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Schéma simplifié de la distribution électrique d'un réacteur électrogène

En ingénierie nucléaire, un îlotage est un régime de fonctionnement d'un réacteur nucléaire. Il consiste à isoler le réacteur du réseau électrique externe, tout en le maintenant en puissance. Le réacteur ne produit via son alternateur que l'énergie électrique nécessaire à son fonctionnement tout en étant coupé du réseau électrique (ouverture du disjoncteur desservant la ligne principale).

Par extension, l'îlotage désigne la transition vers ce régime de fonctionnement.

L'îlotage est une opération qui intervient lors d'essais périodiques (ou essai d'îlotage) ou lors de défaillances du réseau électrique. Le passage du régime normal de production à l'îlotage est un transitoire rapide susceptible de déclencher les protections turbine et réacteur. L'échec de l'îlotage génère un arrêt automatique du réacteur et un basculement sur les groupes électrogènes pour l'alimentation de ses systèmes importants pour la sûreté[1]. L'îlotage permet d'assurer la sécurité du réacteur en cas de défaillance du réseau électrique, et de reprendre rapidement la production sur le réseau après un black-out[2].

Dans les centrales nucléaires françaises, des essais d’îlotage sont réalisés pour chaque réacteur tous les 4 ans[3],[4].

L'accident de Tchernobyl du 25 avril 1986 s'est produit lors d'un essai «d'îlotage»[5].

Sites isolésModifier

Dans le domaine des énergies renouvelables, un système en îlotage est un système de production d'électricité autonome exploité pour alimenter des consommateurs dans des régions isolées (n'ayant pas accès au réseau électrique public)[6].

RéférencesModifier