette cinématographie à l’aune du cinéma moderne, parlant parfois abusivement de « cinéma primitif » ou de « cinéma naissant », au lieu de la penser en fonction de son contexte propre[34].

Les premières recherches d’André Gaudreault s’inscrivent dans le contexte de “redécouverte” du cinéma des premiers temps par les tenants de la « Nouvelle histoire ». Elles résultent en partie de sa participation au désormais mythique 34e Congrès de la FIAF à Brighton (1978)[35], où sont présentés des centaines de vues animées réalisées entre 1900 et 1906 et jusqu’alors largement méconnues[36]. Gaudreault sera par ailleurs l’un des fondateurs de l’association DOMITOR[37] (Association internationale pour le développement de la recherche sur le cinéma des premiers temps), consacrée à l’étude des tout premiers temps du cinéma, dont il sera le premier président élu, de 1987 à 1995.

André Gaudreault a signé de nombreux articles au sujet du cinéma des premiers temps et de ce qu’il a appelé la « cinématographie-attraction »[38], en référence à la terminologie de l’époque. Ces articles portent entre autres sur l'historiographie et la périodisation[39], l’émergence des pratiques de montage[40], les trucages et la mise en scène (principalement chez Georges Méliès)[41], l’exhibition cinématographique et le bonimenteur-conférencier[42], la mise en scène et le jeu d'acteur dans les vues animées[43], les catalogues de vente et les documents promotionnels[44], les jouets optiques[45], etc.

Le montageModifier

André Gaudreault a consacré une grande partie de sa carrière à étudier l’histoire des pratiques de montage[46],[47]. Après avoir analysé le développement du montage alterné dans le cinéma des premiers temps, il s’est penché sur l’arrêt pour substitution chez Méliès et plus précisément sur les différentes modalités d’aboutage et de découpage dans les vues Lumière[48]. Grâce à l’analyse attentive de nombreuses vues animées d’avant 1905, longtemps décrites par les historiens comme des tableaux sans coupes (notamment Georges Sadoul et Jean Mitry[49], mais pas seulement), Gaudreault a démontré que le cinéma des premiers temps recourait fréquemment au montage, mais à des fins souvent autres que narratives[40]. Ces traces de montage sont le fait de l’opérateur, lors de la captation, du fabricant, lors de la préparation du film en laboratoire, ou encore de l’exploitant, qui peut couper le film à sa guise[50]. Les procédés de montage, dans les premières années du cinéma sont souvent héritées d’autres pratiques culturelles contemporaines, en particulier la photographie, la prestidigitation et la lanterne magique. Les travaux d’André Gaudreault soulignent que ces pratiques privilégient, dans un premier temps, un mode de représentation de type monstratif[51], dans la logique d’une attraction théâtrale ou d’une pièce en un acte. Progressivement, les procédés de montage remplissent une fonction narrative[52]. C’est le cas, par exemple, avec le montage alterné, qui fragmente l’unité de temps, de lieu et d’action, qui prévaut dans le modèle théâtral du tableau en un acte, en plusieurs différents segments narratifs[53].


Le cinéma des attractions et « cinématographie-attraction »Modifier

Le cinéma de attractions est une thèse proposée par André Gaudreault et Tom Gunning pour caractériser le style de la cinématographie des premiers temps[54]. Les vues Edison, Lumière, Méliès ou Urban, les scènes comiques de Segundo de Chomón, Émile Cohl, Alice Guy ou R.W. Paul, se déclinent selon des modalités propres au cinéma naissant : frontalité de la mise en scène, brièveté et uniponctualité de la vue, conçue parfois sur le mode du tableau en un acte, sans coupes apparentes, nombreux regards caméra, caractère ostentatoire des effets comiques ou féériques, esthétiques du choc, de l’émerveillement et de la surprise[55],[56],[57]. Gaudreault et Gunning distinguent des réalisations où prédominent des « attractions monstratives », en particulier dans les vues réalisées entre 1895 et 1905, et des réalisations où prédomine un mode « d’intégration narrative », notamment dans les productions plus tardives[52]. Les pratiques filmiques misant davantage sur la « monstration » et celles où dominent plutôt la « narration » ne sont pas mutuellement exclusives.

En 2006, à l’occasion de la publication de l’ouvrage collectif Cinema of Attractions[58], Gaudreault revisitera cette notion et émettra des réserves face au caractère téléologique de l’expression « cinéma » des attractions. Le terme « cinéma » faisant naturellement référence à la pratique institutionnelle qui se cimente autour de 1915, il propose plutôt l’usage de « cinématographie-attraction », utilisée pour la première fois par G.-Michel Coissac en 1925[59], ou encore du néologisme “kiné-attractographie[60]”.

Intermédialité et séries culturellesModifier

André Gaudreault approche les tout premiers temps du cinéma et les pratiques cinématographiques dans une perspective intermédiale[61]. L’approche intermédiale consiste à prendre en compte les pratiques culturelles contemporaines qui ont inspiré ou formé les cinématographistes[62]. Selon lui, les pratiques cinématographiques des débuts résultent d’un « maillage intermédial[63] » favorisant un « bric-à-brac d’institutions[64] » :

« Avant que le cinéma ne finisse par devenir un média relativement autonome, le cinématographe a non seulement subi les “influences” des autres médias ou espaces culturels qui étaient en vogue au tournant du vingtième siècle, mais il fut à la fois numéro de vaudeville, spectacle de lanterne marine, numéro de magie, spectacle de féerie ou numéro de café-concert. Au tournant du vingtième siècle, le maillage intermédial est si fécond dans le monde de la cinématographie qu'un très grand nombre de vues animées paient en quelque sorte un tribut aux autres médias ou espaces médiatiques, ne serait-ce que dans le sujet même qu'elles abordent[65] ».

Initialement, les pratiques cinématographiques ne sont pas proprement cinématographiques. Elles n’acquièrent un caractère cinématographique que par la force des choses, phénomène que Gaudreault appelle l’« institutionnalisation » du cinéma. Il montre que l’« institutionnalisation » est « un phénomène évolutif, diachronique, qui suppose régulation, régularisation et consolidation des rapports entre les intervenants (stabilité), élection de pratiques qui appartiendraient en propre au média en question, le différenciant des autres médias (spécificité) et instauration de discours et de mécanismes sanctionnant lesdits rapports et pratiques (légitimité) »[63].

Selon lui, les pratiques cinématographiques s’inspirent de procédés issus de « séries culturelles[66],[25] » à caractère attractionnel avant de constituer une « série culturelle » propre[67]. Dans les travaux d’André Gaudreault, les « séries culturelles » sont des pratiques médiatiques avec des conventions et des usages spécifiques, comme la féérie, la lanterne magique ou la prestidigitation. Elles forment des ensembles plus ou moins étendus et homogènes, comme les spectacles de scène ou les spectacles d’attractions.

Principaux ouvragesModifier

  • André Gaudreault et Philippe Marion, The End of Cinema? A Medium in Crisis in the Digital Age, (trad. de La fin du cinéma ? par Timothy Barnard), New York, Columbia University Press, 2015. (Ouvrage est accompagné d’un supplément Web à l’adresse theendofcinema.com).
  • André Gaudreault et Philippe Marion, La fin du cinéma ? Un média en crise à l’ère du numérique, Paris, Armand Colin, 2013. (Ouvrage est accompagné d’un supplément Web, à l’adresse finducinema.com).
  • André Gaudreault et Philippe Marion, The Kinematic Turn: Film in the Digital Era and its Ten Problems, Caboose, Montréal, 2012.
  • André Gaudreault, Film and Attraction. From Kinematography to Cinema (trad. Cinéma et attraction par Timothy Barnard), Urbana, U. of Illinois Press, 2011. (Contient une préface de Rick Altman).
  • André Gaudreault, From Plato to Lumière: Narration and Monstration in Literature and Cinema (trad. de Du littéraire au filmique par Timothy Barnard), Toronto, University of Toronto Press, 2009. (Contient une préface de Tom Gunning).
  • André Gaudreault, Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe, Paris, CNRS, 2008. (Version augmentée et révisée d’un ouvrage déjà paru en italien).
  • André Gaudreault, Cinema delle origini. O della « cinematografia-attrazione », Milano, Il Castoro, 2004.
  • André Gaudreault, Du littéraire au filmique. Système du récit, 2e éd. revue et augmentée, Paris/Québec, Armand Colin/Nota bene, 1999 (1e éd. 1989). (Contient une postface : « Le cinéma : entre littérarité et intermédialité », p.169-183 ; paru en français, en italien, en anglais et en chinois).
  • André Gaudreault et François Jost, Le Récit cinématographique : films et séries télévisées, Paris, Armand Colin, 3e éd. revue et augmentée, 2017 (1e éd. 1990). (Paru en français, en espagnol, en coréen et en chinois).

Responsabilités éditorialesModifier

  • André Gaudreault et Martin Lefebvre (dir.), Techniques et technologies. Modalités, usages et pratiques des dispositifs cinématographiques à travers l’histoire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.
  • André Gaudreault, Laurent Le Forestier et Stéphane Tralongo (dir.), Méliès, carrefour des attractions, suivi de Correspondance de Georges Méliès (1904-1937), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014.
  • Nicolas Dulac, André Gaudreault et Santiago Hidalgo (dir.), A Companion to Early Cinema, Malden et Oxford, Wiley-Blackwell, 2012.
  • André Gaudreault (dir.), American Cinema, 1890-1909: Themes and Variations (volume I de la série Screen Decades: American Culture/American Cinema), New Brunswick, Rutgers University Press, 2009.
  • André Gaudreault, Catherine Russell et Pierre Véronneau (dir.), Le Cinématographe, nouvelle technologie du 20e siècle, Lausanne, Payot Lausanne, 2004.
  • François Albera, Marta Braun et André Gaudreault (dir.), Arrêt sur image, fragmentation du temps. Aux sources de la culture visuelle moderne, Lausanne, Payot Lausanne, 2002.
  • André Gaudreault et Jean-Pierre Sirois-Trahan, La Vie ou du moins ses apparences. Émergence du cinéma dans la presse de la Belle Époque, Montréal, Cinémathèque québécoise/GRAFICS, 2002.
  • André Gaudreault, Germain Lacasse et Isabelle Raynauld (dir.), Le Cinéma en histoire. Institution cinématographique, réception filmique et reconstitution historique, Paris/Québec, Méridiens Klincksieck/Nota Bene, 1999.
  • Claire Dupré La Tour, André Gaudreault et Roberta Pearson (dir.), Le Cinéma au tournant du siècle, Québec/Lausanne, Nota Bene/Payot Lausanne, 1999.
  • André Gaudreault et Thierry Groensteen (dir.), La Transécriture. Pour une théorie de l’adaptation, Québec/Angoulême, Nota Bene/Centre national de la bande dessinée et de l’image, 1998.

HonneursModifier

  • 2018 - Lauréat du prix Killam en sciences humaines, décerné par le Conseil des arts du Canada, 2018[68].
  • 2017 - Récipiendaire du Prix Léon-Gérin, attribué par le Secrétariat des Prix du Québec, à un chercheur ou chercheuse œuvrant dans l'une des disciplines des sciences humaines et sociales[69].
  • 2014 - Récipiendaire du Prix André-Laurendeau, une distinction remise par l'Association francophone pour le savoir – Acfas, destinée à une personne s’étant illustrée dans le domaine des sciences humaines[70],[71].
  • 2014 - Élu fellow de la Société royale du Canada (division des lettres et sciences humaines de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines), en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la vie intellectuelle du Canada[72].
  • 2013 - Guggenheim Fellowship de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation pour récompenser une production scientifique exceptionnelle d'un chercheur[71].
  • 2010 - Prix international Jean-Mitry (décerné annuellement par le Festival international Giornate del Cinema Muto à Pordenone, (Italie), pour récompenser l’implication d’un chercheur dans l’avancement et la mise en valeur du cinéma muet)[71].
  • 2010 - Invité par l’Association canadienne des études cinématographiques à donner la 2010 Martin Walsh Memorial Lecture à Concordia University, un événement tenu depuis 1978[73].
  • 1996 - Bourse Killam de recherche (Conseil des Arts du Canada)[71].
  • 1994 - Prix AQEC-Olivieri (Association québécoise des études cinématographiques - Librairie Olivieri) du meilleur livre québécois de l’année relatif au cinéma pour Pathé 1900. Fragments d’une filmographie analytique du cinéma des premiers temps.

Notes et référencesModifier

  1. « Curriculum vitae sur Opunum »
  2. « Notice de thèse dans sudoc.abes.fr »
  3. Voir par exemple son entretien avec Christian Metz, « Entretien », 24 images, no 49 (été), p. 63-65. id.erudit.org/iderudit/24212ac https://www.erudit.org/fr/revues/images/1990-n49-images1122675/24212ac.pdf
  4. « Présentation de l'Association DOMITOR »
  5. Voir entretien entre Dudley Andrew et André Gaudreault pour la série « Fieldnotes » de la SCMS (où André Gaudreault parle notamment du Congrès de Brighton et de la création de Domitor): https://vimeo.com/269205003
  6. « Présentation du groupe de recherche GRAFICS »
  7. « Présentation du site [n'est plus maintenu] »
  8. « Site de la revue »
  9. « Conférences filmées des RDV de l'OCQ »
  10. « Repenser l'histoire du cinéma, André Gaudreault »
  11. « Page de présentation du projet »
  12. On peut trouver la liste de ces revues scientifiques dans la section 9.1 de la version complète son curriculum en ligne: https://andre.gaudreault.openum.ca/files/sites/162/2018/07/CV-français-long-2018-07-27.pdf
  13. « Présentation des numéros de la revue »
  14. « Présentation de la revue »
  15. « Présentation de la revue »
  16. (en) « Présentation de la revue »
  17. (en) « Présentation de la revue sur le site de l'éditeur scientifique Taylor and Francis »
  18. (en) « Présentation de la revue »
  19. « Présentation de la revue »
  20. « Présentation de la revue »
  21. (en) « Portrait sur le site du John Simon Guggenheim Memorial Foundation »
  22. Voir entrée dédiée à André Gaudreault dans l'ouvrage de Jacques Aumont, Dictionnaire critique et théorique du cinéma, 3e édition, Paris, Armand Colin, 2016, s.p.
  23. Elsaesser, Thomas, “The New Film History”, Sight & Sound, Vol. 55, n° 4 (Autumne), 1986, p. 246-251. https://search.proquest.com/docview/740627900?accountid=12543>
  24. Paul Kusters, “New Film History. Grundzüge einer neuen Filmgeschichtswissenschaft”, montage/av, vol. 5, no. 1, 1996, p. 39-60.
  25. a et b Voir l'article « Les vues cinématographiques selon Georges Méliès, ou : comment Mitry et Sadoul avaient peut-être raison d’avoir tort (même si c’est surtout Deslandes qu’il faut lire et relire) », Georges Méliès, l’illusionniste fin de siècle ?, sous la direction de Jacques Malthête et Michel Marie, Presses de la Sorbonne Nouvelle/Colloque de Cerisy, Paris, 1997, p. 111-131 et, toujours sur la question des séries culturelles, le chapitre « L'intermédialité du cinématographe », Cinéma et attraction, Paris, CNRS, 2008, p. 111-144.
  26. Jean-Claude Jaubert, « Gaudreault, André et Jost, François. Le Récit cinématographique [compte rendu] » Cinémas, vol 1, no 3 (printemps) 1991, p. 151–153. http://id.erudit.org/iderudit/1001072ar doi:10.7202/1001072ar
  27. Casetti, Francesco. Les théories du cinéma depuis 1945. Paris, Armand Colin, 2012, p. 272.
  28. André Gaudreault and Philippe Marion, « The Cinema as a Model for the Genealogy of Media », Convergence, vol. 8, no 4 (décembre), 2002, p. 12-18.
  29. André Gaudreault et Philippe Marion, « Un média naît toujours deux fois... », Sociétés & Représentations, no 9, 2000, p. 21-36.
  30. Wanda Strauven, « Introduction to an attractive concept », dans Wanda Strauven (dir.), The Cinema of Attractions Reloaded, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006, p. 11-27.
  31. André Gaudreault et Tom Gunning, « Le cinéma des premiers temps : un défi à l’histoire du cinéma? », Histoire du cinéma. Nouvelles approches, Jacques Aumont, André Gaudreault et Michel Marie (dir.), Paris, Publications de la Sorbonne, 1989, p. 49-63.
  32. Parmi les articles ou ouvrage sur l'institutionnalisation du cinéma, voir Cinéma et attraction, Paris, CNRS, 2008, p. 145, et André Gaudreault et Philippe Marion, The Kinematic Turn: Film in the Digital Era and its Ten Problems, Caboose, Montréal, 2012, p. 6.
  33. Voir notamment, « Les vues cinématographiques selon Georges Méliès, ou : comment Mitry et Sadoul avaient peut-être raison d’avoir tort (même si c’est surtout Deslandes qu’il faut lire et relire) », Georges Méliès, l’illusionniste fin de siècle ?, sous la direction de Jacques Malthête et Michel Marie, Presses de la Sorbonne Nouvelle/Colloque de Cerisy, Paris, 1997, p. 111-131.
  34. Voir chapitre intitulé « L'avènement du cinématographe » dans Cinéma et attraction, Paris, CNRS, p. 63-88.
  35. « The Brighton FIAF conference (1978): Ten years after », Historical Journal of Film, Radio and Television, vol. 11, no 3 (automne), 1991, p. 279-291, https://search.proquest.com/fiaf/docview/1746243688/6A5B03DAFFF84BB5PQ/1?accountid=12543
  36. Christian Dimitriu, « Eileen Bowser. A life between film history, MoMA and FIAF ». Journal of Film Preservation, vol. 81, no 11, 2009, p. 25-46. https://search.proquest.com/docview/220157059?accountid=12543
  37. « Présentation de l'association DOMITOR » (consulté le 10 juillet 2018)
  38. André Gaudreault, Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe, Paris, CNRS, 2008.
  39. André Gaudreault et Philippe Marion, « Pour une nouvelle approche de la périodisation en histoire du cinéma », Cinémas, vol. 17, no 2 ( automne), p. 215-232. http://id.erudit.org/iderudit/016756ar http://dx.doi.org/10.7202/016756ar
  40. a et b André Gaudreault, « De quelques figures de montage dans la production Lumière », Michel Bouvier, Michel Larouche et Lucie Roy (dir.), Cinéma : acte et présence, Québec/Lyon, Nota bene/Centre Jacques Cartier, 1999, p. 27-39.
  41. André Gaudreault, « “Théâtralité” et “narrativité” dans l’oeuvre de Georges Méliès », Méliès et la naissance du spectacle cinématographique, Jacques (dir.) Malthête-Méliès, Paris, Klincksieck, 1984, p. 199-219.
  42. André Gaudreault, « Fonctions et origines du bonimenteur du cinéma des premiers temps », Cinémas, vol. 4, no 1 (automne) 1993, p. 133-147. http://id.erudit.org/iderudit/1000116ar http://dx.doi.org/10.7202/1000116ar
  43. André Gaudreault et Frank Kessler, « L’acteur comme opérateur de continuité, ou : les aventures du corps mis en cadre, mis en scène et mis en chaîne », in Laura Vichi (dir.),L'Uomo visibile. L'attore dal cinema delle origini alle soglie del cinema moderno, Udine, Forum, 2002, p. 23-32.
  44. André Gaudreault et Philippe Marion « Les catalogues des premiers fabricants de vues animées : une première forme de novellisation ? », dans Jan Baetens et Marc Lits (dir.), La novellisation. Du film au livre, Louvain, Leuven University Press, 2004, p. 41-59.
  45. Nicolas Dulac et André Gaudreault, « La circularité et la répétitivité au cœur de l’attraction : les jouets optiques et l’émergence d’une nouvelle série culturelle », 1895. Revue de l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma, no 50 (décembre), 2006, p. 9-52. https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=MHC_050_0002
  46. (en) « Ancien site du GRAFICS dédiés aux premières formes de montage »
  47. « Liste des publications d'André Gaudreault sur le montage et le cinéma des premiers temps [Curriculum vitae Openum] »
  48. André Gaudreault, « Fragmentation et segmentation dans les “vues animées” : le corpus Lumière », dans François Albera, Marta Braun et André Gaudreault (sous la direction de), Arrêt sur image, fragmentation du temps. Aux sources de la culture visuelle moderne / Stop Motion, Fragmentation of Time. Exploring the Roots of Modern Visual Culture, Lausanne, Payot-Lausanne, 2002, p. 225-245.
  49. Voir réflexions sur les « débuts » du montage au cinéma, en langue française, voir par exemple Jean Mitry, Esthétique et psychologie du cinéma, tomes 1, Paris, Éditions universitaires, 1967, p. 267-276 ; Georges Sadoul, Histoire générale du cinéma, tome 2, Paris, Denoël, p. 169-192 ; Sergei Eisenstein, « Dickens, Griffith et nous », dans Le Film, sa forme, son sens, textes trad. et rass. par Armand Panigel, Paris, Christian Bourgeois, 1976, p. 359-408.
  50. André Gaudreault et Pierre Chemartin, « Les consignes de l’“éditeur” pour l’assemblage des vues dans les catalogues de distribution », dans Frank Kessler et Nanna Verhoeff (dir.), Networks of Entertainment : Early Film Distribution 1895-1915, Eastleigh, John Libbey, 2007, p. 193-202.
  51. André Gaudreault, Du littéraire au filmique, Paris, Nota Bene/Armand Colin, 1999, notamment p. 200, sur la question de la monstration.
  52. a et b C'est l'un des sujets abordés dans l'article d'André Gaudreault et Tom Gunning, « Le cinéma des premiers temps : un défi à l’histoire du cinéma ? », dans Jacques Aumont, André Gaudreault et Michel Marie (dir.), Histoire du cinéma. Nouvelles approches, Paris, Publications de la Sorbonne, 1989, p. 49-63. Cette réflexion est également au cœur du Littéraire au filmique, Paris, Nota Bene/Armand Colin, 1999.
  53. André Gaudreault et Nicolas Dulac, « Le montage alterné face à l’histoire : l’exemple d’Attack on a China Mission », Cinéma & Cie, no 9, automne 2007, p. 17-32.
  54. Voir Wanda Strauven (dir.), The Cinema of Attractions Reloaded, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006.
  55. Tom Gunning, « Le style non-continu du cinéma des premiers temps (1900-1906) », Les Cahiers de la cinémathèque, n° 29, 1979, pp. 24-34.
  56. André Gaudreault et Philippe Marion, The Kinematic Turn: Film in the Digital Era and its Ten Problems, Caboose, Montréal, 2012, p. 4.
  57. André Gaudreault, « La cinématographie-attraction chez Méliès : une conception durable », dans André Gaudreault, Laurent Le Forestier et Stéphane Tralongo (dir.), Méliès, carrefour des attractions, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, p. 27-44.
  58. Wanda Strauven (dir.), The cinema of attractions reloaded. Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006.
  59. Georges Michel Coissac, Histoire du cinématographe, de ses origines à nos jours, Paris, Gauthier-Villars, 1925, p. 359. (Voir également Jean Giraud, Le lexique français du cinéma : des origines à 1930, Paris : C.N.R.S., 1958, p. 48 et 91.)
  60. André Gaudreault, « From “Primitive cinema” to “kine-attractography” », dans Wanda Strauven (dir.), The cinema of attractions reloaded. Amsterdam, Amsterdam University Press, 2006, p. 103-118.
  61. « Liste des publications d'André Gaudreault sur l'intermédialité [Curriculum vitae Opunum] »
  62. Voir notamment, « Pour une approche narratologique intermédiale », Recherches en Communication, no 11, 1999, p. 133-142.
  63. a et b André Gaudreault, Cinéma et attraction, Paris, CNRS, 2008, p. 113.
  64. André Gaudreault, « Les genres vus à travers la loupe de l'intermédialité; ou, le cinéma des premiers temps : un bric-à-brac d'institutions », La nascita dei generi cinematografici, a cura di Leonardo Quaresima, Alessandra Raengo e Laura Vichi, Udine, Università degli Studi di Udine, 1999, p. 87-97.
  65. André Gaudreault, Cinéma et attraction, Paris, CNRS, 2008, p. 112-113.
  66. « Liste des publications d'André Gaudreault sur les séries culturelles [Curriculum vitae Opunum] »
  67. André Gaudreault et Philippe Marion, The Kinematic Turn: Film in the Digital Era and its Ten Problems, Caboose, Montréal, 2012, p. 10.
  68. « Prix Killam », sur Programme Killam | L'avenir du Canada passe par la recherche (consulté le 31 mai 2018)
  69. « Les Prix du Québec - Récipiendaires », sur www.prixduquebec.gouv.qc.ca (consulté le 23 janvier 2018)
  70. « Prix Acfas André-Laurendeau », sur Acfas (consulté le 23 décembre 2107)
  71. a b c et d « Manger du cinéma dans tous les formats », sur Le Devoir, (consulté le 23 décembre 2017)
  72. « College Citations 2014.pdf » [PDF], sur Société royale du Canada (consulté le 23 décembre 2017)
  73. (en) « Martin Walsh Memorial Lecture », sur http://www.filmstudies.ca/ (consulté le 23 décembre 2017)

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