Amrozi bin Nurhasyim

Amrozi
Terroriste islamiste
Information
Naissance
Lamongan (Java oriental)
Décès (à 46 ans)
Nusa Kambangan (Indonésie)
Cause du décès Exécution par arme à feu
Affaires Attentats de Bali du 12 octobre 2002
Victimes 202 morts
209 blessés
Période 12 octobre 2002
Pays Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Ville Bali

Ali Amrozi bin Haji Nurhasyim, connu sous le nom Amrozi (né le à Lamongan dans le Java oriental en Indonésie et mort le à Nusa Kambangan par exécution par arme à feu), est un terroriste islamiste indonésien membre de la Jemaah Islamiyah. Il est condamné pour son rôle dans la réalisation des Attentats de Bali du 12 octobre 2002. Il est le frère d'Huda bin Abdul Haq (connu sous le nom Muklas), ce dernier est également exécuté pour son rôle dans l'attaque au même titre que le conspirateur Imam Samudra.

BiographieModifier

EnfanceModifier

Amrozi est né à Lamongan dans le Java oriental en Indonésie en 1962, il est le cinquième enfant d'une fratrie de treize enfants. Il fréquente avec ses frères Muklas et Ali Imron l'école islamique d'Al-Mukmin fondée par Abu Bakar Bashir. Sa famille est très croyante et pratiquante suivant la mouvance wahhabite qui a ses sources en Arabie Saoudite. Son grand-père est le premier « Pesantren » à Tenggulin. Son père, Nur Hasyim, a enseigné à ses enfants que les coutumes javanaises sont considérées comme hérétiques en vertu de la charia et qu'elles doivent être éradiquées. Celui-ci est impliqué dans la lutte pour l'indépendance de l'Indonésie contre les Néerlandais, relatant sans relâche les histoires d'héroïsme de ses compatriotes musulmans.

Amrozi montré peu d'intérêt pour les études scolaires et religieuses. Les rapports psychiatriques de la police effectués après les bombardements de Bali le décrivent comme "simple" et "superficiel", notant sa facilité à être influencé. Il est décrit comme une personne immature avec une capacité intellectuelle inférieure à la normale. Il se marie à l'âge de vingt-trois ans et devient père d'une fille à vingt-cinq ans. Sans réussite dans ses études, il vandalise et profane les tombes javanaises, vole et fait du recel.

Son frère, Muklas, est un membre respecté de la communauté musulmane. Ce dernier qui a couvé son jeune frère les premières années le rejettent en raison de ses actes de délinquance. Amrozi finit par se faire accepter par son frère lorsqu'il devient un bon musulman, cessant de fumer et de regarder des films, effectuant ses cinq prières quotidiennes.

Dans les années 1990, Amrozi assisté au « Lukman Nul Hakim » assuré mensuellement par un imam radical Abu Bakar Bashir, expulsé d'Indonésie pour trahison. Dans la vie civile, Amrozi devient tour à tour garagiste, réparateur de téléphones et mécanicien. Il circule avec une fourgonnette qui servira plus tard pour les attentats.

Les attentats de BaliModifier

Dans la soirée du , deux bombes explosent sur le site touristique de Kuta dans l'île de Bali, provoquant le décès de 202 personnes. Amrozi admet sa participation aux attentats et revendique d'autres bombardements à Djakarta, Ambon et Mojokerto.

Ses deux frères, Muklas et Ali Imron, sont également impliqués. Muklas est soupçonné d'avoir converti Omrazi au militantisme. Tous sont condamnés à mort.

Amrozi explique avoir été motivé par la politique étrangère des États-Unis et leur impérialisme sur le monde musulman, et vise la décadence des comportements des « Blancs » symbolisés par les touristes Australiens à Bali.

Dans un interview du chef des investigations, le Général I Made Mangku Pastika, sur son sentiment d'Amrozi, il déclare qu'« il n'y a aucun regret pour Amrozi, il s'agit d'un devoir envers Allah, ne montant aucun regret ... il est très calme, très cool .... fier de ses activités ... Il ne regrette pas [que la plupart des Occidentaux qui sont morts étaient des Australiens plutôt que des Américains] mais il est juste malheureux de cela. » Le comportement nonchalant d'Amrozi tout au long du procès lui ont valu des surnoms tels que « l'assassin souriant » (The smiling Assassin), « le bombardier souriant » (The smiling Bomber) ou « le bombardier rieur » (The Laughing Bomber).

Il est reconnu coupable pour son rôle dans les attentats et est condamné à la peine de mort avec exécution par un peloton de tirs. Souriant à l'énoncé du verdict car il désirait mourir en martyr, il fait toutefois appel et son exécution est retardé de cinq années pour des raisons de procédures. Dans l'attente de son exécution, il est transféré de prison en raison des milliers de manifestants souhaitant prendre d'assaut sa prison pour le tuer à l'occasion du troisième anniversaire de ces attentats. Cela n'empêche pas Amrozi de se marier avec sa seconde épouse tout en restant marié avec sa première épouse le .

Avant son exécution, il a demandé à ne pas être fusillé mais décapité, mais l'administration refuse sa demande. Il est exécuté le à minuit et quart[1]. Malgré son comportement insouciant tout au long de son procès et de son incarcération, Amrozi était selon les médias venus assistés à l'exécution pâle et tremblait avant son exécution[2] .

RéférencesModifier

  1. (en) « Bali bomb burials stoke tensions », BBC News, BBC,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 9 novembre 2008)
  2. (en) Wockner, Cindy, « Smiling Bali bomber assassin Amrozi was 'pale & afraid' », Daily Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2015)

Articles connexesModifier