Ouvrir le menu principal

En juin 2000 la Banque mondiale a donné son accord pour l’exécution du projet d’exploitation du pétrole, validant ainsi un vaste programme de développement auquel les autorités croient beaucoup. La réalisation du programme d’exploitation est d’un coût d’environ 3,7 milliards de dollars et rapportera à l’État tchadien 2 milliards de dollars par an pendant 25 ans. Le gisement de Doba dans le sud du pays est le premier site d’exploitation qui devrait fournir 225 000 barils par jour. Et en juin 2003 le Tchad est devenu un pays exportateur de pétrole après plus de 30 ans de prospection par différentes compagnies internationales comme Exxon-Mobil (40 %, États-Unis), Chevron (25 %, États-Unis) et Petronas (35 %, Malaisie). .

HistoriqueModifier

  • 1962 : premières recherches (infructueuses) dans le Nord du pays par une compagnie française
  • 1969 : recherches fructueuses dans le Sud par une compagnie américaine, la CONOCO. La qualité médiocre du pétrole et surtout l'isolement géographique dissuade pour près de trente ans toute exploitation commerciale.
  • Début des années 2000 : fiasco de la tentative du Soudan d’exploitation du petit gisement de pétrole du lac Tchad avec la construction d'un oléoduc de 150 km pour acheminer le pétrole vers une mini-raffinerie située dans la banlieue de N’Djaména[1].
  •  : lancement officiel des travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun à Komé (Tchad)
  •  : lancement officiel des travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun à Kribi (Cameroun)
  • 2003 : début de la production
  • février 2005 : adhésion du Tchad à l'association des producteurs de pétrole africains (APPA)
  • juillet 2006 : création de la Société des hydrocarbures du Tchad

Économie du pétroleModifier

Les ressources pétrolières du TchadModifier

  • Bassin de Doba : réserves prouvées supérieures à 900 millions de barils, soit environ 150 millions de tonnes. Trois principaux champs pétroliers en exploitation (Bolobo, Komé, et Miandoum).
  • Bassin de Bongor : Rônier[2] et Mimosa près du village de Koud Alwa, à 20 km au sud de la petite ville de Bousso.
  • Bassin de Sédigui : réserves de 150 millions de barils, inexploitées.
  • D'après la CIA, en janvier 2008, les réserves prouvées du pays se montaient à quelque 1,5 milliard de barils[3].

L'exploitationModifier

Le gisement de Doba était exploité par un Consortium d'exploitation américano-malaisien (ExxonMobil, Chevron, Petronas) jusqu'en 2013, quand Chevron souhaita se dessaisir de ses parts, qui représentaient 25%. En 2014, le ministre tchadien de l'Energie et du Petrole Djerassem Le Bemadjiel négocia un prêt d'1,3 milliard de dollars avec Glencore pour la reprise de celles-ci, contre une part de la production pétrolière tchadienne[4].

  • Entreprise chinoise CNPCIC (China National Petroleum Corporation-International Chad) pour l'exploitation du gisement de Rônier.
  • Oléoduc Tchad-Cameroun de Komé au port de Kribi. (1070 km dont 205 au Tchad).
  • Oléoduc Rônier-Djarmaya. 350 km.
  • Mini-raffinerie de Farcha (projet avorté).
  • Raffinerie de Djarmaya inaugurée en 2011.

Les revenusModifier

Les revenus nets attendus se monteraient à deux milliards de dollars annuels, ce qui permettrait d'augmenter le budget de l'État de 40 à 50 %.

Une ONG tchadienne s'est donné pour mission de surveiller l'usage de ces revenus : le Groupe de Recherches Alternatives et de Monitoring du projet Pétrole Tchad- Cameroun www.gramptc.org . L'ONG publie une lettre mensuelle sur l'utilisation des revenus par le gouvernement tchadien, les négociations avec les bailleurs, l'évaluation des revenus... Depuis 2003, les revenus pétroliers ont permis de financer de gigantesques infrastructures éducatives, sanitaires et routières.

Pétrole et développementModifier

  • le financement du projet pétrolier
  • l'utilisation de l'argent du pétrole
  • le Collège de Contrôle et de Surveillance des Revenus Pétroliers - [CCSRP http://www.ccsrp-tchad.org]
  • le « mirage » pétrolier

Pétrole et démocratieModifier

  • le droit des populations locales
  • les atteintes à l'environnement
  • le détournement de fonds publics
  • blanchiment d'argent

Notes et référencesModifier

  1. Géraud Magrin, « Tchad 2008. Géographie d’une guerre ordinaire », EchoGéo,‎ (lire en ligne, consulté le 15 février 2019).
  2. Le projer Rônier pour la Chine et le Tchad
  3. CIA - World factbook
  4. Christophe Le Bec, « Djerassem Le Bémadjiel : « Glencore est un partenaire stratégique du Tchad » », Jeune Afrique,

Voir aussiModifier