Akama-jingū

bâtiment de Shimonoseki, Yamaguchi, Japon

Akama-jingū
Image illustrative de l’article Akama-jingū
Torii d'Akama-jingū.
Présentation
Nom local 赤間神宮
Culte Shinto
Géographie
Pays Japon
Ville Shimonoseki
Coordonnées 33° 57′ 35″ nord, 130° 56′ 54″ est
Géolocalisation sur la carte : Japon
(Voir situation sur carte : Japon)
Akama-jingū
Géolocalisation sur la carte : préfecture de Yamaguchi
(Voir situation sur carte : préfecture de Yamaguchi)
Akama-jingū
Nanamori-zuka, tombe des guerriers du clan Taira.
Mon Suiten, principale porte du sanctuaire.

Akama-jingū (赤間神宮?) est un sanctuaire shinto situé dans la ville de Shimonoseki, préfecture de Yamaguchi au Japon. Il est dédié à Antoku, empereur japonais mort enfant à la bataille de Dan-no-ura, disputée dans le voisinage, en 1185. Cette bataille est importante dans l'histoire du Japon car elle a mis un terme à la guerre de Genpei durant laquelle le clan Minamoto a défait ses rivaux du clan Taira et coupé court à leurs ambitions de prendre le contrôle du Japon.

Le sanctuaire se trouve sur le front de mer du détroit de Kammon, entre le centre de Shimonoseki et les restaurants pour touristes de Karato. Sa porte principale rouge vif le rend très visible.

DescriptionModifier

Les couleurs et le style de la porte sont inspirés par Ryūgū-jō, suivant le guide touristique Shimonoseki[1]. Cette source indique que Nii-no-Ama, la grand-mère d'Antoku, qui s'est noyée avec Antoku, souhaitait que son palais soit créé sous l'eau lorsqu'elle s'est jetée à la mer. Ryūgū-jō est un palace sous-marin mythique appartenant à Ryūjin, le dieu dragon de la mer. Dans le Heike monogatari, Nii-no-Ama dit à Antoku, avant de se jeter à l'eau, qu'ils s'en vont dans un palais sous-marin, sans toutefois mentionner Ryūgū-jō. Puis Kenreimon-In, alias Taira no Tokuko, la mère d'Antoku rêve qu'ils vivent à Ryūgū-jō.

À l'intérieur du Hoichi Hall[Quoi ?] se trouve une statue de Hoichi sans oreille (en), l'un des personnages d'une histoire traditionnelle de fantôme qu'a fait connaitre Lafcadio Hearn en Occident.

Le site contient également le Nanamori-zuka (sept tertres), qui représente les guerriers Heike disparus lors de la bataille de Dan-no-Ura.

Kanpei-shaModifier

En 1871, le kanpei-sha (官幣社?) dresse la hiérarchie de sanctuaires soutenus par le gouvernement les plus étroitement associés à la famille impériale[2]. Les kampeisha sont les sanctuaires vénérés par la famille impériale. Cette catégorie englobe les sanctuaires qui consacrent empereurs, les membres de la famille impériale ou les obligés méritoires de la famille impériale[3]. Jusqu'en 1940, ce sanctuaire connu alors sous le nom de Minase-gū[4], fait partie des sanctuaires impériaux de rang moyen ou kanpei-chūsha (官幣中社?). En 1940, le statut de Minase change en kanpei-taisha (官幣大社?), qui est le plus haut rang et depuis, le sanctuaire est connu sous le nom « Minase-jingū[5] ».

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Notes et référencesModifier

  1. Shimonoseki Tourist Guidebook, dépliant distribué par le département du tourisme de la ville de Shimonoseki, mars 2007, en japonais.
  2. Richard Ponsonby-Fane, The Imperial House of Japan, 1959, p. 124.
  3. (en) « Kampei Taisha », sur www2.kokugakuin.ac.jp (consulté le 31 juillet 2019).
  4. Richard Ponsonby-Fane, The Imperial House of Japan, p. 125.
  5. Richard Ponsonby-Fane, The Vicissitudes of Shinto, 1963, p. 394.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier