Affaire des faux passeports (Italie)

Italie

L'affaire des faux passeports, également connu sous le nom italien de Passaportopoli, est un scandale qui a empoisonné l'actualité sportive et frappé le monde du football italien en 2001. Le consul italien en Argentine, Giancarlo Cursio, aurait constaté des anomalies dans l'attribution de la nationalité italienne et l'usage de plus de 1.000 passeports illicites, concernant aussi une quinzaine de footballeurs, pour la plupart africains et sud-américains, appartenant à des équipes prestigieuses telles l'AS Roma, la Lazio, Parme, le Milan AC et l'Udinese. Il s'agissait du premier cas de falsification de documents d‘identité dans le football européen[1]. Les équipes étaient susceptibles d'être exclues du championnat[2], mais elles n'ont finalement pas été lourdement pénalisées, contrairement au cas français de Saint-Étienne la même année, où l‘équipe a été rétrogradée en seconde division[3]. Il n'y a ici pas eu de pénalité au classement[4].

Équipes impliquéesModifier

Six équipes en Serie A étaient impliquées, dont FC Internazionale Milano, Lazio Rome, AC Milan, Roma, Udinese Calcio et Vicenza ainsi qu'une équipe en Serie B, la Sampdoria.

Les 15 joueurs concernés par cette affaire étaient :

Jugement de la Chambre disciplinaire de première instanceModifier

Le jugement rendu par la Chambre disciplinaire de première instance de la Lega Calcio le 27 juin 2001, était le suivant[5]:

Équipes:

Dirigeants:

Footballeurs:

  • Alberto (Udinese): un an de disqualification.
  • Gustavo Bartelt (Roma): un an de disqualification.
  • Da Silva (Udinese): un an de disqualification.
  • Dedé (Vicenza): un an de disqualification.
  • Dida (Milan): un an de disqualification.
  • Fábio Júnior (Roma): un an de disqualification.
  • Jeda (Vicenza): un an de disqualification.
  • Jorginho (Udinese): un an de disqualification.
  • Álvaro Recoba (Inter): un an de disqualification.
  • Warley (Udinese): un an de disqualification.
  • Thomas Job (Sampdoria): six mois de disqualification.
  • Jean Ondoa (Sampdoria): six mois de disqualification.
  • Francis Zé (Sampdoria): six mois de disqualification
  • Juan Sebastián Verón (Lazio): acquitté.

Jugement de la Commission d'Appel FédéraleModifier

Après les réunions ayant lieu le 17 et 18 juillet 2001, la Commission d'Appel Fédérale a confirmé les décisions prises en première instance concernant Inter, Milan, Sampdoria[6], ainsi que celles concernant Lazio, Roma, Udinese et Vicenza avec toutefois les exceptions suivantes[7]:

Développements ultérieursModifier

Dans le domaine de la justice ordinaire, le magistrat du tribunal d'Udine a accepté, en mai 2006, la demande de négociation de peine de l'attaquant uruguayen de l'Inter, Álvaro Recoba, et de Gabriele Oriali, responsable du service technique du club, infligeant alors à chacun une peine de six mois de prison (remplacée par une amende de 21 420 euros) pour les crimes de contrefaçon de passeport[8] et recel (permis de conduire contrefait)[2].

Notes et référencesModifier

  1. (es) « La ley Bosman y el tráfico de pasaportes », Centro de Investigaciones de Historia y Estadística del Fútbol Español,
  2. a et b (it) « Inter nei guai per la patente di Recoba », sur Il Giornale
  3. (it) « Caro Borrelli, ci dica quando quando quando »,
  4. (it) « Caso passaporti, l'Inter doveva andare in serie B »,
  5. « Passaporti: prosciolto Veron » (version du 4 mars 2016 sur l'Internet Archive),
  6. Rai Sport, « Passaporti falsi: pene confermate » (version du 5 mars 2016 sur l'Internet Archive),
  7. (it) « Passaporti: Recoba e Dida restano fuori »,
  8. (it) « Passaporti falsi: patteggiano Recoba e Oriali »