Alexandre Kiesewetter

homme politique russe

Alexandre Alexandrovitch Kiesewetter (Александр Александрович Кизеветтер), né le 10 (22) à Saint-Pétersbourg et mort le à Prague, est un historien et homme politique russe.

Alexandre Kiesewetter
Image dans Infobox.
Photographie de Kiesewetter
Fonction
Député de la Douma d'État de l'Empire russe
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
PragueVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Orthodox cemetery in Prague (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Александр Александрович КизеветтерVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université d'État de Moscou, Université populaire russe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique

BiographieModifier

Alexandre Kiesewetter descend d'une famille allemande russifiée. Son grand-père, fils d'un forgeron de Thuringe, s'est installé en Russie et son père, après avoir poursuivi des études de droit, est archiviste aux archives nationales. Sa mère, née Alexandra Nikolaïevna Tourtchaninova, est la petite-fille du compositeur de chants d'Église, Piotr Tourtchaninov (1779-1856) et la fille d'un professeur d'histoire.

Alexandre Kiesewetter poursuit également des études d'histoire à l'université de Moscou et défend sa thèse magistérielle en 1903. Il fait paraître nombre d'articles d'histoire dans La Pensée russe, le mensuel libéral La Richesse russe, L'Instruction, Journal dlia vsekh ou bien dans le Journal du ministère de l'Instruction publique et des brochures concernant l'histoire de la Russie. Il est enseignant à l'université de Moscou et aux Cours féminins.

D'opinion libérale et favorable à l'institution d'un régime monarchique constitutionnel, il adhère au parti KD et fait partie en 1904 de l'Union de la Libération[1]. Il fait des conférences chez la riche mécène Margarita Morozova en 1905. Il est élu député de la Deuxième Douma pour le parti KD, en 1906.

Il quitte l'université pour raisons politiques en 1911 au moment de l'affaire Casso, lorsque plusieurs professeurs sont renvoyés à cause de leurs opinions politiques. Il accueille la révolution de février avec faveur, mais se démarque des vues extrémistes des bolchéviques. Il est nommé membre-correspondant de l'Académie des sciences de Russie en . En 1919, il est nommé chef de département aux archives nationales, puis professeur de l'université. Il est soumis à divers interrogatoires et finalement expulsé le . Il vit d'abord quelques mois à Berlin, puis s'installe définitivement à Prague. Il y enseigne l'histoire russe à l'université de Prague.

Il est élu président de la Société historique russe (de l'étranger) quelques mois avant de mourir.

Alexandre Kiesewetter est enterré au Cimetière d'Olšany de Prague.

Quelques publicationsModifier

  • Иван Грозный и его оппоненты [Ivan le Terrible et ses opposants], Moscou, 1898, 86 pages.
  • Посадская община в России XVIII ст [La Municipalité en Russie au XVIIIe siècle] (thèse), Moscou, 1903, 810 pages.
  • Гильдия московского купечества [La Guilde de la classe des marchands de Moscou], Moscou, 1915.
  • Городовое положение Екатерины II 1785 г. [Les lois municipales de Catherine II en 1785], Moscou, 1909, 473 pages.
  • Русский Север. Роль Северного Края Европейской России в истории русского государства. Исторический очерк. [Le Nord russe. Le Rôle du territoire du Nord de la Russie européenne dans l'histoire de l'État russe], Vologda, 1919.
  • На рубеже двух столетий: (Воспоминания 1881—1914) [ Entre deux siècles (Souvenirs 1881-1914)], Prague, 1929, 524 pages.
  • Исторические силуэты. Люди и события [Silhouettes historiques. Personnages et événements], Berlin, 1931, 307 pages.
  • Исторические силуэты: Биогр. очерки. [Silhouettes historiques: essais biographiques], Rostov-sur-le-Don, éd. Phénix, 1997 475 pages. (ISBN 5-85880-351-2)

Notes et référencesModifier

  1. Organisation non enregistrée officiellement fondée entre autres par Ivan Petrounkevitch (père d'Alexandre Petrounkevitch) et Nikolaï Annenski et dont l'organe de presse est la revue bimensuelle Libération, éditée en Allemagne

SourceModifier