Élections législatives koweïtiennes de 2022

Élections législatives koweïtiennes de 2022
50 des 65 sièges de l'Assemblée nationale
Premier ministre
Sortant
Sabah al-Khaled al-Sabah
Indépendant

Les élections législatives koweïtiennes de 2022 ont lieu le afin de renouveler une partie des membres de l’Assemblée nationale du Koweït.

Le scrutin intervient de manière anticipée deux ans avant la date prévue, l'émir Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah ayant dissous l'assemblée courant juin 2022.

ContexteModifier

 
Le Premier ministre Sabah Al-Khalid Al-Sabah

Les élections législatives de décembre 2020 conduisent à une forte progression de l'opposition qui remporte 24 sièges sur les 50 directement élus. Le gouvernement est reconduit en décembre 2021 après un important remaniement[1].

Dotés des plus importants pouvoirs parmi les parlement des monarchies du Golfe, les députés koweïtiens poursuivent une tradition de contrôle des actions du gouvernement en termes de dépenses des fonds publics. L'assemblée met ainsi en cause plusieurs ministres membres de la famille royale accusés de mauvaise gestion ou de corruption, dont le Premier ministre Sabah Al-Khalid Al-Sabah. Peu avant qu'il ne soit questionné par l'assemblée, celui présente la démission de son gouvernement en avril 2022. Après plusieurs mois de crise politique qui gèle les importantes réformes fiscales alors en projet, l'émir Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah annonce le 22 juin sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale[2]. La décision est accueillie favorablement par l'opposition, jugée en position de l'emporter dans les urnes[3]. Le 22 août, l'émir fixe la tenue des élections au 29 septembre suivant[4].

Système électoralModifier

Le parlement unicaméral du Koweït, l’Assemblée nationale, est composé de 50 à 65 membres dont 50 élus pour quatre ans au vote unique non transférable dans cinq circonscriptions de dix sièges chacune. Chaque électeur vote dans sa circonscription pour un candidat, et les dix candidats ayant recueilli le plus de voix dans chacune d'elles sont déclarés élus. Le Koweït est une démocratie non partisane où il n'existe pas de parti politique, tous les candidats se présentent donc sans étiquette, et forment ensuite des groupes parlementaires informels[5].

L'assemblée est composée d'un nombre variable de parlementaires ex officio en raison de l'incorporation des membres du gouvernement, qui en sont membres de droit. Le Premier ministre doit cependant obligatoirement être l'un des députés élus, et le nombre de membres du gouvernement — Premier ministre compris — est limité au tiers du total des parlementaires élus au scrutin direct, soit 16 membres, ce qui porte le total maximal des membres de l'assemblée à 65[5]. Les membres du gouvernement obtiennent le droit de participer aux votes de l'assemblée, à l'exception des motions de confiance. Les députés élus sont également concernés par cette limitation s'ils deviennent membres du gouvernement, mais redeviennent simples députés s'ils le quittent[5],[6].

Notes et référencesModifier

  1. (en) "Kuwait polls: Opposition makes gains, gov’t resignation accepted", Al Jazeera, 6 décembre 2020
  2. « Koweït : dissolution du Parlement en pleine crise politique », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  3. (en) Ahmed Hagagy, « Kuwait crown prince dissolves parliament, calls for early election », sur Reuters, (consulté le ).
  4. Assembly elections set for September 29
  5. a b et c Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: KOWEIT (Majles Al-Ommah), Texte intégral », sur archive.ipu.org (consulté le ).
  6. Jean-Pierre Maury, « Koweit, Constitution 1962, Digithèque MJP », sur mjp.univ-perp.fr (consulté le ).